LE FIEF DU CHAPITRE DE SAINT-PIERRE DE CHAUVIGNY

EN 1566 ET 1583

 

On sait que l'église Saint-Pierre de Chauvigny était une collégiale, desservie par un chapitre. Il existe aux Archives Départementales de la Vienne, parmi les titres de ce chapitre, deux déclarations de biens rendues à l'évêque de Poitiers en qualité de baron de Chauvigny, déclarations datées du 15 février 1566 et du 12 juillet 1583 (1). Elles se présentent en des termes à peu près identiques. Leur intérêt est de donner une vue d'ensemble du temporel que le chapitre de Chauvigny tenait de l'évêque à cette époque. On n'y trouve pas mention de revenus mais les immeubles sont souvent bien localisés et leur superficie est parfois précisée.

Hormis deux propriétés situées dans les paroisses de Saint-Martin-la-Rivière et Jardres (articles 19 et 26), les biens déclarés sont dans les paroisses de Chauvigny et des Églises. Plusieurs sont groupés à proximité de la ville, à l'est et au nord : fief des Marais, Bois à la Jone, Moquequion, Venagent, Cocagne, Clos Ragond, Pressou, les Peux (art. 1 à 8), Boursillande (art. 23). Les autres sont répartis dans le finage de Chauvigny. Sur la rive gauche de la Vienne sont les terres du Bois Sénebaud, de la Sablière, de la Maladrerie, du Clos d'Harcourt (art. 9 à 12), du Breuil Porcheron, du Clos Cholaton au Breuil (art. 17). Au nord de la ville, dans la paroisse Saint-Martial, on trouve le "lieu et fief de Tessec et la Quarte" (art. 18). Dans la paroisse des Églises les chanoines tiennent les Chaumes d'Aillé, la métairie des Églises et une vigne aux Pierres Plates, les prés du chapitre, situés entre le Moulin Milon et la Varenne (art. 14 à 16), le Noyer Davaille (art. 20) et une terre près de la Caronnière (art. 22). Il faut ajouter un certain nombre de maisons sises en ville haute ou au faubourg Saint-Martial, avec des granges près de la chapelle de Notre-Dame de Grâces (art. 13 et 21), et, aussi, au sud de la ville, l'hôtel du Cheval Blanc, situé hors les murs, en face de la porte de l'Aumônerie (art. 25).

La déclaration de 1583 est une copie presque intégrale de celle de 1566, avec une seule addition (art. 26). Nous donnons ci-dessous le texte de 1566, en en modernisant la langue et le style pour qu'il soit plus accessible. On trouvera en notes les quelques variantes de 1583 qui nous ont paru présenter un intérêt. Afin de rendre la déclaration plus claire, nous avons numéroté les différents articles, qui se présentent à la suite dans le manuscrit, sans toutefois en changer l'ordre, qui est parfois discutable.

Les superficies des terrains sont exprimées en boisselées, en bétuzées et en minées. Actuellement la boisselée de Chauvigny, dans la mesure où on en parle encore, est prise pour 10 ares. Cette valeur est très proche des 10,55 ares que représentent les " 16 chaînées à 25 pieds par chaînée " de la boisselée définie dans le terrier de la baronnie de 1778-1780. La bétuze valait 4 boisseaux, de sorte que la bétuzée devait compter 4 boisselées. Quant à la minée, qui correspond à la mine de grain, elle doit représenter 12 boisselées car la mine valait 12 boisseaux. Une pièce de vigne est évaluée en journaux " d'homme de besoche " (art. 15). Le " journal " ainsi défini est la superficie approximative que pouvait faire dans une journée un " laboureur à bras ".

 

" C'est le dénombrement et déclaration de ce que vénérables les chantre, chanoines et chapitre de l'église Saint Pierre de Chauvigny ont et tiennent en fief et juridiction, en la châtellenie et baronnie de Chauvigny, à cause de la fondation et très ancienne augmentation de la dite église, en franche aumône, sans payer ni faire aucun devoir, sauf le serment de fidélité et le service divin à faire selon la coutume en la dite église, qu'ils mettent et baillent par devers vous, Révérend père en Dieu messire Charles de Pérusse dit des Cars, évêque de Poitiers, seigneur baron du dit Chauvigny à cause du dit évêché (2).

