NOTES SUR LES VICOMTES DE CHÂTELLERAULT

XIe siècle-XIIIe siècle

 

Il demeure des zones d'ombre dans la généalogie des Châtellerault, bien que la famille ait été étudiée depuis longtemps. En général l'obscurité des premières générations connues d'une maison est le fait de la pénurie des documents. Tel n'est pas le cas pour les Châtellerault car on dispose d'une bonne soixantaine d'actes, de 936 ou 937 aux environs de 1045. La difficulté tient à l'imprécision des datations et surtout au peu de générosité apparente de la famille : quatre donations mineures ou confirmations seulement, en plus d'un siècle. On s'interroge ainsi sur le nombre des vicomtes pendant cette période. De plus, un vicomte Manassé qui pourrait passer inaperçu est un baillistre durant la minorité du fils aîné de sa femme veuve d'un vicomte de la famille.

La situation n'est pas plus claire dans la seconde moitié du XIe siècle, alors même que les actes fournissent des indications plus précises, parce que ces actes révèlent une situation familiale complexe qu'on a du mal à saisir. On peut ainsi se demander s'il y a eu un, deux ou trois vicomtes du nom de Hugues entre les environs de 1045 et 1101. L'origine de Dangereuse, l'épouse d'Aimeri I, n'est pas évidente non plus.

Un autre problème est soulevé au début du XIIIe siècle par le bail de Clémence, fille du vicomte Hugues III. La longue durée de ce bail a provoqué la désignation de plusieurs baillistres dont les relations avec la famille ne sont pas claires. Enfin, les deux mariages de Jeanne de Châtellerault, dans la seconde moitié de ce siècle, laissent en suspens l'origine d'un long conflit entre les Harcourt et les Mello.

Les incertitudes pour le dixième siècle

L'hypothèse de dom Chamard

D'après dom Chamard, le premier vicomte, nommé Airaud, époux de Gersend, se rencontre entre 937 et 986, soit pendant près d'un demi-siècle, et ses deux fils, Acfred (variante Ecfred) et Boson, lui ont succédé l'un après l'autre jusqu'en 1012, soit pendant 26 ans (1). Alfred Hérault s'en est tenu à ce système mais non sans réticence. Il a signalé la longévité d'Airaud qui " n'aurait pas eu moins de soixante quinze ans en 981 " (2), tout en prolongeant jusque vers 1020 l'existence de Boson qui, dit-il, devait alors avoir atteint un grand âge. Il ajoute même : " pour qu'il vécût encore à cette époque, il faut admettre qu'il était né d'un père déjà vieux " (3). C'est pourquoi il refuse de prendre à la lettre l'expression cum infantibus nostris, employée par Boson et sa femme dans un acte des environs de 1010 (4) : " si l'on admettait qu'Egfroi, fils de Boson, était en bas âge aux dates indiquées pour la charte dont il s'agit, la chronologie des premiers vicomtes de Châtellerault telle que dom Chamard l'a lui-même dressée, deviendrait bien douteuse " (5).

Cette chronologie est douteuse en effet parce que les enfants de Boson et d'Amélie étaient bien en bas âge au moment où a été rédigé l'acte : ils étaient encore mineurs au décès de Boson. Le fait est suggéré par un détail de la chronique connue sous le nom de Conventio : le comte Guillaume a offert en commende à Hugues [de Lusignan] surnommé le Chiliarque l'honor de Boson après la mort de celui-ci (6), autrement dit la charge de vicomte et la femme du vicomte décédé. Comme nous le montrerons, Amélie était en effet assez jeune pour avoir un autre fils.

En fait, avant 959 il n'existe que deux textes mentionnant des vicomtes, comme souscripteurs et sans aucune indication généalogique : on constate seulement qu'un Airaud est vicomte en 936 ou 937 (7) et qu'un Acfred est désigné comme tel en 954 ou 955 (8). A partir de 959, le nom Airaud apparaît à peu près régulièrement jusqu'en 981, soit pendant 22 ans. On peut admettre que le Airaud de 959 est le même que le Airaud mari de Gersend qui fait une donation à Saint-Hilaire en 969, qu'il a poursuivi sa carrière jusqu'après 980 et qu'il est le père d'Acfred et de Boson, ce dernier lui ayant survécu pendant une trentaine d'années, jusque vers 1015. La théorie de dom Chamard est que le Acfred qui est dit vicomte en 954 ou 955 est le fils aîné du vicomte en titre, Airaud. Sa naissance devrait être reportée aux environs de 930 et celle de son père au début du Xe siècle. C'est ce qui n'a pas échappé à Alfred Hérault.

La question de la consanguinité entre Acfred et Engelelme de Morthemer

Nous avons repris la question en étudiant la consanguinité bien connue, parce que maintes fois signalée, entre Acfred et Engeleme (II de Morthemer), qui est mentionnée dans un acte des environs de 990 (9). Il n'est pas possible d'établir le degré de consanguinité mais on perçoit des relations étroites entre des ascendants des deux hommes pour deux générations.

La première génération est représentée par le trésorier de Saint-Hilaire Launon, son frère Engelric marié avec Hildegard, alias Aldegard, son consanguineus Rothard, moine puis abbé de Nouaillé, l'auditor Bégon, un Engelbert et un Airaud. En 913 Engelric et Hildegard donnent à l'abbaye de Nouaillé des alleux à Champigny-le-Sec et à Maillé, achetés par Engelric à son frère Launon, et des vignes dans la villa d'Alexandre et à Liniers, en en réservant l'usufruit à vie pour leur consanguineus Rothard, moine à Nouaillé. L'acte est souscrit par le comte Eble, Adelelme, les donateurs Engelric et Adalgard (sic), Airaud, Bégon auditor et Engelbert (10). Peu auparavant, Adelelme, le premier des souscripteurs après le comte, a donné à la même abbaye un alleu dans la même villa d'Alexandre, pour l'âme de Gérard et Reintrud, celle-ci soeur d'Engelbert. Les premiers souscripteurs étaient dans l'ordre le comte Eble, Bégon auditor, Aimeri, Airaud et Engelbert (11). Dans la même année 913, les mêmes époux Engelric et Aldegard vendent au même Launon, qualifié trésorier de Saint-Hilaire, deux alleux sis respectivement à Marcé et à Joussé. On retrouve Engelbert et Airaud parmi les souscripteurs (12).

La seconde génération comprend Launon, abbé de Notre-Dame et archidiacre, et son frère Bégon, qui sont les fils d'Engelric et Hildegard, un autre Engelbert, époux d'Ersend, un autre Engelric, Engelelme [I de Morthemer], son frère Guillaume, et le vicomte Airaud. Les six derniers sont réunis vers 970, à l'occasion de la donation à Saint-Cyprien, par Engelbert et Ersend, d'un alleu sis à Joussé, dans la villa même où Engelric et Hildegard avaient un alleu. S'est joint à eux le lévite Seguin, neveu de l'abbé Launon (13). Launon et son frère Bégon apparaissent comme fils d'Engelric et Hildegard dans des actes de 936 et 942 (14), Seguin comme neveu de Launon vers 965 (15). On retrouve le vicomte Airaud auprès d'Engelbert et d'Engelric en janvier 974, pour une donation de biens à Varaize, Asnières-la-Giraud et Chez-Suran (commune de Saint-Hilaire-de-Villefranche, Charente-Maritime), effectuée par un nommé Frotier et ses frères et soeurs au profit de l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély (16).

Devenu abbé, Seguin apparaît comme ayant des intérêts dans la même villa qu'Engelelme  I : chacun des deux hommes donne à Saint-Cyprien un alleu dans la villa Arciacus, près de Saint-Martin-la-Rivière; les deux actes sont passés en 986 ou 987, pendant le court règne de Louis V, avec les mêmes souscripteurs (17). On rencontre Seguin avec ceux de sa génération vers 990, quand un clerc nommé Robert donne à Saint-Cyprien un alleu à Villiers (commune de Saint-Secondin). Sa souscription suit immédiatement celle de l'évêque Gilbert dont il est dit consanguineus, et précède celle du prévôt de Saint-Pierre Hugues, du doyen Bernon et de l'archidiacre Bérenger, puis du vicomte Acfred et de son frère Boson, d'Engelelme (II de Morthemer) accompagné de sa femme Die et de ses enfants Engelelme et Arbaud. C'est alors qu'Engelelme est dit consanguineus du vicomte (18).

Nous avons fait figurer les différents personnages des trois générations dans le tableau suivant.

 

  

Ce tableau met en évidence une tradition de l'élément onomastique Engel-, qui est représenté dans Engelric et Engelbert de la première génération, dans Engelric, Engelbert et Engelelme de la seconde et dans Engelelme de la troisième. Il est probable que les hommes ainsi nommés ont eu un ancêtre commun, au IXe siècle, dont le nom commençait par Engel-. On sait en effet qu'à cette époque la tradition onomastique familiale pouvait ne prendre en compte qu'un élément d'un nom composé. D'autre part, ce tableau révèle un Airaud contemporain et proche des Engel- de la première génération, qui n'a guère dû dépasser les années 940-945, le trésorier de Saint-Hilaire Launon étant mort avant 924 (19), Engelric, mari de Hildegard, ayant disparu entre 936 et 942 (20) et l'abbé de Nouaillé Rothard vers 945 (21).

