CHRONOLOGIE DE CHAUVIGNY

 

XIIe siècle - XIIIe siècle - XIVe siècle - XVe siècle - XVIe siècle - XVIIe siècle - XVIIIe siècle - XIXe siècle - XXe siècle 

[992-1014] : un certain Robert, qualifié "noble homme", donne au monastère de Nouaillé son "alleu" situé au lieu appelé Dugeiacum (non identifié), à moins de trois milles du château de Chauvigny (Archives Historiques du Poitou, XLIX, 1936, p. 131-132).

1022 (vers) : Isembert 1er, évêque de Poitiers, donne aux moines de Saint-Cyprien de Poitiers la moitié de l'église d'Aillé avec ses dépendances, du consentement de sa mère Theotberge et de ses frères Manassé et Sendebaud (Archives Historiques du Poitou, III, n° 212).

[1019-1027]; vers 1023 ? : le même donne aux mêmes moines une église en l'honneur du Saint Sépulcre, qu'il a fait construire au-dessous de son château de Chauvigny, à laquelle il a attribué le droit de sépulture et qu'il a dotée d'une terre s'étendant d'un canal à un ruisseau d'une part, du cimetière de Saint-Léger à un pré de l'évêché d'autre part, afin que soient construits des moulins sur le canal et un bourg dans la terre, plus la moitié des églises de Saint-Léger à Chauvigny et d'Aillé, plus une quarte de terre au-delà de la Vienne, entre le chemin de Poitiers et celui de Morthemer, la Maladerie et Peuron (Archives Historiques du Poitou, III, n° 210). Le terroir des Guiraudières se trouvait dans cette "quarte de terre".

1030 (vers) : Thibaud, prêtre et chanoine de Saint-Pierre, donne à l'église du Saint-Sépulcre de Chauvigny des terres labourables et un bois, et une maison dans le bourg de Saint-Léger à Chauvigny (Archives Historiques du Poitou, III, n° 211).

1060 (vers) : Étienne Roseau (ou Rousseau) donne au prieuré du Saint-Sépulcre et de Saint-Just de Chauvigny quatre juctos de vigne au Breuil, dans la terre de l'évêque Isembert, pour le salut de l'âme de son frère Robert et de ses autres parents; le moine Renaud promet trois cents messes avec heures et vigiles pour le repos de l'âme de ce Robert, et une aumône à trois cents pauvres (Archives Historiques du Poitou, III, n° 215).

1080 (vers) : Guy et son fils Isembert donnent aux moines de Saint-Cyprien des vignes près de Chauvigny, notamment à la Fosse de Jeu, une terre appelée Allemagne, sur le bord de la Vienne, une maison et un cellier avec le vin et les tonneaux qu'il contient et tout ce qu'ils ont d'or et d'argent (Archives Historiques du Poitou III, n° 216).

1080 (vers) : l'évêque de Poitiers Isembert II donne aux moines de Saint-Cyprien des vignes au Breuil, près de Chauvigny, et des terrains à bâtir près du pont; c'est la première mention d'un pont sur la Vienne (Archives Historiques du Poitou III, n° 217).

1080 (vers) : Robert, surnommé le Comte, donne à l'abbaye de Saint-Cyprien, en s'y faisant moine, sa terre de Lépinasse, sise le long de la voie publique de Saint-Savin, avec vignoble et hébergement et le droit de percevoir annuellement un agneau sur chaque feu (Archives Historiques du Poitou III, n° 214).

1083 (4 février) : contrat de mariage entre Aubri (Albericus) et Audebourg (Audeburgis) par lequel la seconde donne en dot au premier, entre autres choses, 6 jugera de vignes à Chauvigny, dans la terre d'Ainard de Lavoux, et une maison "dans le château" de Chauvigny, dans la terre de Saint-Cyprien de Poitiers, qui doit 5 deniers de cens annuel, de même que tout ce qui lui vient d'héritage. (Charte originale de Saint-Hilaire de Poitiers, publiée dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1847, p. 105-106).

1087 (vers) : les frères Isembert, Ramnulfe et Pierre, fils de Sendebaud, concèdent à l'abbaye de Saint-Cyprien tout ce qui lui aura été donné dans leurs fiefs; le premier fait sa concession dans l'église Saint-Just de Chauvigny, le second sur l'autel de Lurais, le troisième à Montmorillon, sur le point de partir pour Rome. Isembert reçoit de l'abbé Rainaud un palefroi et cents sous, Ramnulfe et Pierre reçoivent chacun cent sous et une once d'or (Archives Historiques du Poitou III, n° 218).

1090 (vers) : Rorgon et son frère Thébaud donnent aux moines de Saint-Cyprien des terres à Aillé et à Tessec, près de Chauvigny, afin d'être reçus comme moines (Archives Historiques du Poitou III, n° 213).

XIIe siècle

1115 (4 avril) : l'évêque de Poitiers Pierre II meurt au château de Chauvigny; il est inhumé dans la basilique de Saint-Cyprien de Poitiers, près de la porte contiguë au cloître (Gallia Christiana, tome II, 1170, d'après l'obituaire de Saint-Hilaire de la Celle à Poitiers).

[1147-1169] : Guillaume de Chauvigny concède à l'abbaye de l'Étoile la moitié de sa part du Bois-Battu et du Bois-Robert (commune de la Puye), avec tous les revenus, sauf un setier de froment que les moines lui devront chaque année, à Chauvigny. La concession est faite en la main de l'abbé Isaac, dans le chapitre de Chauvigny, en présence du chantre Archambaud, du chevecier Pierre Barbe, d'Aimeri Sennebaud ... Elle est confirmée, dans sa maison, par sa femme Lucie et son fils Geoffroy, le jour où il part pour Saint-Jacques (de Compostelle), en présence des mêmes clercs (Archives départementales de la Vienne, H 1, Étoile, liasse n° 1).

[1163-1169] : Isembert Sennebaud confirme au couvent de la Merci-Dieu un droit de couper du bois vif en Gâtine, autrefois accordé par son père. L'acte est rédigé à Chauvigny, sous la garantie d'Isaac abbé (de l'Étoile), en présence de Mathieu, prieur de la Merci-Dieu, Laurent, moine de l'Étoile, Archambaud, chantre de Chauvigny, et maître Renaud Coupe-Echine. Aiglantine, femme d'Isembert, acquiesce (Archives Historiques du Poitou XXXIV, 1905, p. 348-349, n° VI).

1184 : André de Chauvigny, seigneur de Châteauroux, désirant aller à Jérusalem, donne au couvent de la Merci-Dieu son terrage d'Oiré, pour payer le luminaire, le froment pour confectionner les hosties et le vin de messe, avec la concession de ses frères, Hélie de Chauvigny et Pierre Hélie. Parmi les témoins : Nigellus, chantre de Chauvigny. Il fait sceller la charte de son sceau (Archives Historiques du Poitou XXXIV, 1905, p. 82-83, n° XCI).