Le fief des Marais, tenant à la Porte Copin, au chemin de cette porte à la Croix Gardemau (3), et de là au chemin tendant aux Grosses Pierres (4), le long des coteaux de la garenne de la baronnie, jusqu'au bout du pré Maurat par le dessus de celui-ci, tournant vers la fontaine des Groges, de cette fontaine au chemin tendant à la Croix Pie, de cette croix au chemin tendant à la grand eau, jusqu'à un fossé situé entre le pré de François Ferron qui fut à Pierre Chacheugne l'aîné, le pré de Me Jacques Fournier qui fut à Jean Voix, meunier de la Fontaine Talbat (5) et le pré de Jacques Blouin et Bonniot sa femme, tendant aux planches de ce moulin, des dites planches montant au chemin par lequel on va au dit moulin jusqu'à un fossé qui fait la séparation des prés des hoirs feu Gilles Ferron, du pré des hoirs feu François Fournier, du pré des hoirs feue Perrine Guye, des hoirs feu Sébastien Rousseau, d'un petit pré qui est des appartenances du dit moulin, des chènevières des hoirs feu Jean Ronay et Mathurin Jallais (6) et du pré des Vincents, jusqu'au fossé descendant le long des petits et grands prés du seigneur jusqu'au Grand Étang du seigneur ; les prés des dits feus Guye et Rousseau "avec les prés des dits seigneurs de chapitre", le pré de feu Jean de la Chaussée qui fut à feu Jean de Roquet, appelé le Pré Gentil (7) et le pré de feu Gilles Ferron compris dans " le dit fief et tenue des Marais ".

2° Une pièce de terre appelée les Bois à la Jone, contenant tant en terre que bois 3 bétusées ou environ, que tiennent à présent les hoirs feu Jamet Fournier et qui fut à feu Pierre Bonnestat, en son vivant seigneur de la Talbâtière, tenant d'une part aux vignes de La Fontaine, d'autre part, par le dessous, au grand pré qui fut des Groges, tenu à présent par les hoirs feu Me François Porcheron, d'autre part à la terre du chapelain de la chapelle Sainte-Catherine des Églises, d'autre part à la terre des hoirs feu Mathurin Ferron et d'autre aux vignes et terres des Caillauds.

3° Le lieu et terre appelé Moquequion (8), commençant à la chènevière et à la vigne des hoirs feu Jean Ronay, suivant le chemin de la Croix Gardemau aux Grosses Pierres, de celles-ci montant au grand plan de la garenne du seigneur, du dit plan tirant le long des vignes et terres des hoirs feus Antoine Barre et Jean Boucault jusqu'au grand chemin du village de la Barre à Chauvigny, du dit chemin au noyer à Guichard, et descendant le long de la courance d'eau au chemin de la Croix Gardemau aux Grosses Pierres.

4° Deux pièces de terre contiguës, assises au terroir de Venagent (9), séparées par un fossé : - l'une est partie en pré, partie en chènevière ; elle appartient aux hoirs feu Jamet Fournier et contient 2 boisselées ou environ ; elle tient d'une part à la terre des hoirs feu Pierre de Saugé, d'autre à la courance d'eau descendant du noyer à Guichard dans les marais, d'autre à la chènevière qui fut à Denis Bonnestat ; - l'autre appartient aux hoirs du dit feu de Saugé ; elle tient d'une part à la chènevière des dits hoirs feu Jamet Fournier, d'autre à la courance d'eau et d'autre à la terre des hoirs feu Léon Bernard.

Au terroir de la Cocagne, 3 boisselées de terre ou environ, tant en labourage que vigne, avec un pressoir, le tout se joignant, tenant d'une part au chemin de la Porte Brunet à la fosse de Maupertuis, d'autre au chemin de la dite fosse à la chapelle de Notre-Dame de Grâces et du dit chemin de la fosse de Maupertuis à Notre-Darne de Grâces à un chemin par lequel on va en Venagent.

6° Deux pièces de terre assises en Clos Ragond (10), contenant 12 boisselées ou environ, l'une plantée en vigne, l'autre en terre labourable, tenues par François Compain (11), successeur de feu messire Bertrand Rideau, les hoirs feu messire Jean Hesneau, et Jean Charles notaire royal, successeur de Jamet Robin (12) ; tenant d'une part aux vignes des hoirs feu François Maurat, d'autre et par le dessous à la terre de Me Pierre Delafosse qui fut aux hoirs feu Bertrand de Ravenel (13), d'autre à la terre du dit Hesneau, " un accoustz entre deux ", et au chemin de la fosse de Maupertuis au clos de Marancelles (14).