Ainsi, cet Airaud doit être le premier vicomte connu, à la date de 936 ou 937, qui a disparu peu après. Le vicomte Acfred qui paraît en 954 ou 955 est son successeur. Quant au vicomte Airaud, de la " seconde génération " de notre tableau, il s'agit certainement du mari de Gersend, père d'Acfred et Boson. C'est le second vicomte du nom et il y a eu au moins trois vicomtes entre 936 ou 937 et les environs de 985, période pendant laquelle dom Chamard n'en a identifié qu'un. Cependant, la filiation n'est certaine qu'à partir d'Airaud mari de Gersend, aux environs de 960.

Les relations avec les abbaye de Saint-Hilaire et de Nouaillé

Quand on étudie les origines d'une famille influente, on cherche à savoir si celle-ci n'a pas été gratifiée de quelque bénéfice ou de quelque précaire en terre d'église. Pour les Châtellerault, l'enquête s'oriente vers les abbayes de Saint-Hilaire et de Nouaillé, en raison des relations personnelles entre le premier Airaud, le trésorier de Saint-Hilaire Launon et l'abbé de Nouaillé Rothard. On constate alors qu'en juin 954 ou 955 le vicomte Acfred est le seul vicomte et le seul laïc à souscrire un acte du comte Guillaume agissant en qualité d'abbé de Saint-Hilaire (22), que la seule donation connue d'Airaud et Gersend, en 969, est effectuée en faveur de Saint-Hilaire (23), qu'Acfred est le seul vicomte poitevin présent à la fondation d'un hôpital près de l'église Saint-Hilaire en 989 (24), et au règlement des relations entre Saint-Hilaire et Nouaillé en 991 (25), accompagné à chaque fois par son frère Boson.

L'acte de juin 954 ou 955 mérite une attention particulière. Il concerne une concession en précaire, au prévôt de Saint-Hilaire, de terres et de serfs dans les villas d'Iteuil, les Bretinières (commune d'Iteuil) et Prémaly (commune des Roches-Prémary-Andillé), concession souscrite par le vicomte Acfred immédiatement après le comte-abbé et avant de nombreux clercs. En 1077, Guy-Geoffroy a doté Montierneuf, entre autres domaines, d'une " terre de Prémaly " qu'il avait acquise, en même temps qu'une " terre de Ligugé " et une " terre de Pezay " (commune de Nouaillé), de l'archevêque et des chanoines de Bordeaux (26). Or, depuis 1059 l'archevêque de Bordeaux n'était autre que le trésorier de Saint-Hilaire de Poitiers, Joscelin. Faut-il expliquer autrement que l'église de Bordeaux ait eu des possessions aux portes de Poitiers, et en particulier à Prémaly où Saint-Hilaire avait un domaine en 954 ou 955 ? Guy-Geoffroy et Joscelin, respectivement abbé et trésorier, ont disposé d'une terre de Saint-Hilaire, à Prémaly, en faveur de l'église de Bordeaux, et l'ont reprise pour doter la fondation du comte. On comprend aussi qu'un homme du vicomte de Châtellerault nommé Airaud " de Spal " ait contesté la donation de Prémaly à Montierneuf (27), si on admet que la présence du vicomte Acfred à l'acte de 954 ou 955 n'était pas fortuite. Ce dernier devait avoir des intérêts à Prémaly.

Par contre on ne peut relever d'indices significatifs d'une éventuelle introduction des premiers vicomtes dans le domaine de Nouaillé. On notera seulement qu'en 989 un alleu du vicomte Chalon [d'Aulnay], sis à Montvinard, tout près de l'abbaye, est limité par des " terres " de Saint-Pierre, de Saint-Junien, du vicomte Acfred et de Saint-Paul (28). Il est permis de s'interroger sur l'origine de ces possessions contiguës des deux vicomtes poitevins, parmi des terres de la cathédrale et des abbayes de Nouaillé et de Saint-Paul de Poitiers. On ne peut cependant affirmer qu'Acfred tient sa " terre " de Nouaillé.

L'origine géographique de la famille et son implantation à Châtellerault

L'origine géographique de la famille est totalement inconnue. Au Xe siècle on ne relève que deux donations de biens, situés loin de Châtellerault : à Moisseau, dans la commune d'Anché (Vienne), en juillet 969 (29), et à Varzay, dans la commune de Puyrolland (Charente-Maritime), à la fin du siècle (30). Alfred Hérault a insisté sur le fait que rien ne prouve que le vicomte Airaud qu'il situe entre 936 et 981 était installé à Châtellerault. Il a ainsi cité une charte de Saint-Cyprien datée de 937 ou 938, relative à un alleu sis à Marigny, dans la commune d'Ingrandes, qui a été souscrite par un vicomte Chalon (31).

Il est vrai que ce n'est qu'à partir de la fin du Xe siècle que les vicomtes nous apparaissent comme exerçant une autorité dans le territoire de la future vicomté, et d'abord à Marigny même : après 986, Acfred et sa femme Béatrice souscrivent pour la donation d'un autre alleu en ce lieu et, vers 1010, Boson y manifeste un droit de ban en exemptant les habitants de l'alleu des moines de toute rapina ou calumnia, de tout bian ou autre devoir qui puissent être requis par ses hommes (32).

Les relations avec les Château-Larcher et Airaud de Prisciaco

A partir des environs de 965, on perçoit des relations entre le vicomte Airaud et Ebbon, le maître de Château-Larcher. C'est ainsi qu'en 963 ou 964 Airaud souscrit en compagnie d'Ebbon et de Bégon une donation du vicomte Chalon et sa femme Sénégond à Saleignes (canton d'Aulnay, Charente-Maritime) (33), et en 976 ou 977 il se retrouve avec Ebbon accompagné de son fils Achard, en présence d'Engelbert, pour une donation en Loudunais, sur les bords de la Dive, effectuée par une certaine Ementrud, veuve d'un Maingot et soeur d'un Hugues (34). Les relations se maintiennent pour la génération d'Acfred et Boson d'une part, Achard de l'autre. Acfred souscrit, le premier des vicomtes poitevins, les deux donations d'Achard à Saint-Cyprien, accompagné à chaque fois par son frère Boson (35).

Cependant de nouveaux rapports apparaissent pour les Châtellerault : avec un énigmatique Airaud de Prisciaco, dont les biens connus sont fort éloignés de Châtellerault, certains étant d'ailleurs voisins de ceux des Château-Larcher. C'est ainsi qu'Acfred et Boson souscrivent les premiers une importante donation d'Airaud de Prisciaco à l'abbaye de Saint-Cyprien, à Marnay, Vintray (commune d'Aslonnes), Champagné-le-Sec, Céré (commune de Saint-Secondin), et en des lieux non identifiés de la vicairie de Savigné et du pagus de Melle, l'église de Champagné-le-Sec étant comprise dans la donation (36). Il ne semble pas que le Prisciacum dont Airaud tire son surnom ait été identifié. Un Prisciacum est désigné immédiatement après un Moncellos dans un état de cens et de rentes dus au trésorier de Saint-Hilaire rédigé vers 1080 (37). Moncellos est le village de Moisseau, dans la commune d'Anché, où Airaud et Gersend ont donné une terre en 969. Il est probable que Prisciacum est une localité voisine : c'est le chanoine Hugues de Couhé qui y tient une terre de l'abbaye. Est-ce le Prisciacum d'Airaud ? Si tel était le cas, Airaud de Prisciaco serait possessionné dans une région où les Châtellerault ont eux-mêmes des possessions.

Signalons, d'autre part, l'implantation de la famille de Launon à Château-Larcher depuis l'an 936 : à cette date, Engelric et Aldegard donnent à Saint-Cyprien la moitié d'un alleu et la moitié d'un moulin près du port de Thorus (38) ; vers 965, leur fils Launon complète - ou renouvelle - cette donation (39). Les frères Launon et Bégon doivent être des proches d'Ebbon. En effet Ebbon et l'abbé Launon ont de nombreuses possessions communes ou contiguës. Dans l'acte de dotation de Sainte-Marie de Château-Larcher, Ebbon mentionne lui-même que l'abbé Launon donne dans la villa d'Ecrouzille, toute proche de son castrum, et in suburbio du même castrum (40). Par acte distinct, Launon concède à Allier (commune d'Anché), à Villaret (commune d'Usson), au Mons Bubanus (non identifié), tous lieux où Ebbon fait aussi des concessions (41). La donation à Villaret est faite séparément par les deux hommes dans les mêmes termes. Une saline du marais de Scala, en Aunis, est délimitée par celles d'Ebbon et de Launon (42).

Le vicomte Manassé

Parmi les vicomtes qui se sont manifestés aux environs de Châtellerault, A. Hérault cite un Manassé, " qu'aucun lien, dit-il, ne rattache à la région châtelleraudaise " (43) et qu'il ne cherche pas à identifier. Il s'agit du frère bien connu de l'évêque Isembert I. Manassé a été vicomte de Châtellerault pendant la minorité du fils aîné de Boson I.

 

 

Nous avons mentionné plus haut un acte dans lequel Boson I se désigne avec sa femme Amélie et ses infantes Acfred et Hugues, et le détail de la Conventio qui suggère qu'Acfred n'était pas majeur à la veille du décès de son père. Deux pièces du cartulaire de Saint-Cyprien permettent de constater que Manassé a succédé à Boson I. Dans l'une, Manassé apparaît comme troisième vicomte poitevin, en compagnie de Geoffroy [de Thouars] et de Chalon [d'Aulnay] (44). Dans l'autre, il agit en qualité de vicomte de Châtellerault en souscrivant, seul vicomte et seul personnage important laïc ou ecclésiastique, une concession de biens situés in vicaria de Castro Araldi et en particulier dans les actuelles communes de Châtellerault et de Targé (45).