[1188-1190?] : Geoffroy Sennebaud et son frère Isembert donnent à l'abbaye de la Merci-Dieu un droit de pacage dans leurs pâturages des Froux (commune de Lésigny), à l'usage des animaux de sa "grange" qui est au-dessus de Tournon. Ils font cette donation à Chauvigny, dans la maison d'Isembert, avec l'assentiment de sa femme Aiglantine et de ses fils Guy et Aimeri, peu avant la maladie dont il est mort (Archives Historiques du Poitou XXXIV, 1905, p. 38, n° XXXVIII).

1198 (8 janvier-25 mars) : le pape Innocent III confirme les possessions du couvent de la Merci-Dieu, parmi lesquelles : "la maison de Chauvigny, avec vignes et terres, et toutes ses appartenances" (Archives Historiques du Poitou XXXIV, 1905, p. 192, n° CCXIII).

XIIIe siècle

1201 (23 septembre) : Jean sans Terre donne à l'évêque de Poitiers l'ordre de livrer au sénéchal de Poitou la tour de Laon Oger à Chauvigny (A. Richard, Histoire des comtes de Poitou, tome second, p. 391 et note 1).

1204 (août) : à Chauvigny (apud Calviniacum), le roi Philippe-Auguste confirme ou donne à Robert, comte de Dreux, un revenu de cinq cents livres, monnaie d'Angers, à prendre sur l'échiquier de Caen (L. Delisle, Catalogue des actes de Philippe-Auguste, Paris, 1856, p. 192, n° 846). Dans le même mois, le roi délivre un acte à Châtellerault et cinq à Poitiers (ibid., p. 192-193, n° 845, 847, 848, 849, 850, 851). Cet acte se situe dans le cadre d'une campagne entreprise par le roi de France pour s'implanter en Poitou, au détriment de Jean sans Terre, fils d'Aliénor d'Aquitaine.

1220 : Noël Galicher, chantre de Chauvigny, fait savoir que Geoffroy de Chauvigny, soldat, a, en sa présence, complété la donation de son père Guillaume de Chauvigny à l'abbaye de l'Étoile, dans le Bois-Battu, le Puy Loubin et le Bois-Bernard (voir ci-dessus : 1147-1169), de sorte que les moines de l'Étoile disposeront désormais d'un quart de ces domaines. Comme le donateur n'a pas de sceau, le chantre de Chauvigny munit la charte du sien, en cire jaune sur double queue (Archives départementales de la Vienne, H 1, Étoile, liasse n° 1).

1225 : le chantre de Saint-Pierre de Chauvigny (qui n'est pas nommé) et maître Guillaume, archiprêtre de Montmorillon, apposent leurs sceaux à un acte pour l'abbaye de la Merci-Dieu (Archives Historiques du Poitou XXXIV, 1905, p. 20, n° XIX).

1235 (février) : maître Jean [mots effacés], du chapitre de Chauvigny, et maître Guillaume Ahred (Ahredi, en latin), archiprêtre de Montmorillon, font savoir que, en leur présence, Renaud Gautier et Belle Fillette, sa femme, ont donné au couvent de la Merci-Dieu leur maison, leurs meubles et toutes leurs vignes à Chauvigny ou dans le territoire de Chauvigny, en s'en réservant l'usufruit à vie contre le paiement annuel de 10 sous à la Toussaint. Ils scellent l'acte de leurs sceaux (Archives Historiques du Poitou XXXIV, 1905, p. 118-119, n° CXXXIV).

1243 (2 mai) : devant la cour de l'official de Poitiers, Jean Samuel reconnaît devoir au couvent de la Merci-Dieu une rente sur des vignes de Chauvigny appelées la Quarte, une autre sur des "vignes nouvelles"... (Archives Historiques du Poitou XXXIV, 1905, p. 145, n° CLXVI).

1245 : le pape Innocent III confirme les possessions du couvent de la Merci-Dieu, parmi lesquelles : "des maisons à Chauvigny, à Posay, à la Haye..." (Archives Historiques du Poitou XXXIV, 1905, p. 197, n° CCXIV).

1247 : Raosset et Brun, de Chauvigny, sont condamnés à une amende de cents sous au profit du comte de Poitiers (compte de la Chandeleur 1246, Archives Historiques du Poitou IV, p. 159).

1248 : au compte de la Toussaint, une somme de 36 sous est portée en dépense "pour conduire à Tiffauges le prévôt de Chauvigny" (Archives Historiques du Poitou IV, p. 224).

1249 (11 juillet) : les chanoines de la cathédrale de Poitiers renoncent à une rente annuelle de 10 livres qui leur a été léguée par l'évêque Maurice pour célébrer son anniversaire, qui était assignée sur des biens de l'évêché : les vignes de la Varenne de Chauvigny et le moulin de Dissay (Archives Historiques du Poitou X, p. 37).

1263 (ou 1268) : en qualité de mari de Jeanne de Châtellerault, Geoffroy de Lusignan rend hommage à l'évêque de Poitiers pour ses châteaux et manoirs de Chauvigny et de la Plante (1263 d'après Alfred Hérault, Histoire de Châtellerault, tome I, p. 417, d'après De la Roque, Histoire généalogique de la famille d'Harcourt, tome II, p. 230 ; mais 1268, d'après l'abbé Lalanne, Histoire de Châtelleraud, tome I, p. 230). L'acte mentionne un hommage antérieur fait par Agathe de Dammartin.

1263 (29 novembre) : Jean de Coussay, chanoine de Saint-Hilaire de Poitiers, donne par testament deux pièces de linge et un tapis à l'aumônerie de Chauvigny et deux pièces de linge et une courtepointe aux lépreux de Chauvigny (Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 1847, p. 315-316).

1264 : sentence de l'official de Poitiers au sujet d'une rente due aux chanoines sur un banc de boucherie; c'est le plus ancien titre des archives du chapitre (Tranchant, Notice, p. 106).

1270 (novembre) : l'évêque Hugues de Châteauroux édicte des statuts pour le chapitre de Saint-Pierre (Tranchant, Notice, p. 100).

1280 (20 mai) : Jean d'Harcourt, vicomte de Châtellerault du chef de sa femme, fait hommage de la terre de Chauvigny à Gautier, évêque de Poitiers, au titre de la terre d'Angles que le dit vicomte tient de défunt Hélie d'Angles, chevalier (Alfred Hérault, Histoire de Châtellerault, tome I, p. 368, d'après De la Roque, Histoire généalogique de la famille d'Harcourt, tome II, p. 250). Analyse et date discutables.

1280 : testament de Guy 1er de Montléon, par lequel il élit sa sépulture à Saint-Pierre de Chauvigny (Tranchant, Notice, p. 69, d'après Du Chesne, Histoire de la maison des Chasteigners, preuves, p. 110 et suivantes).

1282 (9 juillet) : l'évêque Gauthier de Bruges édicte des statuts pour le chapitre de Saint-Pierre (Tranchant, Notice, p. 100 et texte p. 185-187).

1285 (6 juin) : autres statuts, rédigés par les chanoines et approuvés par Gauthier de Bruges (Ibid., p. 100).