7° Trois pièces de vigne assises en Pressou, que tiennent les hoirs de feu Laurent Fournier, ceux de feue Jeanne Cornoueille, et Denise Giraude, veuve de Jean de Saugé (15), d'un seul tenant, contenant 2 minées de terre ou environ ; tenant d'une part au grand chemin de la Porte Brunet à la fosse de Maupertuis, d'autre et par le dessus à une venelle par laquelle on va des dites vignes au clos de Gâte Râpe (16), d'autre aux terres de Léon Pignonneau, écuyer, et par le dessus aux vignes des Bonnestats.

8° Le lieu des Peux, assis en la paroisse Saint-Martial, contenant 2 minées de terre ou environ, en vignes, terres labourables (17) et brandes, qui fut à feu Gabriel Gruard et est à présent tenu par les hoirs de feu Pierre Favreau.

9° Le lieu appelé le Bois Sénebaud, contenant 3 minées de terre ou environ, qui consiste en maisons, vignes et terres labourables, que tiennent les hoirs de feu Jean Thébault et autres.

10° En terroir de la Sablière, au delà du pont, une pièce de vigne tenant d'une part au cimetière de la Maladrerie (18), d'autre au chemin de Chauvigny à Poitiers et au chemin de la Maladrerie à Artiges.

11° Le lieu, hébergement et maisons, vignes et jardin de la Maladrerie, tenant au grand chemin de Chauvigny à Poitiers et au dit chemin d'Artiges, et par le dessus aux vignes de la Guiraudière.

12° Dix minées de terre ou environ, plantées en vignes, appelées le Clos d'Harcourt, dépendant de la mense ; tenant d'une part au chemin de Chauvigny au Bois Sénebaud, d'autre au chemin de Chauvigny au Breuil et au Champ Chevrer (19), avec une pièce de terre contiguë qui fut à Adenet Debroux.

13° Dans la ville et les faubourgs de Chauvigny :

- les maisons canoniales assises en Donjon, près du cimetière de l'église des chanoines, avec leurs granges et appartenances assises près Notre-Dame de Grâces, tenant au chemin du Petit Marché à la chapelle de Notre-Dame de Grâces et par le derrière au jardin de Pierre Barbarin, autrefois à Dada ;

- une maison appartenant aux chanoines à cause de leur cure de Saint-Léger, assise en Donjon, tenant à la rue du Grand Château à la Grand Boucherie et à la maison de Léon Pignonneau écuyer ;

- la grand chambre de feu Jean de Saugé que tiennent à présent la veuve et les héritiers de feu Jean de Saugé dit l'Aîné (20) ;

- une maison appartenant au chapelain de la chapelle (sic) fondée en l'église Saint- Martial de Chauvigny, assise en la rue de la Croix Pierre ;

- une maison appartenant aux dits de Saugé, appelée la Penetrie ;

- une maison appelée l'Appentis, assise près la Grand Boucherie, que tiennent les dits de Saugé ;

- deux petits appentis assis près l'église (21) de Saint-Martial que tiennent les hoirs de feu messire Bertrand Rideau, au lieu de la Forienne (22) ;

- une maison sise au Grand Marché, qui fut à feu Jamet Fournier et auparavant à feu Gervais Rousseau (23)

- une maison sise en Graillé, qui est d'une chapelle fondée en l'église Saint-Pierre à l'autel de Marie-Madeleine, que tiennent les hoirs de feue Marguerite Bonniot ;

- un petit verger touchant à la muraille de la Porte Renault, que tiennent les dits de Saugé ;

- une maison appelée la Grand Chambre, qui fut à feu Jean de Saint-Savin, que tiennent les dits de Saugé ;

- un fondis qui fut à Guillaume Charasson ;

- une petite place " qui fait l'entrée des Pérets ", assise près Notre-Dame de Grâces, qui fut à Jacquette des Ages et depuis à maître Gabriel du Pressouer, tenue à présent par les hoirs de feu maître Mathurin Doré.

14° Une pièce de terre contenant 2 minées ou environ, tant en taillis que terre labourable, appelée les Chaumes d'Aillé, assise près de la métairie d'Aguzon, qui fut aux Bretègne et Bordeaux de l'Epinasse (24).