Il a été vicomte de Châtellerault en qualité de vitric des fils de Boson, après avoir épousé leur mère Amélie. En effet, l'évêque Isembert II nous apprend lui-même qu'il est fils de Manassé et d'une Amélie (46). Celle-ci n'est autre que la veuve de Boson I. Ainsi Isembert II était frère utérin du vicomte Acfred III. Décédé en 1086, il a survécu à celui-ci et à ses successeurs et il ne s'est éteint que peu avant Boson II.

Il est difficile de situer chronologiquement le vicomte Manassé. Des cinq pièces où nous avons relevé son nom, une seule est datée : en mars 1018 (v.s.) le duc Guillaume donne à Cluny la curtis et l'église de Saint-Paul-en-Gâtine, en présence de l'évêque Gilbert, de l'archidiacre Isembert et des vicomtes Manassé et Geoffroy (47). Trois sont du commencement de l'épiscopat d'Isembert I, successeur de Gilbert (48) et la cinquième ne comporte aucun élément utile pour une datation (49). Comme la date de l'accession d'Isembert I à l'épiscopat est incertaine, il faut se satisfaire des données chronologiques connues pour les carrières de Boson I et d'Acfred III. Le dernier acte datable où figure le nom de Boson I, la concession de l'église Saint-Nazaire d'Angoulins à l'abbaye de Bourgueil par le duc Guillaume, se situe après le 21 novembre 1012 et au plus tard en 1014 (50) et le premier acte où on rencontre Acfred III en qualité de vicomte est de l'an 1025 (51). La "fourchette" maximale pour le bail de Manassé s'étend donc sur une douzaine d'années.

Nous signalerons seulement pour mémoire une pièce inutilisable où on rencontre le nom du vicomte Acfred, parce que, si elle est authentique, la liste des souscripteurs a été mal transcrite. C'est une donation du comte Guillaume à l'abbaye de Maillezais, qui a été publiée par Besly sans mention d'origine (52) et par Arcère d'après dom Estiennot (53). A. Richard et L. Delhommeau en ont accepté les termes et l'ont datée respectivement des environs de 1023 et des environs de 1021, selon, semble-t-il, la date qu'ils ont admise pour la fin de l'épiscopat de Gilbert (54). On y trouve en effet les souscriptions de Gilbert et d'Isembert, ce dernier qualifié " neveu de l'évêque ". Or cette qualification reporte l'acte à 1014 au plus tard, Isembert étant déjà archidiacre quand a été rédigé l'acte de Bourgueil mentionné ci-dessus (55). De plus Acfred aurait été vicomte au temps de l'évêque Gilbert, alors que Manassé est signalé en cette qualité dans trois actes du temps d'Isembert I, comme nous l'avons indiqué (56).

Les vicomtes Hugues au XIe siècle

Pour le XIe siècle les généalogistes n'ont identifié qu'un vicomte du nom de Hugues, entre Acfred III et Boson II. On a généralement admis que ce vicomte était un puîné de la famille de La Rochefoucauld, jusqu'en 1870, quand dom Chamard a estimé qu'il n'était autre que le frère d'Acfred III (57). Sur ce point, dom Chamard a été suivi par Beauchet-Filleau et par Alfred Hérault (58). Qu'en est-il ?

Pour reprendre la question, rappelons que Boson I a épousé Amélie de qui il a eu deux fils connus, Acfred et Hugues, qui étaient en bas âge vers 1010 (59). L'aîné, Acfred III, peut être suivi jusque vers 1045, tantôt seul, tantôt avec son frère. Dans l'acte datable des environs de 1045, Hugues est dit vicomte concurremment avec Acfred et sa souscription précède celle de son aîné (60). C'est pourquoi dom Chamard a pensé qu'il a succédé à Acfred III, que c'est lui qui souscrit seul en 1047 un acte du cartulaire de Notre-Dame de Saintes (61) et qu'il a poursuivi sa carrière jusqu'aux environs de 1070. Or cette thèse n'est pas sans faille. Dom Chamard a lui-même mis en évidence l'existence d'un frère du vicomte Hugues appelé Foucher, qui était vivant au temps du vicomte Boson II (62) et qui n'est pas désigné parmi les fils de Boson I. Mais surtout, comme il lui fallait trouver le maillon permettant de rattacher les La Rochefoucauld aux Châtellerault, il a supposé que Gerberge, l'épouse de Hugues I, était une La Rochefoucauld, en interprétant de façon surprenante un texte pourtant clair. Alfred Hérault a signalé cette faiblesse d'argumentation, tout en se ralliant quand même au système de dom Chamard.

Le vicomte Hugues I des généalogistes, défini comme le père de son successeur Boson II, peut être appréhendé pour la première fois quand, avec sa femme Gerberge, il fait une donation à Saint-Hilaire de Poitiers, après le baptême de Boson, le seul fils du couple, " Dieu n'ayant pas permis de vivre longtemps aux fils qu'ils avaient eus " (63). L'acte n'est pas daté mais on peut le dater approximativement, par référence au dominat de Boson II. Ce dernier paraît seul avec le titre de vicomte en 1070 au plus tard (64). Il nous apprend lui-même qu'il a été armé jeune, quand il confirme la donation ci-dessus (65). S'il avait quinze ans quand il a commencé à porter les armes, son baptême a eu lieu au plus tard en 1055. Rédet a effectivement situé la pièce aux environs de 1055.

 


C'est une notice de Saint-Florent de Saumur qui nous fait savoir que Hugues I
était un puîné de la famille de La Rochefoucauld. Cette notice consigne le règlement intervenu vers 1080, d'un différend pendant depuis un certain temps entre cette abbaye et le vicomte Boson. La cause du contentieux était la donation à Saint-Florent de Saumur, une vingtaine d'années auparavant, d'une terre sise à Couture-d'Argenson (66), donation effectuée par trois " nobles hommes " qui avaient reçu cette terre en hereditas fraterna : Guy de La Rochefoucauld, son frère Adémar et leur neveu Hugues Bardun. Le vicomte Boson réclamait " le quart de la frisca " car il était, comme Hugues Bardun, neveu de Guy et d'Adémar, " mais d'un autre frère " (67). Cette proportion correspond bien à un partage entre quatre frères. Vers 1060, à l'époque de la donation, le père de Boson, qui était vicomte de Châtellerault, a-t-il été sollicité ? A-t-il refusé de céder sa part ? Toujours est-il qu'on ne connaît aucune contestation de son chef et que le contentieux semble né d'une démarche de Boson.

Guy et Adémar de la Rochefoucauld sont bien connus d'autre part comme fils de Foucaud de La Roche. Leurs souscriptions figurent après celle de leur père, dans un acte d'août 1019, par lequel le vicomte de Limoges Guy donne l'église de Nieul à l'abbaye d'Uzerche. Foucaud de la Roche intervient alors en qualité de gendre du vicomte (68). Il a donc eu deux autres fils : le père de Hugues Bardun et Hugues I. Ainsi, Hugues I ne peut avoir hérité de Châtellerault que par sa mère, seule héritière des vicomtes Acfred III et Hugues et seconde épouse de Foucaud de la Roche.

On connaît effet une autre épouse de Foucaud, nommé Jarsend, qui est désignée dans un acte de l'abbaye de Saint-Cybard d'Angoulême malheureusement non daté (69). Cette femme, qui porte le même nom que Gersend épouse du vicomte Airaud, doit être une descendante de cette dernière et la mère de Hugues I. En résumé, d'un premier mariage, avec une fille du vicomte de Limoges Guy, Foucaud de la Roche a eu Guy, Adémar et le père d'Hugues Bardun, et d'un second, avec Jarsend de Châtellerault, il a eu Hugues, le futur vicomte Hugues I des généalogistes.

Il faut maintenant expliquer l'origine de Foucher, le frère du vicomte Hugues I que nous avons mentionné. Ce frère de Hugues I n'est d'ailleurs pas unique. Un autre frère, appelé Hugues lui aussi, a assisté au baptême de Boson II. Alfred Hérault a remarqué sa présence mais l'a écarté sous prétexte que deux frères ne pouvaient porter le même nom. Le cas n'est pourtant pas unique. Ces deux frères ne peuvent être issus que d'un second mariage de l'héritière de Châtellerault. Ainsi le vicomte Hugues I a eu trois demi-frères du côté paternel et deux demi-frères du côté maternel. Comme Foucaud de La Roche est encore vivant en 1047 (70), il a dû décéder peu après car sa femme a un second fils Hugues en 1055 au plus tard. En effet, ce dernier est un tout petit enfant quand il assiste au baptême de son neveu, le futur Boson II.

Ainsi, il est probable que le vicomte Hugues qui souscrit avant son frère Acfred vers 1045 a succédé à ce dernier et que c'est lui qui souscrit, en 1047, un acte relatif à la donation de l'île de Vix (canton de Maillezais, Vendée) à Notre-Dame de Saintes. Cependant, le " Hugues vicomte de Châtellerault " qui souscrit, en 1058 ou 1059, un acte de restitution de la même île, est probablement le fils de Foucaud de la Roche (71).

D'autre part, à la fin du XIe siècle apparaît un autre vicomte appelé Hugues. Alfred Hérault a signalé le fait " sans pouvoir en donner l'explication " (72). Ce vicomte souscrit une donation d'églises et de vignes sises à Château-Larcher, au temps de l'évêque Pierre, entre 1087 et 1115 (73). Il est appelé " Hugues de Château-Larcher, vicomte " quand il confirme à l'abbé de Nouaillé les droits que celui-ci possède dans le bois de Bourneau, entre 1091 et 1100 (74), droits reconnus auparavant par le vicomte Boson II après 1077 (75). La dernière pièce datée où figure Boson II étant de 1088 (76) et la première où son fils Aimeri I est dit vicomte étant de 1101 (77), c'est dans cet intervalle de treize ans que se place le vicomte Hugues qui ne peut être qu'un baillistre. En 1088, Boson II avait environ 33 ans et Aimeri était mineur. Il y a tout lieu de croire que le baillistre n'était autre que l'oncle de Boson II, qui était à peine plus âgé que lui. Ce sont ainsi trois vicomtes du nom de Hugues qu'on identifie au XIe siècle.