1286 (17 février) : Guillaume de Villeneuve, de la paroisse des Églises, près de Chauvigny, Aynord sa femme et Hugues de la Voillée, vendent à l'abbé de Montierneuf de Poitiers un bois appelé bois de la Charprée, situé entre le bois du prieuré de Chiré et la voie de Chiré à Verrières (Archives Historiques du Poitou LIX, p. 304-306, original parchemin aux Archives de la Vienne).

1289 (14 mai) : Aimeri de Villeneuve et Hilaire sa femme, de la paroisse des Églises près Chauvigny, vendent à l'abbé de Montierneuf de Poitiers tous les biens et droits qu'il possèdent dans la paroisse de Chiré, du chef d'Hilaire (Archives Historiques du Poitou LIX, p. 317-319; original parchemin aux Archives de la Vienne).

1295 (18 janvier) (vieux style) : Guy de Montléon, seigneur de Touffou, et sa femme Jeanne vendent à l'évêque de Poitiers Gauthier de Bruges leur château de Chauvigny et ses appartenances, avec les hommages, le pré dit d'Artiges, leurs rentes dans les clos de vignes de Charroquo (?), de ..., de la Quarte, du clos Salemon, avec leur part du bois de la Lande et des rentes à Aillé qu'ils tiennent en parage de la veuve de Guy de Gouzon, soldat (texte latin dans Tranchant, Notice, p. 181-183).

XIVe siècle

1307 (7 mai) : Jeanne de Châtellerault est parmi les seigneurs qui portent l'évêque Arnaud d'Aux lors de sa prise de possession (Tranchant, Notice, p. 52 avec détails en note).

1307 (5 juillet) : aveu à l'évêque de Poitiers par Pierre Mienuit, soldat, d'une dîme appelée dîme du Bois Bernard, de ce bois et du pacage à l'usage de ses porcs dans le bois de Mareuille (Archives Historiques du Poitou X, p. 307).

1307 (5 juillet) : aveu à l'évêque de Poitiers par Guillaume Mienuit, soldat, de la moitié des rentes dans un clos appelé clos aux Bruneis et du pacage de ses porcs dans le bois de Mareuille (Archives Historiques du Poitou X, p. 307).

1307 (10 juillet) : aveu à l'évêque de Poitiers par Guy Herbert, chevecier de Saint-Pierre de Chauvigny, de l'hébergement de Monts qu'il tient par succession de son père, avec appartenances et gagnerie, ainsi qu'il l'a tenu de Guy de Montléon, soldat, plus quelques maisons dans le château de Chauvigny (Archives Historiques du Poitou X, p. 308).

1307 (6 août) : aveu à l'évêque de Poitiers par Pierre Renou, de Chauvigny, d'une pièce de terre au Corps Saint, près Chauvigny, de cens sur des vignes sises au clos de Rochefort, près Chauvigny, d'une maison à la Galisière avec une pièce de terre, d'une pièce de terre à Vaucourt dépendant de la dite maison, dans la paroisse des Églises près Chauvigny, lesquelles terres et maison sont tenues de lui à la ferme annuelle d'une mine de froment à la mesure de Chauvigny et au cens de seize deniers de monnaie courante (Archives Historiques du Poitou X, p. 308-309).

1307 (7 août) : aveu à l'évêque de Poitiers, par Pierre Galicher, prêtre, d'une dîme à Pouzioux, d'un tiers des cens des Challonges, de terrages près le Pin, dans la paroisse des Églises près Chauvigny... (Archives Historiques du Poitou X, p. 300).

1308 (28 novembre) : acte de saisie, au nom de l'évêque de Poitiers, du château et de la châtellenie de Lusignan, par Hugues de Montfaucon, prêtre, châtelain de l'évêque Arnaud à Chauvigny (Archives Historiques du Poitou X, p. 141-143).

1309 (28 avril) : aveu par Hamon de Chauvigny de ce qu'il tient de l'évêque de Poitiers, "pour raison de sa femme", baillé au châtelain de Chauvigny Hugues de Montfaucon, comprenant notamment l'hébergement de la Talbâtière, avec colombier et gagnerie (Archives Historiques du Poitou X, p. 259-264).

1309 (28 avril) : aveu à l'évêque de Poitiers par Simon de Pindray, de 11 setiers de blé, c'est-à-dire froment, seigle et baillarge, dans la paroisse de Pouzioux, 3 jugera de vigne près du village des Bouchaux, dans la même paroisse... (Archives Historiques du Poitou X, p. 289-290).

1309 (30 avril) : aveu à l'évêque de Poitiers, par Jean David, de Chauvigny, de plusieurs pièces de terre, dont l'une dans la paroisse de Saint-Léger (Archives Historiques du Poitou X, p. 283).

1309 (2 mai) : aveu par Jean de la Talbâtière, valet, de ce qu'il tient de l'évêque de Poitiers à Chauvigny : un hébergement avec courtillages, près la maison du chantre de Chauvigny; la dîme et les cens des prés sis "sur" les moulins aux nonnains de la Puye; le droit de prendre des pots pour l'usage de sa maison, aux potiers de Lépinasse, lors des foires et marchés de Chauvigny; 4 deniers de cens sur la maison que Guillaume Alemant tient à Chauvigny pour raison de sa femme "qui fut dame Aude"... (Archives Historiques du Poitou X, p. 268-271).

1309 (6 mai) : aveu à l'évêque de Poitiers par Jean Ayroart, de Chauvigny, de menues rentes et d'une vigne (Archives Historiques du Poitou X, p. 284-285).

1309 (11 mai) : aveu à l'évêque de Poitiers par Jolivet de Villeneuve, de son hébergement de Villeneuve avec ses appartenances délimitées par les Églises près Chauvigny, le puy de Servon, Châteillon, les Houillères, la Guillonnière, de la dîme du blé qui est apporté au charraut de l'évêque à Villeneuve, etc., etc. (Archives Historiques du Poitou X, p. 298-299).

1309 (13 mai) : aveu à l'évêque de Poitiers par Jourdain de Monts, valet, pour raison de sa femme : 16 mines de blé, savoir froment, seigle, baillarge et avoine, à la mesure de Chauvigny, dans les paroisses de Saint-Martin-la-Rivière et des Églises près Chauvigny (Archives Historiques du Poitou X, p. 283-284).

1309 (23 mai) : aveu par Aynor, dame de la Garnière, de ce qu'elle tient de l'évêque de Poitiers : l'hébergement de Migné, avec gagnerie et appartenances; une pièce de vigne dans le clos de Pissevin, le long du chemin de Prissec à Chauvigny; des cens qu'on doit lui rendre le lendemain de la Toussaint à Chauvigny, qui valent environ 8 sous de rente; sa maison de Chauvigny, avec roche (cave) et courtillage; des rentes à la Bedourie; la dîme d'entre le pont de Chauvigny et la maison d'Artiges, estimée à 3 mines de blé à la mesure de Chauvigny... (Archives Historiques du Poitou X, p. 271-274).

1309 (23 mai) : aveu par Jean Berlès à l'évêque de Poitiers, du charraut Berlès et appartenances (Archives Historiques du Poitou X, p. 282-283). Il s'agit de la Brelaisière.