15° La métairie des Églises (25), avec ses appartenances, franche de dîme, cens, rente et tous autres devoirs et charges quelconques, avec ses bois taillis ; une pièce de vigne et plante que Pierre Thévenet tient du chapitre au cinquième des fruits, contenant 25 journaux d'homme de besoche ou environ, appelée les Pierres Plates, qui est aussi des appartenances de la dite métairie (26).

16° Les prés du chapitre, les uns appelés les prébendes, les autres les prés communs, situés entre le Moulin Milon et la Varenne.

17° Le fief et tenue appelé le Breuil Porcheron (27), situé en la paroisse de Saint- Léger de Chauvigny, avec une pièce de terre assise au Breuil dans le clos Cholaton (28), pour raison de laquelle il leur est dû 3 deniers tournois de cens par an.

18° Le lieu et fief de Tessec et la Quarte, en la paroisse de Saint-Martial de Chauvigny.

19° Le lieu de l'Epéchamière (29), assis entre la fontaine de Servon (30) et Saint-Martin-la-Rivière.

20° Le Noyer Davaille (31) en la paroisse des Églises.

21° La grange et le jardin de Jean Vachier, avec l'entrée et place du jardin de Pierre Barbarin, le tout tenant ensemble et d'une part à la grange du dit chapitre, d'autre au jardin de Savin Barbarin et d'autre à la rue de Chauvigny à la chapelle de Notre-Dame de Grâces, assis en la paroisse Saint-Martial.

22° Le fief et lieu situé près la Caronnière.

23° Le fief et lieu de Boursillande (32), en la paroisse de Saint-Pierre de Chauvigny, tenant d'une part au chemin de la Porte Brunet à la Fontaine Talbat et à la Croix Gardemau, et retournant de la dite croix vers la Clouterie, le long de la venelle, jusqu'à l'Uisset Chapron (33).

24° Les dîmes du dit chapitre, " s'il est besoin de les mettre ".

25° La maison où pend par enseigne le Cheval Blanc, avec ses appartenances de jardin et autres ; plus la maison, qui fut à feu Girard Micheau, appelée la Bardelerie, avec le jardin attenant, tenant d'une part à la rue par laquelle l'on va de la Porte de l'Aumônerie au Grand Étang des Barrières, d'autre à la maison de feu Esgron et d'autre à la dite maison et jardin du Cheval Blanc.

26° Un mas de terre contenant 10 minées ou environ, appelé la Brosse, sis en la paroisse de Jardres, tenu à cause de la cure de Saint-Léger annexée au dit chapitre (34).

Sur lesquelles choses ci-dessus déclarées et dénombrées le dit chapitre déclare avoir droit de fief et juridiction basse, et avoir joui et usé des dits droits, de même que leurs prédécesseurs, au vu et su des vivants, ainsi qu'ils l'ont oui et entendu des anciens vivants et décédés, avec protestation d'accroître ou augmenter ce dénombrement et déclaration de fief s'il venait à leur connaissance que quelque autre chose est de leur fief.

Fait en chapitre de la dite église, le 15e jour de février l'an 1566. Signé Senne, scribe du chapitre, et Charles, notaire, à la requête du dit chapitre (35) ".

 

NOTES


1. G 8, liasse 18. Chaque déclaration est écrite sur parchemin. L'encre de celle de 1566 est très jaunie et le parchemin a été réduit
à sa partie inférieure. Nous avons pu compléter le texte grâce à une copie informe, qui comporte le texte entier. Il existe aussi une copie informe de la déclaration de 1583.

2. Variante de 1583 : Révérend Père en Dieu messire Geoffrov de Saint Belin, docteur en théologie, évêque de Poitiers...

3. La croix Gardemau devait se trouver à l'intersection du chemin de la Porte Copin à la Fontaine Talbat et du chemin de la Porte Brunet à la Fontaine Talbat, au lieu appelé la Gardenaude sur le plan cadastral de Chauvigny de 1833.

4. Les Grosses Pierres sont probablement les deux pierres situées sur la droite du chemin de la Fontaine Talbat, juste avant l'embranchement qui conduit d'une part à la laiterie, d'autre part aux maisons situées à l'endroit appelé actuellement la Fontaine. Elles donnaient lieu à une plaisanterie bien connue des vieux Chauvinois. 0n les présentait aux naïfs comme sentant l'une le poivre, l'autre le sel. Lorsque quelqu'un se prêtait au jeu et voulait bien vérifier l'odeur supposée, on lui écrasait le nez sur la pierre. Les pierres sont actuellement cachées par le lierre (avril 1979).