L'origine de Gerberge, femme du vicomte Hugues I

 

 

Il reste à déterminer l'origine de Gerberge pour clore le débat au sujet de Hugues I. Gerberge était une fille du comte d'Angoulême Audouin II. C'est une étude d'André Debord sur les seigneurs de Montbron et de Marthon, qui figure dans sa thèse, qui nous a mis sur la voie de l'identification de Gerberge. A. Debord a démontré que Guillaume Chausard, fils aîné déshérité du comte d'Angoulême Audouin II mais qui a néanmoins reçu la seigneurie utile de Matha, a eu une soeur dont les descendants se partageaient l'église d'Haims au début du XIIe siècle (78). Cette église, située dans la châtellenie de Matha, était un alleu de la cathédrale d'Angoulême " envahi " par les héritiers de Guillaume Chausard. C'est alors que l'évêque d'Angoulême Girard s'est mis en devoir de la recouvrer sur les différents héritiers. Ses démarches ont abouti à une série d'actes de donation-restitution qui précisent les parts détenues par ces héritiers.

L'acte initial semble être l'abandon de son droit éventuel par le comte d'Angoulême Guillaume Taillefer, en 1108, alors qu'il se dispose à donner le château de Matha à son fils Fouque (79). En janvier 1110 (v. s.), les frères Robert de Marthon, Guillaume et Hugues, cèdent leur part, soit le quart, en exécution des dernières volontés de leur père Hugues de Marthon (80). A une date inconnue mais qui doit être proche de la précédente, Robert de Montbron rappelle que son père et son frère, appelés l'un et l'autre Audouin, ont donné leur part, soit la moitié, et il ratifie cette donation; son frère, Guillaume de Matha, fait de même (81). Le dernier acte concerne Boson, frère du vicomte de Châtellerault Aimeri I, qui a " longtemps " résisté aux pressions de Girard et a été excommunié. En 1113 Boson cède, non sans s'être fait donner deux cents sous et un cheval estimé à cent sous. L'acte est rédigé dans le cloître de Saint-Denis-en-Vaux, " dans la terre du vicomte de Châtellerault ". Il précise que Boson " avait la moitié du château de Matha " et détenait la moitié de l'église. Le vicomte Aimeri et Pierre, chanoine de Poitiers, frères de Boson, ont donné leur consentement (82).

Le partage des revenus de l'église a donc été effectué selon le partage des revenus de la seigneurie de Matha. Cependant la somme des fractions mentionnées dans les trois actes dépasse l'unité. C'est que la branche de Montbron, aînée de celle de Marthon, a déclaré une moitié pour l'ensemble des deux branches issues d'une soeur de Guillaume Chausard, alors que, de son côté, la branche de Marthon mentionnait sa propre part. La moitié détenue par Boson provenait donc d'une autre soeur de Guillaume, pourvue à égalité avec la première. Comme le vicomte Boson II, père de Boson, a épousé Aenor de Thouars, c'est la mère de Boson II, Gerberge, qui était l'autre soeur de Guillaume Chausard qui avait reçu en héritage " la moitié du château de Matha ". L'épouse du vicomte Hugues I était donc une petite-fille de Gerberge d'Anjou. Elle a reçu le nom de sa grand-mère paternelle, suivant un usage assez répandu. Elle a d'ailleurs transmis ce nom à sa petite fille Gerberge, soeur d'Aimeri I, Boson et Pierre.

Les vicomtes de Châtellerault seigneurs de Château-Larcher

A partir des premières années du XIe siècle on ne trouve plus trace d'Achard, fils d'Ebbon, et sa succession n'a pas été élucidée. Il faut attendre les environs de 1055, soit un demi-siècle, pour rencontrer un personnage dit " de Château-Larcher ". On peut alors suivre, pendant trois générations, une famille dont les chefs connus sont surnommés tantôt " de Château-Larcher ", tantôt " de Prisciaco ". Il est probable que cette famille est issue d'Airaud de Prisciaco dont nous avons parlé mais la preuve formelle fait défaut. Toujours est-il que les " de Château-Larcher " ne sont pas les seigneurs du lieu, comme l'ont pensé l'abbé Drochon et Beauchet-Filleau (83). La seule qualification qu'on puisse relever à leur endroit est celle de provisor, qui n'est d'ailleurs attribuée qu'une fois, à l'un d'eux nommé Jourdain (84).

Les successeurs d'Achard sont les vicomtes de Châtellerault, qui sont représentés dans la place par un prévôt. On ne les rencontre que tardivement, vers 1045, pour la même raison que les précédents, l'absence de documents pendant plusieurs décennies. A partir de cette date, ils se manifestent eux aussi pendant trois générations, à l'occasion de mutations de biens fonciers ou de droits, dans le détroit de la châtellenie de Château-Larcher tel qu'il apparaît plus tard, notamment dans les paroisses de Château-Larcher, Marnay, Aslonnes et Gizay. Ensuite on perd leur trace à cause d'une nouvelle interruption de la documentation.

Comment sont-ils devenus maîtres de Château-Larcher ? L'hypothèse la plus vraisemblable pour cette époque est celle d'une transmission familiale. Achard, fils unique d'Ebbon, a épousé une Amélie qui ne lui a probablement pas donné de fils, ses deux donations connues en faveur de Saint-Cyprien, à la fin du Xe siècle, n'étant souscrites que par sa femme, sans intervention d'héritier (85). Or Boson I a épousé une Amélie et leur petit-fils Hugues I agit en qualité de seigneur de Château-Larcher, seigneurie qu'il ne peut avoir reçue que de sa mère Jarsend, fille d'Amélie.

 

 

Ce sont les fils de Boson et d'Amélie, Hugues et Acfred, dans cet ordre, qu'on rencontre les premiers aux environs de Château-Larcher, vers 1045, quand ils souscrivent une libéralité en faveur de Saint-Cyprien, dans les villas de Reigner et de Béroute (commune de Marnay) (86). Leur successeur, Hugues I, n'intervient pas moins de quatre fois. Vers 1055 au plus tard, à l'occasion du baptême de son fils Boson, il renonce à une coutume sur une terre de Saint-Hilaire à Benest (commune d'Aslonnes) ; il convient alors avec les chanoines que tout prévôt de Château-Larcher jurera à l'avenir de ne recevoir aucune coutume sur cette terre. L'acte est souscrit par Boson de Prisciaco, Jourdain de Château-Larcher et le prévôt de Château-Larcher, Mainard de Médelle (87). Quand un nommé Létier concède aux moines de Sainte-Marie de Château-Larcher une terre et un pré " sous les murs du castrum Achardi ", c'est en présence du vicomte Hugues, de Boson de Prisciaco et ses fils (88). Quand le même Boson de Prisciaco, appelé en l'occurrence Boson de Château-Larcher, donne aux mêmes moines son droit de sépulture dans l'église de Marnay, il demande l'autorisation du " vicomte de Châtellerault de qui était le fief " (89). Enfin, le vicomte Hugues I souscrit la donation à Saint-Cyprien d'un alleu sis dans la villa de Béroute (90).

A partir de Boson II, fils de Hugues I, ce sont des actes de Nouaillé qui mettent en évidence la domination des vicomtes. En 1078, Pierre Samuel cède à cette abbaye une terre à Férabeuf (commune de Marnay), " par le conseil du vicomte Boson de qui Pierre avait cette terre "; l'acte est daté par référence à " Boson, vicomte de Châtellerault " (91). Au temps de l'abbé Bertrand (1077-1091), les frères Geoffroy de Chitré, Guillaume, Hugues et Guibelin abandonnent successivement au même établissement leurs droits dans le bois de Bourneau. Les deux premières donations, qui émanent de Geoffroy et de Guillaume, sont confirmées par Boson II parce que les donateurs sont ses soldats et tiennent leur part de lui (92). Les terroirs du Grand et du Petit Bourneau, dans la commune de Nouaillé, sont aujourd'hui déboisés mais, à leur contact, dans la commune des Roches-Prémary-Andillé, sont les " bois de Château-Larcher ", qui doivent représenter ce qui reste du " bois de Bourneau " du XIe siècle. Cette dénomination montre que le " bois de Bourneau " était du domaine de Château-Larcher et que les soldats de Chitré tenaient leur part de Boson II en qualité de seigneur de Château-Larcher.

Le dernier vicomte que nous ayons pu repérer comme seigneur de Château-Larcher est Hugues, baillistre pendant la minorité d'Aimeri I fils de Boson II, et également à propos du bois de Bourneau. Quand Hugues confirme à l'abbé de Nouaillé Geoffroy (1091-1115) les acquisitions de son abbaye dans ce bois, en présence de Jourdain de Château-Larcher, il est dit Hugo Castri Achardi vicecomes, dénomination qui a embarrassé plus d'un érudit et qui n'est que l'expression maladroite de la double qualité de l'homme : seigneur de Château-Larcher et vicomte (93). C'est le seul cas de tentative d'expression de cette double qualité. Dans les autres actes, les Châtellerault portent le seul titre de vicomte, selon la coutume, ce qui a caché aux exégètes leur situation éminente à Château-Larcher. Hugues figure également, comme premier souscripteur, à une donation comprenant notamment une vigne à Château-Larcher (94).