1309 (25 mai) : aveu par Bertholomé Boereau à l'évêque de Poitiers, de cens et d'une dîme sur des vignes du clos du Breuil, ... avec le droit d'envoyer ses porcs au pâquier en Mareuille, ainsi que les autres hommes liges (Archives Historiques du Poitou X, p. 290-291).

1309 (13 juin) : aveu de Jean de l'Age à l'évêque de Poitiers, comprenant notamment une pièce de terre près du chemin de Beaumarchais, une autre au Corps Saint..., au devoir d'un homme ou d'une femme chaque année, pour transporter le foin des prés de l'évêque qui sont situés entre les Églises et la Varenne, près l'aumônerie de Chauvigny et près des terres aux héritiers de Geoffroy de l'Age (Archives Historiques du Poitou X, p. 278-279).

1309 (6 juillet) : complément à l'aveu du 28 avril, par Hamon de Chauvigny à l'évêque de Poitiers (Archives Historiques du Poitou X, p. 257-258).

1309 (17 octobre) : aveu à l'évêque de Poitiers par Jean Chevillé, de son hébergement de Tessec avec les appartenances, diverses terres assises à la Pautonnière, au Peruzo, des pièces de vigne à la Quarte et à Chantegeay, des terrages aux Davières, le pâturage pour ses bêtes et l'exploit du bois mort pour sa maison, dans la forêt qui est à madame de Gouzon et dans le bois des Brosses... (Archives Historiques du Poitou X, p. 286-288).

1309 (sans autre précision) : aveu à l'évêque de Poitiers par Jean Lauvergnaz, de Chauvigny, de diverses rentes sur des vignes dans les clos du Breuil et de la Cueille, d'une pièce de terre en la Varenne, contiguë à une terre de la Maison-Dieu [de Montmorillon] (Archives Historiques du Poitou X, p. 285-286).

1310 (10 janvier) : aveu à l'évêque de Poitiers par Guy de Lorières d'une rente à Chauvigny... (Archives Historiques du Poitou X, p. 288-289).

1310 (8 avril) : aveu par Jean du Rivau, valet, de ce qu'il tient de l'évêque de Poitiers dans la châtellenie de Chauvigny, notamment un hébergement, un four et des cens en ville, du blé et autres devoirs à la Caronnière ("en la vile de la Karronère") (Archives Historiques du Poitou X, p. 266-268).

1310 (20 juin) : aveu à l'évêque de Poitiers par Odonin du Puits, damoiseau, pour son hébergement des Groges et appartenances, sa garenne, son pré, son bois, sa gagnerie, ses terrages, ses cens de Petit Bonaz, son avenage des Groges et de Beauvais, toutes les choses qu'il a dans le terroir de la Bedourie, une maison que tient de lui Aimeri du Rivau dans le bourg de Chauvigny... (Archives Historiques du Poitou X, p. 304-305).

1310 (11 août) : aveu à l'évêque de Poitiers par Guillaume de Gorville, soldat, comme tenant le bail des "enfants de Dienné", de ce que tient le seigneur de Morthemer dans la châtellenie de Chauvigny, à hommage lige et sans devoir (Archives Historiques du Poitou X, p. 301-303).

1310 (30 novembre) : aveu à l'évêque de Poitiers par Jean de Villeneuve et son parsonnier Pierre Estor, du château de Melle, de l'herbe coupée autour du pré situé entre les vignes de la Petite Varenne et le pré d'Hamon de Saint-Pourçain, et des restes de ce pré après la fenaison, au service d'une faux dans le dit pré, dans le pré contigu à la chènevière des Églises près Chauvigny et dans le pré de l'aumônerie de Chauvigny, plus cinq sous à mutation de seigneur (Archives Historiques du Poitou X, p. 303-304).

1317 : aveu de Pierre de Gouzon à l'évêque Arnaud d'Aux, pour le château de Gouzon à Chauvigny et ses dépendances (Tranchant, Notice, p. 79, d'après Grand Gauthier, folio 17).

1317 (22 mars) : acte par lequel Odonin du Puits se dessaisit du fief dont il a fait aveu le 20 juin 1310, en faveur de Jean "de Mausayo", damoiseau, mari de sa soeur Philippe, lequel jure fidélité à l'évêque (Archives Historiques du Poitou X, p. 305-306).

1323 (mars) : Jean III d'Harcourt fait hommage à l'évêque Fort d'Aux pour le château d'Harcourt à Chauvigny (Tranchant, Notice, p. 53, d'après La Roque).

1333 : Jean IV d'Harcourt donne à sa soeur Aalis son château de Chauvigny, à l'occasion de son mariage avec André de Chauvigny, fils aîné d'André de Chauvigny, seigneur de Châteauroux et vicomte de Brosse (Tranchant, Notice, p. 53, d'après man. Biblioth. nat. f. 1, n° 17 041 p. 57, n° 17042 p 255, collection de Gaignières).

1350-1353 (vers) : Guillaume d'Allemagne, sire de l'Epinoux, est capitaine souverain de Chauvigny (Le Pays Chauvinois, n° 2, 1963, p. 4; Gérard Jarousseau).

1353-1356 (vers) : Jean Talebast capitaine souverain (Ibid.).

1356 (juin) : Guy de Gouzon vend "une portion de la forêt" à l'évêque (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 331, en référence à Besly, Evêques de Poitiers, p. 174, 175 et 176).

1356 (vendredi 16 septembre) : le roi Jean passe la Vienne à Chauvigny, en direction de Poitiers (Tranchant, Notice, p. 35, d'après Froissart).

1356-1357 (vers) : Jean d'Archiac capitaine souverain (Le Pays Chauvinois, n° 2, 1963, p. 4; Gérard Jarousseau).

1358 (31 mars) : de son château de Chauvigny, l'évêque de Poitiers Jean V adresse au doyen et au chapitre de Saint-Hilaire de Poitiers une lettre par laquelle il leur présente quatre clercs, afin qu'ils en choisissent un pour le pourvoir d'un canonicat, conformément à une bulle du pape Urbain IV (Original des archives de Saint-Hilaire de Poitiers, publié dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1852, p. 25-26).

1359 : Jean V, évêque de Poitiers, "donne un jugement rendu à Chauvigny, en forme de lettres apostoles, au frère Jean de Vieilleville, prieur de la Maison-Dieu de Montmorillon, qui avait appelé à Rome dans le procès à lui intenté par les frères et les clercs, au sujet de la nourriture des pauvres, de la reddition des comptes de l'administration et de la réforme de la Maison-Dieu" (Archives Historiques du Poitou XXXVII, 1908, p. 151).

1362-1363 : Jean, dit Clisay Talebast, écuyer, fils de Jean Talebast, capitaine souverain pendant une demie année (Le Pays Chauvinois, n° 2, 1963, p. 4; Gérard Jarousseau).

1369 (5 mars) : l'évêque de Poitiers et Louis d'Harcourt, vicomte de Châtellerault, nomment capitaine de Chauvigny Jean de Monts, avec l'assentiment des élus de la ville (Le Pays Chauvinois, n° 2, 1963, p. 4; Gérard Jarousseau; d'après Archives de la Vienne G 31 : lettres de l'évêque Aimeri de Monts et de Louis d'Harcourt).