5. Texte de 1583 : " qui fut à Pierre Chacheugne l'aîné " et " qui fut à Jean Voix meunier de la Fontaine Talbat " sont supprimés.

6. Texte de 1583 : " et les chènevières des hoirs.feu Jean Ronay et Mathurin Jallais " est supprimé.

7. Texte de 1583 : " qui fut à feu Jean de Roquet " est supprimé ; " pré des Gentils " au lieu de " Pré Gentil ".

8. Variante de 1583 : Mocquequinon.

9. Le mot est écrit Vannageant en 1566, Vannagent en 1583. Le lieu est nommé " les Venageans " sur le plan cadastral de Chauvigny en 1833.

10. Ce lieu est nommé " les clos Ragons " et " les clos Ragnons " sur le plan cadastral de Saint- Martial de 1832 (section. C, 1ère et 2e feuilles).

11. Variante de 1583 : les hoirs feu François Compain.

12. Variante de 1583 : " successeur de Jamet Robin " est supprimé.

13. Variante de 1583 : de.feu maître Pierre Delafosse. " Qui fut aux hoirs feu Bertrand de Ravenel " est supprimé.

14. Le mot est écrit Merancelles en 1566 et Merancelle en 1583. Le plan cadastral de Saint- Martial de 1832 indique " les Marencelles " (section C, 3e feuille) ; il n'y est pas fait mention de clos.

15. Variante de 1583 : " et Denise Giraude, veuve de Jean de Saugé " est remplacé par " les héritiers de feu Jean de Saugé ".

16. Sur le plan cadastral de Saint-Martial de 1832 le " clos de Gâte Râpe " est devenu " la Plaine de Gâte Râpe ".

17. Variante de 1583 : terres labourables et non labourables.

18. Dans les deux textes : la Maladrie.

19. " Champ Chevrier ", dans les deux textes ; " les Champs Chevrêts " sur le plan cadastral de Chauvignv de 1833 (section A, 3e feuille).

20. Variante de 1583 : que tiennent à présent les héritiers de feu Jean de Saugé dit l'Aîné.

21. Ici se termine le texte qui reste de l'original mutilé. Nous empruntons la suite à la copie informe de ce texte (voir note 1).

22. Variante de 1583 : que tiennent les hoirs de feu François Compain.

23. Texte de 1583 : " et auparavant à feu Gervais Rousseau " est supprimé.

24. Texte de 1583 : " Bretaignes " au lieu de " Bretègne ". Dans les deux textes : "d'Epinasse". pour "de l'Epinasse".

25. Cette métairie figure sur le plan cadastral de 1832 de Saint-Pierre les Églises (section F. 7e feuille).

26. Lieu-dit " Pierre Platte " sur le plan cadastral de Saint-Pierre les Églises de 1832 (section F. 7e feuille).

27. En 1309 Bertholomé et Guillaume Porcheron tiennent des terres assises au Breuil (Archives Historiques du Poitou, tome X. p. 286). Il est probable que le lieu appelé en 1566 le Breuil Percheron tire son nom de cette famille Percheron. Ce nom ne figure pas aux environs du Breuil sur le plan cadastral de 1833.

28. Variante de 1583 : Clos Chilloton.

29. L'Epéchamière ; lecture douteuse.

30. La ".fontaine de Servon " figure sur le plan cadastral de Saint-Pierre les Églises de 1832 (section F, 6e feuille), à la limite méridionale de la commune, sur la rive droite de la Vienne.

31. Texte de 1566 : le noyer Davale ; texte de 1583 : le noyer Davaille.

32. Texte de 1566 : Boursilandre ; texte de 1583 : Boursiglande.

33. La venelle est appelée aujourd'hui " le Lusset ". Elle traversait la muraille Est de la ville haute par une petite porte ou " huisset ".

34. L'article 26 ne figure que dans le texte de 1583.

35. Texte de 1583 : Fait en chapitre de la dite église, le 12e jour de juillet l'an 1583.

 Publié dans Le Pays chauvinois, n° 19, décembre 1980, tome III, p. 26-29, avec coquilles et sans nom d'auteur. Mis à jour en mai 1999.