L'origine de Dangereuse, femme d'Aimeri I

L'épouse d'Aimeri I est connue sous les noms de Dangereuse et de Maubergeon, de sorte que certains auteurs ont pensé que le vicomte s'est marié deux fois. C'est Aimeri lui-même qui appelle sa femme Dangereuse dans un acte daté de 1109 (95). Comme François Villard l'a bien vu, Dangereuse est un de ces surnoms qualificatifs parfois peu flatteurs dont étaient gratifiées certaines femmes de l'époque (96); toutefois, nous admettrons volontiers que le terme était alors pris au sens général de " difficile ", moins agressif que le sens actuel.

Le vrai nom de la vicomtesse nous a été transmis par les chroniqueurs qui ont relaté sa liaison scandaleuse avec le comte de Poitiers. En fait, il faut interpréter les formes diverses que présente le nom suivant les manuscrits : Mauberja, Amalbergun, Amauberjon, Malbergio (97). Mais l'interprétation ne présente aucune difficulté : la femme d'Aimeri s'appelait Amauberge, nom qui n'est pas rare et dont M.-Th. Morlet a réuni plusieurs exemples (98). La forme Mauberja résulte d'une mécoupure : l'Amauberge a été interprété la Mauberge. Amauberjon est un diminutif affectif, du type Jeanneton, Madelon, Marion..., dont on a retenu la forme amputée Maubergeon, forme qui a malheureusement été transformée en Maubergeonne par certains auteurs modernes.

A. Richard a signalé dans une note que la vicomtesse pouvait être identifiée avec une Dangereuse, fille de Barthélémy, seigneur de l'Ile-Bouchard, qui vivait à la même époque (99). A. Hérault a été séduit par cette hypothèse en remarquant que Barthélémy avait été l'allié du vicomte Boson II (100). De notre côté, nous avons cherché à identifier une famille de Montfort, parce que Raoul, fils cadet d'Aimeri I et Dangereuse, bien connu sous le nom de Raoul de Faye, a d'abord été appelé Raoul de Montfort (101). Nous avons été guidé par A. Hérault qui a trouvé un " Aimeri de Châtellerault " parmi les souscripteurs d'une donation du duc de Bretagne Alain Fergent à l'abbaye de Saint-Georges de Rennes, à l'occasion de l'installation de sa soeur Adèle comme abbesse de cet établissement, en 1084 ou 1086 (102). En effet, le premier souscripteur de cet acte n'est autre que " le comte Raoul ", c'est-à-dire Raoul de Gaël ou de Montfort, que dom Lobineau désigne en tête des seigneurs bretons illustres de son temps. Selon cet auteur, Raoul de Montfort a participé à la conquête de l'Angleterre et a reçu de Guillaume le Bâtard plusieurs seigneuries outre Manche. Il a épousé la fille de Roger de Breteuil, comte de Hereford (103).

Il est probable que le Haimericus de Castro Airaut qui souscrit en sa compagnie l'acte précité, est le futur vicomte Aimeri I qui séjourne chez son beau-père ou futur beau-père, Raoul de Montfort. Ainsi Raoul, son fils cadet, aurait reçu le nom et le surnom de son grand-père maternel. Cette alliance lointaine a pu être préparée par le grand-père d'Aimeri, le vicomte de Thouars Aimeri IV, qui s'est illustré lors de la conquête de l'Angleterre et qui n'est décédé qu'en 1093 (104).

La tutelle de Clémence, fille de Hugues III

S'il est une minorité qui ne pouvait passer inaperçue, c'est bien celle de Clémence, fille unique et héritière de Hugues III et d'Eustachie de Mauléon. Hugues III, qui a été fait prisonnier au siège de Mirebeau, disparaît après décembre 1203 (105) et c'est seulement en mai 1224 que Geoffroy de Lusignan fait hommage de la vicomté au nom de sa femme Clémence (106). Pendant ce long intermède plusieurs baillistres ont pu se succéder. Deux sont connus depuis longtemps : Hugues de Surgères qu'on rencontre de 1205 à 1211, et Aimeri, le grand-oncle de la jeune héritière, qui a été signalé de 1218 à 1221 (107). En 1955, Sidney Painter a démontré qu'entre Hugues et Aimeri se place un autre baillistre, Raoul d'Exoudun, comte d'Eu, frère cadet de Hugues IX de Lusignan (108). En effet, une enquête bien connue, effectuée au temps du comte Alfonse, au sujet du château de Saint-Rémy-sur-Creuse, révèle que Raoul d'Exoudun a été vicomte durant la minorité de Clémence. Il s'agissait de savoir depuis quand et en quelles circonstances les vicomtes de Châtellerault avaient tenu ce château. Parmi les témoins cités, cinq personnes ont été capables de reconstituer de mémoire la suite des vicomtes ; toutes les cinq ont nommé " le comte d'Eu" entre Hugues de Surgères et Aimeri (109). Hugues de Surgères étant décédé en 1212 (110) et Raoul d'Exoudun, comte d'Eu, en 1219 (111), Aimeri a pu remplacer ce dernier dès son départ pour l'Orient en 1218.

Pourquoi Hugues de Surgères et Raoul d'Exoudun ont-ils été choisis successivement comme baillistres alors qu'Aimeri était majeur au décès de son neveu ? On a affirmé que Hugues de Surgères était oncle par alliance de la mineure parce qu'il avait épousé Aenor, soeur du vicomte Hugues III. Ce faisant, on a répété ce qu'écrivait Vialart en 1717, sans fournir de preuve (112). Aenor n'est connue que par un acte de 1184, du vivant de son père (113) et Hugues de Surgères paraît toujours seul ; il n'est pas certain qu'il se soit marié.

 

  

Ce qui est certain c'est que Hugues de Surgères et Raoul d'Exoudun étaient frères utérins. Ils sont dits " frères " dans un passage de l'Histoire des ducs de Normandie et des rois d'Angleterre relatif au siège de Niort de 1205 et dans une notice de 1209 (114). Ces affirmations ont embarrassé dom Chamard qui les a repoussées mais elles sont confirmées par deux actes de Fontevrault datés de mai 1208. Par le premier, Hugues de Surgères donne à cette abbaye une rente à percevoir sur la rente qu'il perçoit lui-même à Exoudun par donation de sa mère. Par le second, Raoul, qui se qualifie seigneur d'Exoudun, confirme l'acte de Hugues de Surgères qu'il appelle son venerabilis cognatus, pour l'amour de sa mère Ala, moniale à Fontevrault (115). Il est évident qu'Ala est la mère des deux hommes.

On sait que Hugues IX de Lusignan et Raoul d'Exoudun étaient petits-fils de Hugues VIII et Bourgogne de Rancon. Leur père, Hugues le Brun, est décédé jeune vers 1170 (116) et jusqu'à maintenant personne, à notre connaissance, n'a identifié leur mère. D'autre part, Hugues de Surgères était un fils de Guillaume Maingot, seigneur de Surgères, qui a épousé Berthe, fille de Geoffroy de Rancon. L'érudition est unanime sur ce point. Cependant on a trop rapidement affirmé que Hugues de Surgères était fils de Berthe. Celle-ci a eu certainement deux fils, Guillaume Maingot et Geoffroy, qui ont donné conjointement à l'abbaye de Charroux un héritage provenant de la dot de leur mère (117). Le nom de Geoffroy serait d'ailleurs à lui seul un indice sérieux de filiation car il est nouveau dans la maison de Surgères et traditionnel dans celle de Rancon. Or Berthe de Rancon est décédée avant son mari, au plus tard en 1174 (118); ainsi Guillaume Maingot a pu se remarier. Il s'est effectivement remarié, avec Ala qui était veuve vers 1170. C'est de ce mariage qu'est issu Hugues de Surgères. Guillaume Maingot devait bien connaître Ala qui était la bru de sa belle-soeur, Bourgogne de Rancon. François Eygun a signalé que le contre-sceau de Hugues de Surgères en 1211 portait un écusson mi-parti de Surgères et de Lusignan (119). Hugues n'avait pas de sang des Lusignan mais il a peut-être voulu exprimer son étroite parenté avec eux.

Ala est en fait un surnom. En effet, un acte daté du 12 novembre 1166, émanant de Hugues le Brun, nous fait connaître les proches de ce dernier : sa femme Aurengardis, son fils Hugues, sa fille Ainordis et son frère Geoffroy (120). Raoul, le futur Raoul d'Exoudun, qui n'est pas nommé, n'est peut-être pas encore né. Comme c'est lui qui a désigné sa mère sous le nom d'Ala en 1208, il faut admettre que celle-ci s'appelait Orenjard - latinisé en Aurengardis - et était dite familièrement Ala. Le cas n'est pas exceptionnel : Agnès, fille de Guillaume le Grand et d'Agnès de Bourgogne, a été appelée Ala dans des textes de l'abbaye de Saint-Maixent (121).

Or on rencontre une " Orenjart fille de Raoul d'Exoudun ", vers 1155, auprès d'Eustachie, femme d'Eble de Mauléon, quand cette dernière confirme la dotation de l'abbaye des Châtelliers en Ré (122). Il doit s'agir de la future épouse de Hugues le Brun, qui donnera à son fils cadet le nom de son propre père. Raoul d'Exoudun aura ainsi reçu le nom et le surnom de son grand-père maternel et aura été gratifié de la seigneurie d'Exoudun, héritage de sa mère. En 1208, Orenjard-Ala étant retirée du monde, c'est Raoul qui est seigneur d'Exoudun et son demi-frère Hugues de Surgères dispose d'une importante rente sur les revenus de la seigneurie.