1369 : en allant assiéger Brosse, Jacques d'Audelée, sénéchal de Poitou, et Guichard d'Angles, maréchal de Guyenne, brûlent et pillent Chauvigny (Tranchant, Notice, p. 36, d'après Froissart).

1369 : Jean Chandos, venant de Saint-Savin, passe par Chauvigny et se dirige sur Lussac (Tranchant, Notice, p. 36, d'après Froissart).

1372 : Du Guesclin s'empare des châteaux (Tranchant, Notice, p. 36-37); pendant un séjour à Chauvigny, en attendant la solution d'un conflit entre l'évêque et le vicomte de Châtellerault, il désigne Nicolas Daviau et Jean de Barberoux, marchands de Chauvigny, pour assurer la garde du donjon (Le Pays Chauvinois, n° 2, 1963, p. 4-5).

1373 (27 juin) : Jean, duc de Berry, comte de Poitou, nomme Jean du Rivau, chevalier, en remplacement des précédents; ceux-ci ayant refusé de livrer les clés de la ville à leur successeur, il est contraint de prescrire leur arrestation, le 15 juillet (Le Pays Chauvinois, n° 2, 1963, p. 5; G. Jarousseau, d'après Archives de la Vienne G 31).

1377 (28 avril) : traité passé par la médiation de Jean, duc de Berry, entre Bertrand de Maumont, évêque de Poitiers, et Louis d'Harcourt, vicomte de Châtellerault, au sujet de leurs droits respectifs à Chauvigny : un capitaine du donjon et des barrières sera désigné et révoqué par l'évêque et prêtera serment à l'évêque et au vicomte; le vicomte conservera ses fourches à deux pieds et un travers, qui se dressent en sa terre, au lieu de la Coste, avec pouvoir de les refaire si elles tombent, mais non d'en dresser d'autres ailleurs; la porte de derrière du château d'Harcourt, qui a été faite récemment, sera murée et le pont et la barrière qui sont devant seront démolis; le vicomte n'aura rien dans le port de Chauvigny ... (Archives Historiques du Poitou X, p. 189-194).

1387 (6 août) : arrêt du parlement de Paris, qui confirme le traité passé le 28 avril 1377, entre Bertrand de Maumont, évêque de Poitiers, et Louis d'Harcourt, vicomte de Châtellerault, mais supprime l'obligation pour le capitaine de prêter serment au vicomte de Châtellerault, ce dernier étant seulement admis à assister au serment ou à s'y faire représenter (Archives Historiques du Poitou X, p. 189-194).

1400 (12 septembre) : le pont n'étant pas en état de service, le duc Jean de Berry passe la Vienne en bateau (Le Pays Chauvinois n° 30, 1992, p. 35; Christian Barbier).

XVe siècle

1403 : le chapitre cathédral est en guerre ouverte contre son évêque, Itier de Martreuil, entre autres causes parce que le prélat a taxé à près de 1 000 francs le clergé de son diocèse, sans requérir le consentement des intéressés, en vue de remettre en état le château épiscopal de Chauvigny (R. Favreau, La ville de Poitiers à la fin du Moyen Âge, tome I, p. 235, note 607).

1404 : deux chapelles sont désignées dans l'église des Églises : l'une sous le vocable de Notre-Dame, "fondée par un certain Hamon de Chauvigny, dit Talbat"; l'autre, sous le vocable de Sainte-Catherine, desservie alors par Phelipes Duguel, "de la fondation d'Hémons de Saint-Pontain et de sa femme" (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 300, sans référence).

1409 : maître Guillaume Bizard, recteur curé de l'église paroissiale des Églises, échange avec Laurent Couturier, dit Petit Perrot, de Chauvigny, trois bétuses de froment de rente contre deux minées et demie de terre dans le terroir du Clos Fournier (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 293, d'après Archives de la Vienne, sans précision).

1410 (29 juin) : acte d'échange entre Pierre Chandelier, clerc, comme procureur de l'évêque Simon de Cramaud, d'une part, et Gillette Agnette, femme de Jean de Montléon, écuyer, et Guillaume Favre, fils de la dite Gillette, d'autre part. Gillette et son fils transportent à l'évêque une rente annuelle et perpétuelle de douze mines de blé, mesure de Chauvigny, que leur doit Jean Thalebast, chevalier, seigneur de "la Thalabastère", près Chauvigny (Archives Historiques du Poitou X, p. 220-222).

1412 : la ville est ruinée par le duc de Clarence (Tranchant, Notice, p. 38, d'après Chronique de Jean Juvénal des Ursins).

1412 (3 septembre) : huit des plus notables membres du corps de ville de Poitiers sont envoyés à Chauvigny (R. Favreau, La ville de Poitiers à la fin du Moyen Âge, tome I, p. 209, note 441).

1414 (jeudi 30 août) : pèlerinage de la Saint Fiacre, "pour la feste de M. Saint Fiacre, qui est prié et adoré" à Chauvigny (Le Pays Chauvinois, n° 1, p. 12).

1415 (30 novembre) : Clément Chevau, juge de la cour spirituelle, et Jean Vignaut, juge de la cour temporelle à Chauvigny pour l'évêque de Poitiers Simon de Cramaud, demandent à James Sovion, notaire et juré des cours ci-dessus, et Guillaume Johannet, notaire et juré de ladite cour temporelle, de délivrer à l'évêque une expédition d'un contrat par lequel celui-ci a reçu une rente de douze mines de blé, mesure de Chauvigny (cf. ci-dessus). Sceaux des juges (Archives Historiques du Poitou X, p. 218-219).

1421 (23 juin) : décision du dauphin Charles, régent de France, rendue en parlement à Poitiers, qui reconnaît le droit de haute justice de l'évêque, qui avait été contesté à l'occasion de l'exécution d'un certain Jean Porchier, pendu par les officiers du prélat (Tranchant, Notice, p. 25, d'après D. Fonteneau, tome I, p. 211).

1426 : messire Guillaume Saintier, recteur curé de l'église des Églises (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 293., sans référence); le clerc et chapelain de la chapelle de Notre-Dame en l'église des Églises est Simon Rouault (Auber, ibid., p. 300, sans référence).

1447 (21 mai) : Charles d'Anjou, vicomte de Châtellerault, cède à l'évêque de Poitiers Guillaume de Charpagnes son château et sa châtellenie d'Harcourt à Chauvigny, avec les terres de Conflans et de la Pérate, contre les terres de Thuré, Saint-Christophe-sous-Faye, la tour d'Oyré et la dîme de Senillé (texte publié par Tranchant, Notice, p.175-180).

1468 : le pont est "rompu et en grant ruyne et désolacion" (Le Pays Chauvinois, n° 30, 1992, p. 35; Christian Barbier).

1474-1475 : l'évêque Jean du Bellay envoie de Chauvigny en son abbaye de Saint-Florent de Saumur douze busses de vin (R. Favreau, La ville de Poitiers à la fin du Moyen Âge, tome II, p. 432).