La minorité de Clémence était la seconde en deux générations : son père Hugues III était lui aussi mineur au décès du vicomte Guillaume, vers 1185. La veuve de Guillaume, Clémence, s'était remariée avec Joscelin de Monthoiron qui était ainsi devenu vicomte baillistre. Joscelin avait disparu peu après, en 1189, mais Guillaume avait trois frères : Raoul, Hugues et Aimeri. Si Hugues était trésorier de Saint-Hilaire de Poitiers depuis 1178 au moins (123) et si Aimeri était encore jeune, Raoul était disponible et a succédé à Joscelin. C'est ce que nous apprend une enquête bien connue sur le château de Saint-Rémy-sur-Creuse (124).

En 1204, la situation familiale était plus délicate. Eustachie, veuve de Hugues III, ne s'est probablement pas remariée (125) et Hugues III n'avait pas de frère. Le plus proche parent de la mineure était son oncle maternel, Savary de Mauléon, qui n'était pas encore chef de maison. Mais Savary était au service de Jean sans Terre dès août 1204, quand Philippe Auguste s'est emparé de la place de Châtellerault qu'il a conservée. Les autres hommes de la famille étaient de la génération des grands parents de Clémence. Parmi eux, le mieux placé était Aimeri, qui était le plus jeune. Nous ignorons pourquoi il n'a pas été choisi.

Quant aux frères utérins Hugues de Surgères et Raoul d'Exoudun, la meilleure hypothèse pour expliquer leur choix est une consanguinité avec Clémence, par leur mère Orenjard. Le fils aîné d'Orenjard, Hugues IX de Lusignan, apparaît en effet comme seigneur de Château-Larcher en 1196 (126) et, en cette qualité, successeur et héritier des Châtellerault. Cependant, l'alliance par laquelle une fille de Châtellerault a reçu Château-Larcher en dot remonte au plus près à la génération des parents d'Orenjard et du vicomte Hugues II. Or nous ignorons l'origine et du premier Raoul d'Exoudun et de sa femme.

Quand on connaît la politique des Lusignan qui consiste à accroître le patrimoine par mariage à chaque génération, on ne s'étonne pas que Hugues le Brun ait épousé l'héritière de Château-Larcher et d'Exoudun. Ainsi ses deux fils ont pu se partager l'héritage, l'aîné recevant Château-Larcher et le second Exoudun.

En annexe à la question du bail de Clémence nous évoquerons rapidement le problème de l'origine du vicomte Guillaume, grand-père de Clémence. Selon les généalogistes, Hugues II a épousé une fille de Jean I d'Alençon en secondes noces et on s'est interrogé sur la répartition de ses enfants entre les deux lits (127). Guillaume était certainement un petit-fils de Jean I d'Alençon car, en 1224, Geoffroy de Lusignan a renoncé à faire valoir les droits de sa femme Clémence, petite-fille de Guillaume, sur l'héritage d'Alençon (128). D'ailleurs, le nom de Guillaume paraît bien avoir été introduit dans la maison de Châtellerault par le mariage de Hugues II avec la fille de Jean I, car cette dernière avait un frère nommé Guillaume et elle était petite-fille de Guillaume Talvas.

La descendance de Jeanne de Châtellerault

On sait que Jeanne, héritière de Châtellerault vers 1290, au décès du vicomte Jean, a épousé successivement Geoffroy de Lusignan, troisième fils de Hugues X et d'Isabelle d'Angoulême, puis Jean II d'Harcourt. On admet généralement qu'elle a eu de son premier mariage un fils Geoffroy et une fille Eustachie. A. Hérault s'en est tenu à ce système, qui est fondé sur des documents présentant Geoffroy et Eustachie comme frère et soeur, sans autre précision. Or dans un acte daté de 1246, qui ne semble pas avoir été remarqué, Geoffroy de Lusignan apparaît comme mari d'une Aumode. Son mariage avec Jeanne est donc le second, ce qui remet en question l'ascendance de Geoffroy et d'Eustachie, qui ne sont peut-être pas du même lit.

Ses parents s'étant mariés en avril ou mai 1220 (129), Geoffroy de Lusignan est né au plus tôt en 1223. Tout jeune, il participe, en 1242, à la campagne de son père contre Louis IX et le comte Alfonse; en août de cette année, après la défaite, il est "au camp devant Pons", en compagnie de son père et de ses deux frères aînés (130). En mai 1243, en réglant le partage de leurs biens après leur mort, Hugues et Isabelle attribuent à Geoffroy : Jarnac et Châteauneuf de la part de sa mère, Château-Larcher, Bois-Pouvreau, " toute la seigneurie et tous les hommages depuis Benet jusqu'à Bois-Pouvreau ", plus Sanxay s'il peut le recouvrer, de la part de son père (131).

En 1246 donc, alors marié avec Aumode, il est qualifié seigneur de Sainte-Hermine (Vendée). Son installation à Sainte-Hermine est confirmée en 1248, quand il y reçoit son frère Guillaume de Valence (132). Cette seigneurie, qui n'est pas du patrimoine des Lusignan, est de l'héritage de sa femme mais nous ignorons comment celle-ci l'a reçue; tout au plus pouvons-nous signaler qu'entre 1215 et 1225 c'est un Pierre Lévêque qui est seigneur de Sainte-Hermine (133). En 1246, un différend oppose Geoffroy et Aumode à Girard Chabot et sa femme Eustachie, au sujet des Pineaux (canton de Mareuil-sur-le-Lay), près de Sainte-Hermine. Il est alors réglé par Sauvage, dame de Rais et de la Mothe-Achard, qui est la mère d'Eustachie (134). Il s'agit évidemment d'un arrangement familial. Si Eustachie est fille de Sauvage, Aumode doit être une de ses proches parentes car elle donne à sa fille le nom d'Eustachie.

 

 

C'est en 1263, alors qu'il a environ quarante ans, que Geoffroy de Lusignan apparaît comme marié avec Jeanne de Châtellerault, quand il fait hommage à l'évêque de Poitiers pour les " châteaux et manoirs de Chauvigny et de la Plante ", qui sont du patrimoine des Châtellerault (135). En juin 1272, il est désigné comme seigneur de Château-Larcher (136) mais il est décédé le 4 mars 1275 : à cette date, Jeanne est dite " veuve de Geoffroy de Lusignan ", lors d'un hommage lige à l'abbé de Saint-Maixent (137). Le 20 mai 1280, elle est remariée avec Jean d'Harcourt, veuf lui aussi, qui fait alors hommage à l'évêque Gauthier de Bruges pour " la terre de Chauvigny " (138).

Si Aumode est décédée jeune, sa fille Eustachie n'a pas eu longue existence : elle n'est plus en 1286, année où Guy de Lusignan et le sénéchal de Poitou règlent un différend au sujet de sa succession. La sentence arbitrale, en date du 6 août, nous apprend qu'en mariant sa fille à Dreux de Mello, Geoffroy lui a donné en dot " les terres de Sainte-Hermine et de Luçon ". Elle confirme la propriété de ces terres à Drouin de Mello, fils de Dreux et Eustachie, " avec celles de Prahecq et de Brûlain ", contre les prétentions de Jean d'Harcourt et Jeanne de Châtellerault (139).

Nous ignorons l'origine des prétentions de Jeanne sur la seigneurie de Sainte-Hermine, qui était du patrimoine de la première épouse de Geoffroy de Lusignan et que les arbitres ont, sans surprise pour nous, attribuée au petit-fils d'Aumode. Pour Luçon, les choses sont moins claires. La place a été tenue jusqu'à sa mort sans enfant, en 1258, par Jeanne de Thouars, fille et héritière de Béatrice de Machecoul (140). Selon la coutume, le comte de Poitiers a mis la terre " en sa main " au décès de Jeanne de Thouars, ce qu'on peut constater au compte de la Toussaint 1259 présenté par le sénéchal de Poitou. D'après ce compte, Geoffroy de Lusignan doit le rachat pour un tiers de Luçon et le " vicomte de Rohan " pour un autre tiers (141). Nous ne voyons pas à quel titre, ni pour l'un ni pour l'autre.

Quoi qu'il en soit, le premier mariage de Geoffroy de Lusignan est certain et Eustachie est fille d'Aumode. C'est à la lumière de cette constatation qu'il faudrait analyser les attendus de procès qui ont opposé les descendants d'Eustachie aux d'Harcourt pendant plusieurs décennies (142).

 

NOTES

Abréviations :

AHP : Archives Historiques du Poitou.
AHSA : Archives Historiques de la Saintonge et de l'Aunis.
BSAO : Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest.
MSAO : Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest.
Nouaillé : Les chartes de l'abbaye de Nouaillé de 678 à 1200, dans AHP XLIX, 1936.
St-Cyprien : Cartulaire de l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers, dans AHP III, 1874.
St-Hilaire : Documents pour l'histoire de l'église de St-Hilaire de Poitiers, dans MSAO, année 1847.

 

(1) Dom Chamard, "Chronologie historique des vicomtes de Châtellerault", dans MSAO, 1ère série, t. XXV, 1870-1871, p. 81-88.
(2) A. Hérault,
Histoire de Châtellerault, livre premier, p. 34.
(3)
Ibid., p. 40.
(4) St-Cyprien, n° 268, p. 172-173.
(5) A. Hérault,
ibid., p. 40 note 3.
(6) Besly,
Histoire des comtes de Poictou, édition 1647, preuves, p. 288 (pour 388).
(7) St-Cyprien n° 549, p. 325.
(8) St-Hilaire n° XXIII, p. 27-28.
(9) St-Cyprien n° 341, p. 210.
(10) Nouaillé n° 37, p. 66-68. Maillé, canton de Vouillé. Alexandre, " lieu détruit ", commune de Nouaillé.
(11)
Ibid., n° 35, p. 63-65.
(12) St-Hilaire n° XIII, p. 17. Marcé, commune de Senillé, canton de Châtellerault. L. Rédet a publié cet acte d'après dom Fonteneau (t. X, p. 81), dont le texte est une copie des
Antiquités Bénédictines de dom Estiennot. La leçon in villa Lusciacus, que comporte son édition, est certainement pour in villa Iusciacus. Il a suggéré cette correction dans sa " table des noms de personnes et de lieux " mais il ne l'a pas retenue dans son Dictionnaire Topographique de la Vienne (article Joussé). Cette villa est certainement Joussé, comme le prouve le rapprochement qu'on peut faire entre les données de cet acte et celles de St-Cyprien n° 389 ci-dessous.
(13) St-Cyprien n° 389, p. 239.
(14) Année 936 : Nouaillé n° 47, p. 82-84. Année 942 :
ibid. n° 55, p. 95-96 ; à cette date, Hildegard est remariée avec Girbert.
(15) St-Cyprien n° 403, p. 255.
(16) Cartulaire de St-Jean-d'Angély n° XCV ; AHSA t. XXX, 1901, p. 122-123.
(17) St-Cyprien n° 364 et 365, p. 225-226.
(18)
Ibid., n° 341, p. 210.
(19) En août 924, c'est Alboin qui est trésorier (St-Hilaire n° XV, p. 19).
(20) Il est vivant en 936 (St-Cyprien n° 414, p. 265). En 942, sa femme Hildegard est remariée avec Girbert (Nouaillé n° 55, p. 95-96).
(21) Entre 942 et 952 (Nouaillé, p. XVII).
(22) St-Hilaire n° XXIII, p. 27-28.
(23)
Ibid., n° XXXVII, p. 42.
(24)
Ibid. n° XLVII, p. 54-56.
(25)
Ibid. n° LIII, p. 62-63.
(26)
Recueil des documents relatifs à l'abbaye de Montierneuf de Poitiers, n° 6 ; AHP LIX, 1973, p. 14.
(27) Vers 1077 (
Ibid., n° 8, p. 16-17).
(28) Nouaillé n° 73, p. 120-122.
(29) St-Hilaire n° XXXVII, p. 42.
(30) St-Cyprien n° 517, p. 313.
(31)
Ibid. n° 267, p. 172.
(32)
Ibid. n° 269, p. 173 et n° 268, p. 172-173.
(33)
Ibid. n° 461, p. 285.
(34) Chartes poitevines de Saint-Florent de Saumur, n° II et III ; AHP II, p. 9-12.
(35)
Saint-Cyprien. n° 521, p. 315 et n° 507, p. 307-308.
(36)
Ibid. n° 416, p. 265-266.
(37) St-Hilaire n° XCV, p. 104.
(38) St-Cyprien n° 414, p. 265.
(39)
Ibid. n° 404, p. 255.
(40)
Ibid. n° 401, p. 251.
(41)
Ibid. n° 403, p. 255.
(42) Cartulaire de St-Jean-d'Angély n° CCCCII; AHSA t. XXXIII, p. 66-67.
(43)
Op. cit., livre I, p. 29.
(44) St-Cyprien n° 489, p. 297-298.
(45)
Ibid. n° 274, p. 176.
(46)
Ibid. n° 191, p. 125.
(47)
Gallia Christiana, t. II, Instrumenta 330 et Bruel, Chartes de Cluny, t. III, p. 739.
(48) St-Cyprien n° 185, 212 et 489, p. 119-120, 138-139 et 297-298.
(49)
Ibid. n° 274, p. 176.
(50) Bibl. mun. Tours, fonds Salmon, Bourgueil t. 1, fol. 247. Analyse dans M. Dupont,
Monographie du cartulaire de Bourgueil (Mémoires de la Soc. Archéologique de Touraine, t. LVI, p. 178). L'acte est souscrit par l'abbé de Bourgueil Teudon, successeur de Bernon qui est décédé le 21 novembre 1012 (M. Dupont, op. cit., p. 26) et par l'abbé Constantin, de Nouaillé, qui est décédé en 1014 (Chronique de Saint-Maixent, éd. J. Verdon, p. 108).
(51) St-Cyprien n° 273, p. 175.
(52) Besly,
op. cit., éd. 1647, p. 307.
(53) Arcère,
Histoire de la ville de la Rochelle et du pays d'Aulnis, t. II, 1757, p. 665-667.
(54) A. Richard,
Histoire des comtes de Poitou, t. 1, 1903, p. 213; L. Delhommeau, Notes et documents pour servir à l'histoire de l'abbaye de Maillezais, 1961, p. 20.
(55) Voir note 50.
(56) Voir note 48.
(57) Dom Chamard, "Chronologie historique des vicomtes de Châtellerault avant la fin du XIIIe siècle",
Mém. Soc. Antiq. Ouest, 1870-1871, 1ère, série, t. XXXV, p. 96-97.
(58) Alfred Hérault
, Histoire de Châtellerault, t. I, p. 45 et Appendice IV, p. 389-398.
(59) Cartulaire de Saint-Cyprien de Poitiers, n° 268,
Arch. hist. Poitou, t. III, p. 172-173. Sans date , règne de Robert.
(60)
Ibid., n° 413 ; ibid., p. 264-265 ; sans date.
(61) Cartulaire de Notre-Dame de Saintes, n° 225, p. 143-145.
(62) Cartulaire de Saint-Cyprien, n° 410,
Arch. hist. Poitou, t. III, p. 263 ; sans date. Cartulaire de Noyers, n° 34 et 71, Mém. Soc. archéol. Touraine, t. XXII, 1872, p. 40 et 84 ; sans date.
(63) Chartes de Saint-Hilaire de Poitiers, n° LXXX,
Mém. Soc. Antiq. Ouest, 1847, p. 87-88.
(64) Chartes poitevines de Saint-Florent de Saumur, n° 75,
Arch. hist. Poitou, t. II, p. 102-103 ; sans date. L'abbé Sigon souscrit. Il est mort le 12 juin 1070 (Marchegay et Mabille, Chroniques des églises d'Anjou, p. 189).
(65) Chartes de Saint-Hilaire de Poitiers, n° 89
, Mém. Soc. Antiq. Ouest, 1847, p. 95.
(66) Couture-d'Argenson, canton de Chef-Boutonne, Deux-Sèvres.
(67) Chartes poitevines de Saint-Florent de Saumur, n° 78
, Arch. hist. Poitou, t. II, p. 108-109 ; sans date; vers 1080.
(68) R. de Lasteyrie,
Étude sur les comtes et vicomtes de Limoges antérieurs à l'an 1000, Bibliothèque de l'École des Hautes Études, Sciences Philologiques et Historiques, dix-huitième fascicule, 1874, p. 138-139.
(69) Cartulaire de Saint-Cybard d'Angoulême, n° 229, p. 207-209 ; sans date.
(70) Il souscrit l'acte de dotation de Notre-Dame de Saintes (Cartulaire n° 1, p. 5).
(71) Cartulaire de Notre-Dame de Saintes, n° 225 et 226, p. 143-146.
(72)
Histoire de Châtellerault, t. I, p. 310-313.
(73) Cartulaire de Saint-Cyprien de Poitiers, n° 340,
Arch. hist. Poitou, tome III, p. 209.
(74) Chartes de l'abbaye de Nouaillé, n° 168,
Arch. hist. Poitou, t. XLIX, 1936, p. 265-266. Le Père de Monsabert a daté cette pièce 1091-1115 d'après l'abbé Geoffroy. On peut postuler 1091-1100, car Jourdain de Château-Larcher, qui souscrit, est décédé avant l'abbé de Saint-Cyprien Rainaud, qui est mort le 23 mai 1100. Cf. Cartulaire de Saint-Cyprien, n° 38, Arch. hist. Poitou, t. III, p. 34 : Amélie, veuve de Jourdain de Château-Larcher, fait une concession à l'abbé Rainaud.
(75)
Ibid., n° 134 ; ibid., p. 214-215.
(76) Cartulaire de Saint-Cyprien, n° 283,
Arch. hist. Poitou, t. III, p. 180-181.
(77) Documents sur Montierneuf de Poitiers, n° 32,
Arch. hist. Poitou, t. LIX, 1973, p. 51-52.
(78) A. Debord,
La société laïque dans les pays de la Charente, Xe-XIIe s., 1984, p. 494-498, avec tableau généalogique.
(79)
Cartulaire de St-Jean-d'Angély, pièces annexes n° IX; AHSA t. XXXIII, p. 176-177.
(80)
Ibid. n° X, p. 177-178.
(81)
Ibid. n° IV, p. 172.
(82)
Ibid. n° XII, p. 180-181.
(83) Abbé Drochon, "Recherches historiques sur Château-Larcher et ses seigneurs", dans MSAO, 1ère série, t. XXXIX, 1875, p.  65. Beauchet-Filleau,
Dictionnaire des familles du Poitou, t. II, 1895.
(84) St-Cyprien n° 410, p. 261.
(85)
Ibid. n° 507, p. 307-308 et n° 521, p. 315.
(86) St-Cyprien n° 413, p. 264-265.
(87) St-Hilaire n° LXXX, p. 87-88.
(88) St-Cyprien n° 410, p. 263.
(89)
Ibid. n° 410, p. 257.
(90)
Ibid. n° 405, p. 255-256.
(91) Nouaillé n° 148, p. 233-235.
(92)
Ibid. n° 134, p. 214-215.
(93)
Ibid. n° 168, p. 265-266.
(94) St-Cyprien n° 340, p. 209-210.
(95) "Documents concernant le prieuré de Saint-Denis en Vaux" n° I, dans AHP, t. VII, p. 346.