1479 (11 mars) : lettre de Louis XI autorisant le sénéchal de Poitou à faire, après vérification, rembourser à Jean Moyne, "procureur de la ville et commune de Chauvigny", les avances qu'il a faites pour la réparation du pont qui était rompu et en ruine (Tranchant, Notice, p. 152, sans référence). La référence est donnée par Christian Barbier : Archives départementales, G 31 (Le Pays Chauvinois, n° 30, 1992, p. 40).

1486 (vers) : Mathurin le Fièvre, capitaine de Chauvigny (Le Pays Chauvinois, n° 2, 1963, p. 7 et note 15; d'après Archives Historiques du Poitou, tome L, acte de rémission de février 1486).

1498 (dimanche 2 septembre) : pèlerinage à Chauvigny, mentionné par plusieurs habitants de Poitiers qui y ont participé, à l'occasion d'une enquête effectuée le 4 septembre suivant, au sujet du comportement du "pontenier", Jean Doublet, chargé de percevoir le péage au pont sur la Vienne (Bibliothèque municipale de Poitiers, A 34, liasse 2). C'est le "voyage à Monsieur saint Fiacre", qui attire dans la ville une "grande assemblée" de pèlerins venus de Poitiers et d'ailleurs, au dire des déposants. La saint Fiacre étant le 30 août, qui tombe un jeudi en 1498, le "voyage" annuel des Poitevins a dû être reporté au dimanche suivant, deux septembre (Le Pays Chauvinois, n° 29, 1991, p. 41-42; J. Duguet). Dans l'article, la saint Fiacre est située par erreur au 1er septembre.

XVIe siècle

1506 : Pierre Bonestat est titulaire de la chapelle Sainte-Catherine en l'église des Églises; "pour pauvreté", la rente de 3 mines de froment qu'il doit au chapitre est réduite de moitié (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 300, sans référence).

1507 (8 novembre) : par lettre datée de Blois, Louis XII accorde aux habitants de Chauvigny la continuation, pour six ans, du droit de barrage sur le pont, pour subvenir à son entretien (Tranchant, Notice, p. 152, d'après Arch. dép. G. 1, L. 17). Christian Barbier donne la référence G 31, dans Le Pays Chauvinois, n° 30, 1992, p. 40.

1516 : à cause d'une épidémie qui désole Poitiers, la cour de la sénéchaussée se transporte à Chauvigny (Tranchant, Notice, p. 30-31). La peste entraîne à nouveau le transfert de la cour ordinaire de la sénéchaussée à Chauvigny (R. Favreau, La ville de Poitiers à la fin du Moyen Âge, tome II, p. 571, note 721, d'après B. M. Poitiers, ms. 388).

1527 (6 août) : testament de Pierre de Tongrelou, prêtre, par lequel il élit sa sépulture à l'église Saint-Léger (Tranchant, Notice, p. 125, note 3).

1540 : la ville est occupée par une garnison de sept hommes d'armes et sept archers, de la compagnie de François de Bourbon-Vendôme, comte de Saint-Pol (Tranchant, Notice, p. 38, d'après D. Fonteneau, tome XXVI, p. 647).

1541-1542 : construction du logis seigneurial de Pressec (Le Pays Chauvinois, n° 19, année 1980, p. 30; Christian Richard).

1553 (août) : par décision royale, les propriétaires d'immeubles dans la ville et les faubourgs de Chauvigny font la déclaration des cens et rentes perpétuelles dont ces immeubles sont grevés (J. Duguet, Chauvigny en 1553; Dossier n° 1 de la Société de Recherches Archéologiques de Chauvigny, 1992).

1561 : inventaire des reliques, vases sacrés et ornements de l'église Saint-Pierre (publié par Tranchant, Notice, p. 188).

1562 : Dans un mémoire rédigé pour obtenir réparation de dommages causés à leur église, les chanoines de Saint-Hilaire de Poitiers signalent qu'à partir du début de mai, des soldats venant de différentes villes, parmi lesquelles Chauvigny, se sont rendus maîtres de Poitiers pour les huguenots et ont pillé des églises, en particulier la leur (Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1852, p. 228 et 230).

1562 (4 juillet) : bail au rabais de réparations à effectuer au pont, pour 3 000 livres (Tranchant, Notice, p. 152 et Christian Barbier, Le Pays Chauvinois, n° 30, 1992, p. 36).

1562 (23 juillet) : des troupes appelées les Fourchiers, autrement les Tourangeaux, arrivent à Saint-Savin, pillent tout "universellement", brûlent les portes de la ville et vont ensuite à Chauvigny (Tranchant, Notice, p. 38, selon la "chronique de Saint-Savin", transcrite au XVIIIe siècle par dom Fonteneau d'après l'original qui était alors à l'abbaye de Saint-Savin, tome 25 p. 615). Peu après, le maréchal de Saint-André prend le château baronnial tenu par une garnison huguenote et fait pendre une vingtaine de soldats (Ibid.).

1563 (vers 1er mai-6 mai) : 2 000 Espagnols, envoyés par le roi Philippe II au secours des ligueurs, séjournent dans la ville et la ravagent (Tranchant, Notice, p. 39, d'après Chronique de Saint-Savin, dans D. Fonteneau, tome XXV, p. 617, avec citation).

1567 (17 novembre) : mandement royal ordonnant la levée d'un subside sur le clergé de Poitiers, afin d'entretenir 100 arquebusiers à cheval, pour la garde de Chauvigny et des autres places dépendant de l'évêché (Tranchant, Notice, p. 39, d'après Arch. dép. G, I).

1569 : les protestants, commandés par l'amiral de Coligny, s'emparent de la ville, brûlent le château et pillent l'église Saint-Pierre (Tranchant, Notice, p. 39). Christian Barbier propose la date 1568, "plus probablement" (Le Pays Chauvinois, n° 30, 1992, p. 43).

1571 : début du plus ancien registre paroissial de St-Pierre (Tranchant, Notice, p. 109).

1573 (19 mars) : transaction entre l'évêque et le chapitre, dans laquelle il est dit que le premier "avait fait réparer les petits ponts de Chauvigny pour les nécessités du passage de la gendarmerie du Roy" (Tranchant, Notice, p. 153, d'après D. Fonteneau, Mém. t. II, p. 585).

1573 (18 novembre) : marché entre le chapitre et Pierre Gascon pour cinq cloches : de l'horloge, de St-Pierre, de St-Léger et des Églises; les membres du chapitre désignés dans l'acte sont Jacques Turmot, chevecier, Mathurin Ferron, Pierre Roy, Joachim Sesne, Jacques Favraud, Dominique Cherbonnier, Laurens le Chasseur (Tranchant, Notice, p. 189). Voir aussi Christian Barbier, Le Pays Chauvinois n° 30, 1992, p. 43.

1580 (13 juin) : Louis Ferron prend possession des fonctions de chantre, sur résignation de Georges Biton (Tranchant, Notice, p. 190, d'après reg. cap. de 1572 à 585, fol. 94 v°).

1590 : attaque et prise de la ville par Georges de Villequier, pour les ligueurs; Louis Chasteigner, seigneur d'Abain, est fait prisonnier (Tranchant, Notice, p. 39-40).

1594 : dépense de 375 écus pour les fortifications de Chauvigny (Tranchant, Notice, p. 151, d'après Registre du greffe du bureau des finances de Poitiers, 1594, fol. XXIII).

XVIIe siècle

1611 (14 octobre) : sentence du présidial de Poitiers ordonnant que, pour distinguer les deux fiefs appelés Harcourt, celui du chapitre, sis près d'Artiges, serait désormais appelé "les Cueilles d'Harcourt", l'autre, situé aux Églises, à droite après le chemin conduisant à l'église, simplement "fief d'Harcourt" (Tranchant, Notice, p. 64-65, d'après Arch. dép., chapitre de Saint-Pierre de Chauvigny, liasse 22).

1614 : le prince de Condé s'arrête quelque temps à Chauvigny; il en part quand Louis XIII vient à Poitiers, à la fin de juillet (Tranchant, Notice, p. 40).

1619 (21 novembre) : une cloche de St-Martial est fondue par "René Millon, marchand fondeur de cloches du pays de Lorraine" (Tranchant, Notice, p. 113).

1621 : début du plus ancien registre paroissial de St-Just (Tranchant, Notice, p. 121).

1633 : sédition à Chauvigny contre Petitpas, sous-fermier des aides, suivie d'un jugement et de " lettres d'abolition " (Revue de la Saintonge et de l'Aunis, tome III, p. 147).

1634 (2 novembre) : le chanoine Isaac Pasquier fonde une confrérie du rosaire en l'église Saint-Pierre (Tranchant, Notice, p. 105 et Ch. Barbier, Le Pays Chauvinois, 1989, p. 15-17).

1640 (septembre) : l'évêque passe quinze jours au château (Tranchant, Notice, p. 21).

1641 (19 août) : procès-verbal du sénéchal de Chauvigny de l'enlèvement des tombes en pierre qui recouvraient les sépultures des réformés dans le cimetière de Saint-Léger, en exécution d'un jugement, rendu, à sa requête, par le présidial de Poitiers (Tranchant, Notice, p. 42, d'après Arch. dép., fonds de l'évêché, G I, liasse 2).

1642 (21 novembre) : arrêt du conseil du roi défendant aux protestants d'exercer leur culte à Chauvigny; signifié le 7 décembre (Tranchant, Notice, p. 42).

1643 : réparations au pont pour la somme de 44 000 livres (Tranchant, Notice, p. 152, d'après Arch. dép., G. 10, et Christian Barbier, Le Pays Chauvinois n° 30, 1992, p. 36).

1645 (1er octobre) : début du plus ancien registre paroissial de St-Léger (Tranchant, Notice, p. 126).

1651 (21 octobre) : de Bourges, Louis XIV mande aux trésoriers de France à Poitiers de faire établir sans retard un pont de bateaux à Chauvigny, pour lui permettre de passer la Vienne avec sa cour (Le Pays Chauvinois n° 23, 1984, p. 276 et n° 30, 1992, p. 36).

1651 (dimanche 29 et lundi 30 octobre) : Louis XIV couche à Chauvigny (ibid.)

1651 (31 octobre) : il franchit la Vienne (ibid.)

1652 : le marquis Charles de la Roche-Posay occupe la ville au nom des Princes; ses soldats commettent les plus grands excès, envahissent Saint-Pierre, en chassent les chanoines et détruisent la voûte du clocher (Tranchant, Notice, p. 41).

1656 (dimanche 24 décembre) : assemblée des habitants de la paroisse des Églises, pour délibérer sur un acte du 18 novembre 1655, par lequel François Maisonnier, écuyer, sieur de la Robinière et de la Rivière-aux-Chirets, donne 100 sous par an de rente au chapitre, assignés sur sa maison de la Rivière-aux-Chirets, moyennant une messe annuelle de Requiem le lendemain de la fête des trépassés, et deux pots d'huile chaque année pour aider à l'entretien de la lampe de l'église, si les habitants acceptent la concession d'un banc, à perpétuité, dans le choeur. L'assemblée accepte. Eustache Roy, prêtre et chanoine en l'église Saint-Pierre, curé des Églises (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 300-301, sans référence).

1658 à 1666 : le registre de baptêmes de la paroisse des Églises est tenu par Eustache Roy, qui rédige ses actes en latin et signe Roy rector; les noms des villages sont en français dans la marge (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 301-302, d'après "les archives de la commune").

1663 (29 juin) : ouverture du synode provincial des églises réformées du Poitou, à Châtellerault; un seul délégué représente Montreuil-Bonnin, Chauvigny et Saint-Savin; c'est un ancien, les trois églises étant dépourvues de pasteurs (Tranchant, Notice, p. 43, d'après Lalanne, Hist. de Châtelleraud, t. II, p. 193 et suiv.).

1664 : un bac remplace le pont "qui a été abattu par les eaux" (Le Pays Chauvinois, n° 30, 1992, p. 37; Christian Barbier).

1665 (6 août) : arrêt du conseil du roi ordonnant l'interdiction du culte protestant à Chauvigny et la fermeture du temple (Tranchant, Notice, p. 43).

1676 : pas de presbytère aux Églises. Pierre Fortin, vicaire perpétuel, demande aux paroissiens un logement près de l'église. Le chapitre obtient contre les paroissiens un jugement qui les condamne à verser au prêtre 25 livres annuelles en attendant que le logis soit bâti. En avril 1677, Fortin, aidé de "cinq ou six garnemens", déloge de force un fermier du chapitre pour s'emparer de sa maison. Il s'agit d'une métairie du chapitre dont le logement, d'après le sous-chantre, consiste en une chambre et une antichambre ou décharge, mais le prêtre estime qu'il s'agit de l'ancien presbytère : le logis est distant de l'église de "près de six vingt pas" et une de ses chambres est une ancienne chapelle. Il gagne ainsi un procès contre le chapitre, mais, sur appel de ce dernier, un nouvel arrêt lui enjoint de vider les lieux. Entre temps, il avait proposé au chapitre de faire construire deux chambres "au-dessus d'une antique chapelle encore debout dans le cimetière" (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 297-298, sans référence).

1679 : début du plus ancien registre paroissial de St-Martial (Tranchant, Notice, p. 115).

1686 (12 mars) : Joseph de Lestang, curé et vicaire perpétuel, opte pour la portion congrue, en conséquence de la déclaration royale du 29 janvier précédent (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 295, sans référence).

1686 (mardi 12 novembre) : l'évêque de Poitiers officie à Montmorillon, y dîne aux Augustins et va coucher à Chauvigny (Archives Historiques du Poitou XXXVII, 1908, p. 62; journal de M. Demaillasson, avocat à Montmorillon).

1687 (1er février) : pièce de procédure au sujet des novales de la forêt, disputées entre le curé de Lauthiers et le chapitre, qui se réfère à un acte désignant André de Chauvigny, Pierre de Gouzon et Jean d'Allemagne, seigneur des Mouriers (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 333; d'après Archives de la Vienne, Saint-Pierre-les-Églises).