(96) F. Villard, "Guillaume X d'Aquitaine et le concile de Reims de 1119", dans
Cahiers de Civilisation Médiévale, 16e année, octobre-décembre 1973, p. 296 et note 15.
(97) Pour les références, voir l'article de F. Villard cité ci-dessus et A. Hérault,
op. cit., t.1, p. 56-57 et notes.
(98) Marie-Thérèse Morlet,
Les noms de personnes sur le territoire de l'ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, t. 1er, C.N.R.S., 1971, p. 33.
(99) A. Richard,
Histoire des comtes de Poitou, t. 1er, p. 472 note 2.
(100) A. Hérault,
op. cit., t. 1er, p 56 note 2.
(101) Cartulaire de l'abbaye de Noyers, n° CDLXVI, dans Mémoires de la Soc. Archéol. de Touraine, t. XXII, 1872, p. 498-499.
(102) A. Hérault,
op. cit., t. 1er, p 55 note 1, d'après Dom Morice, Preuves à l'histoire de Bretagne, t. 1er, 1713, colonne 453.
(103) Dom Lobineau,
Histoire de Bretagne, t. 1er, 1707, p. 98-106.
(104) E.-R. Labande, "Situation de l'Aquitaine en 1066", dans BSAO 4e série, t. VIII, 1966, p. 354-355.
(105) A. Hérault, t. I, p. 94 et note 1, d'après
Rotuli litt. pat., p. 22.
(106)
Layettes du Trésor des chartes, t. II, p. 31, n° 1650.
(107) Hugues de Surgères paraît en qualité de vicomte de Châtellerault en 1205 (voir note 32) et en 1211 (Chartes de Saint-Hilaire de Poitiers, n° 188,
Mém. Soc. Antiq. Ouest, 1847, p. 218). Aimeri est repéré en la même qualité en 1218 (Layettes, t. I, p. 473, n° 1319) et en 1221 (Ibid., p. 560, n° 1426). Voir A. Hérault, op. cit., t. I, p. 351-354.
(108) S. Painter, "The Houses of Lusignan and Châtellerault, 1150-1250",
Speculum, t. XXX, juillet 1955, p. 374-384. Nous remercions vivement M. François Villard de nous avoir signalé et communiqué cet article qui nous avait d'abord échappé.
(109)
Arch. hist. Poitou, t. VIII, p. 39-44. Les cinq témoins sont Pierre Filhose, Giraud Batan, Michel Nossar, Jean Grasset et Alexandre de Poitiers.
(110) Duplès-Agier,
Chroniques de Saint-Martial de Limoges, p. 85 : Anno gracie M° CC° XII, apud Acram obiit Hugo de Surgeiras vicecomes de Chastel Airau ".
(111) Ibid., p. 105 : Anno gracie M° CC° XIX, obierunt Radulfus de Schaudu, comes Ogiensis ...
(112) L. Vialart,
Histoire généalogique de la maison de Surgères, Paris, 1717, p. 43. Auparavant Du Chesne a affirmé que Philippe Auguste fit épouser à Hugues de Surgères " l'héritière de la vicomté de Châtellerault " (Hist. généal. de la maison des Chasteigners, Paris, 1634, p. 422-424).
(113) Donation du vicomte Guillaume à Saint-Germain-des-Prés. A. Hérault,
op. cit., t. I, p. 78, d'après dom Bouillart, Hist. de Saint-Germain-des-Prés, p. 101 et dom Anger, Archives de la France monastique, t. VIII, p. 80.
(114) " Hugues li Brun et li cuens d'Eu ses freres et Hugues de Surgieres ses freres qui viscuens estoit de Castel Eraut ",
Hist. des ducs de Normandie.... éd. Francisque Michel, d'après A. Hérault, op. cit., t. I, p. 99, note 4.
La notice a été publiée par L. Delisle dans son
Catalogue des actes de Philippe Auguste, n° 1182, Appendices, p. 515, et reproduite par A. Hérault, op. cit., t. I, p. 101, note 1. Le " comte d'Eu " y est dit frère du " comte de la Marche " et du " vicomte de Châtellerault ". Pour la discussion suscitée par cette pièce entre dom Chamard et L. Delisle et pour l'interprétation personnelle d'A. Hérault, voir Hist. de Châtellerault, t. I, p. 100.
(115) Bibl. nat., ms. lat. 5480, p. 205. Le texte de ces deux actes a été publié par Vialart,
Hist. de la maison de Surgères, p. 44-45. François Eygun a décrit le sceau de Hugues de Surgères dans sa Sigillographie du Poitou, p. 190.
(116) Le 16 mars 1170, Geoffroy de Lusignan fait une donation à l'abbaye de l'Absie pour l'âme de son frère Hugues qui a été enterré à Lusignan, avec le consentement de sa mère Bourgogne
(Arch. Hist. Poitou, t. XXV, p. 132-133).
Cette date peut être discutée mais dans des limites restreintes.
(117) Acte du 23 mai 1186.
Arch. Hist. Poitou, t. XXXIX, 1910, p. 166-167.
(118) Guillaume Maingot fait une donation à l'Absie pour l'âme de sa femme Berthe récemment défunte, en présence de Geraud, abbé de Fontdouce
(Arch. Hist. Poitou, t. XXV, 1895, p. 102). En 1174 Geraud est remplacé par Arnaud (Gallia Christiana, t. II, 1121).
(119) F. Eygun,
Sigillographie du Poitou, p. 138-139. En cherchant à expliquer cette particularité du sceau, il a proposé de voir en Hugues de Surgères un beau-frère des Lusignan et il a estimé que le mot cognatus du second acte de Fontevrault était " parfaitement approprié " à la situation de Raoul d'Exoudun par rapport à Hugues de Surgères. S. Painter, après avoir envisagé l'hypothèse d'un remariage de Guillaume Maingot avec la mère des Lusignan, a opté pour la même solution que F. Eygun, en se référant aux mêmes textes, et sans avoir connu l'explication de F. Eygun, semble-t-il. Il faut signaler que ni l'un ni l'autre n'a retenu le nom d'Ala, que Raoul d'Exoudun désigne expressément comme sa mère.
(120) G. Pon,
Recueil des documents de l'abbaye de Fontaine-le-Comte n° 19; AHP t. LXI, p. 27-29.
(121)
Chartes et documents pour servir à l'histoire de l'abbaye de Saint-Maixent n° XCIII; AHP XVI, p. 114 (vers 1035) et Chronique de Saint-Maixent, éd. J. Verdon, p. 126.
(122) Arch. dép. Charente-Mme 1 J 323, p. 2 (Analyse des chartes de l'abbaye des Châtelliers).
(123) S. Painter, "The houses of Lusignan and Châtellerault", dans
Speculum, t. XXX, july 1955, p. 381; d'après St-Hilaire n° CLXIV, p.193.
(124) AHP t. VIII, p. 40.
(125) D'après P. Marchegay, elle aurait été femme de Raoul de Machecoul mais R. Blanchard a signalé que Marchegay n'a pas fourni de preuve et que B. Ledain considérait cette union comme "douteuse, pour ne pas dire improbable" (AHP t. XXVIII, p. CXXI et note 3).
(126) F. Villard,
Recueil des documents relatifs à l'abbaye de Montierneuf de Poitiers n° 108; AHP LIX, p. 176-177.
(127) Voir l'opinion d'A. Hérault,
op. cit., t. I, p. 71-72.
(128)
Layettes du Trésor des Chartes, t. II, p. 31, n° 1650.
(129) L. Delisle, "Chronologie historique des comtes de la Marche issus de la maison de Lusignan", dans
Bibl. Ecoles des Chartes, 4e série, t. II, 17e année, 1856, p. 539 et note 7.
(130) G. Thomas,
Cartulaire des comtes de la Marche et d'Angoulême, n° XXI, p. 46.
(131) Champollion-Figeac,
Lettres de rois et de reines, tome I, n° LX, p. 69-71.
(132) G. Thomas,
op. cit., n° XLVIII, p. 99-100.
(133) AHP I, 1872, p. 84, 94, 95.
(134) Cartulaire des sires de Rays n° CLXXIII, AHP t. XXX, p. 186-187.
(135) A. Hérault,
op. cit., tome I, p. 417, d'après De la Roque, Histoire de la famille d'Harcourt, tome II, p. 230. L'abbé Lalanne situe l'acte en 1268 (Histoire de Châtelleraud, tome I, p. 230).
(136) St-Hilaire n° CCLXXIX, p. 331-334.
(137)
Chartes de l'abbaye de St-Maixent n° CCCCLXXII, AHP t. XVIII, p. 114-115.
(138) A. Hérault,
op. cit., tome I, p. 368, d'après De la Roque, op. cit., tome III, preuves, p. 250.
(139)
Ibid., d'après dom Fonteneau, tome XXVI, p. 273.
(140) Voir R. Blanchard, Introduction du Cartulaire des sires de Rays, dans AHP t. XXVIII, p. CXXV-CXXVI.
(141) AHP t. VIII, p. 19, 23 et 33.
(142) Voir des analyses de ces actes de procédure dans A. Hérault,
op.cit., tome II, p. 21-22.

Mise à jour en avril 1999 d'un article paru dans le bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, tome XVI, 4e trimestre 1981, p. 261-270, sous le titre " Notes sur quelques vicomtes de Châtellerault ".