1687 (5 décembre) : procès verbal de visite des domaines de l'évêché, qui signale que le pont sur la Vienne est "tout ruiné et en mazure" et que la traversée est assurée par "une grande charrière, un bateau commun à passer huit à dix chevaux et un autre petit chaland à passer trois ou quatre personnes" (Tranchant, Notice, p. 152), que le château est abandonné et en ruines (Ibid., p. 21). Voir aussi Le Pays Chauvinois, n° 30, 1992, p. 37; Christian Barbier.

1689 : union du prieuré de St-Just au grand séminaire; confirmée par lettres patentes enregistrées au parlement de Paris en avril 1703 (Tranchant, Notice, p. 118).

1691 (mardi 12 juin) : le ban d'Auvergne couche à Chauvigny, en venant de Montmorillon (Archives Historiques du Poitou XXXVII, 1908, p. 114; journal de M. Demaillasson, avocat à Montmorillon).

1694 (vendredi 25 juin) : le ban de la noblesse de Bourgogne est à Chauvigny, venant de Montmorillon (Archives Historiques du Poitou XXXVII, 1908, p. 134; même journal).

1695 (21 janvier) : arrêt du conseil privé du roi, ordonnant la fondation d'un hôpital à Chauvigny (Le Pays Chauvinois n° 22, 1983, p. 164; Sam Camus; Tranchant, Notice, p. 131).

1695 (décembre) : lettres patentes de Louis XIV pour l'exécution de l'arrêt du conseil du roi portant établissement de l'hôpital de Chauvigny (texte dans Tranchant, Notice, p. 194-195).

1696 (10 juillet) : réunion des biens et revenus de la maladrerie à l'hôpital (Tranchant, Notice, p. 131).

1697 (30 avril) : nomination de Jean Richard, fermier de la baronnie, comme receveur de l'hôpital (Le Pays Chauvinois n° 22, 1983, p. 164; Sam Camus).

1697 (25 décembre) : assemblée des paroissiens des Églises, à l'issue de la messe célébrée par Joseph de Lestang : le sacristain, un sieur Guignard, demande au curé d'accepter pour son successeur, après son décès, un nommé Pierre Verry. Le curé accepte et Pierre Verry s'engage à donner au curé une chasuble noire "en signe de prise de possession de la sacristie" (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 299, d'après "ancien registre de délibérations, conservé par M. le curé des Églises").

1698 : Jeanne Denizon, veuve de Daniel Doré, lègue sa maison à la cure de St-Pierre pour en faire un presbytère (Tranchant, Notice, p. 113).

XVIIIe siècle

1707 (22 octobre) : les religieuses hospitalières de l'Institut de Saint-François de Sales sont chargées du service de l'hôpital (Tranchant, Notice, p. 134).

1708 (7 juillet) : un arrêt du parlement de Paris décharge l'évêque de toute obligation de réparer le château, d'après un procès-verbal de visite des 2 et 3 avril précédents constatant que toutes les constructions étaient "absolument ruinées, mesme de temps immémorial" (Tranchant, Notice, p. 22).

1711 (27 octobre) : arrêt du conseil du roi ordonnant que les habitants nommeront chaque année un syndic, avec l'agrément de l'intendant (Tranchant, Notice, p. 33-34).

1715 (15 mai) : La supérieure de l'hôpital, Françoise Marie Mesnard de la Tascherie, et Françoise Mesnard des Gaudinières, s'engagent à tenir une école charitable gratuite pour les jeunes filles de Chauvigny (Le Pays Chauvinois n° 22, 1983, p. 165; Sam Camus).

1727 : la communauté des soeurs de l'hôpital se compose de six religieuses professes et une soeur converse (Tranchant, Notice, p. 134).

1732 (20 juin) : "déluge et inondation qui a causé un grand dommage surtout dans la rue de Saint-Just; il y a eu deux maisons de fondues, celle de Martial Léger et celle de de l'Age; il n'a péri personne grâce au Seigneur, Forgé, curé" (Tranchant, Notice, p. 126, en référence aux registres de St-Léger).

1735 (nuit du 19 au 20 janvier) : inondation qui renverse plusieurs maisons et granges dans la rue de Saint-Just, laquelle est submergée sur une hauteur de trois pieds; les eaux de la Vienne remontent jusqu'au-dessus du moulin de Saint-Léger, viennent jusqu'à la grande porte du sénéchal de Luzines, renversent 25 maisons le long du ruisseau et 5 aux Châteliers (Le Pays Chauvinois n° 16, 1977, p. 3-4; Sam Camus).

1740 : le cimetière désaffecté qui est situé dans l'angle de la route de Saint-Martin et du chemin de cette route à l'église des Églises, d'une superficie d'environ 6 boisselées, est concédé à Jacques Bonpays, maître maçon, aux conditions suivantes : l'artisan devra utiliser les tombes pour édifier autour de l'immeuble un mur de pierres sèches de 4 à 5 pieds de haut, avant d'en disposer pour tout autre usage; il s'engage à entretenir la couverture de l'église Saint-Pierre et de la chapelle Saint-Henri qui en dépend et à déposer les ossements dans une fosse ouverte dans le cimetière en usage (Le Pays Chauvinois, n° 18, 1979, p. 9-10; publication d'un acte notarié par Pierre Boulanger).

1740 : en sa qualité de baron de Chauvigny, l'évêque ordonne l'aliénation du Grand Cimetière; le 12 mars la fabrique le cède à un nommé Bonpée, maître maçon (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 317, d'après "contrat manuscrit conservé par M. le curé des Églises").

1749 (26 juillet) : bénédiction d'une cloche de Saint-Pierre appelée Pierre, fondue avec le métal de deux cloches brisées; parrain M. Delauzon, marraine Marie-Jeanne Delage (Le Pays Chauvinois n° 30, 1992, p. 43; Christian Barbier).

1753 (15 mars) : lettre du curé de Saint-Just à l'évêque, signalant que les soeurs de l'hôpital ne font pas leurs pâques à l'église paroissiale et se font même enterrer dans leur chapelle, par les chanoines de Saint-Pierre qui sont chargés depuis quelques années de la messe quotidienne (Le Pays Chauvinois n° 22, 1983, p. 165; Sam Camus).

1758 : à l'occasion de réparations à l'église des Églises, les ouvriers extraient des matériaux "de la partie nord du cimetière adjacente à la sacristie et du terrain dépendant de la métairie". Les chanoines font une descente sur les lieux : ils permettent aux maçons d'employer les pierres et le sable déjà tirés, mais réservent les sarcophages découverts, "dont on vendait pour un assez bon prix un certain nombre chaque année" (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 305, sans référence).

1773 : Chauvigny compte 425 feux, y compris les faubourgs (Tranchant, Notice, p. 44).

1773 : la place de l'église Saint-Léger est nivelée par les soins de M. de Lauzon, subdélégué de l'intendant, sénéchal de la baronnie et commissaire de la voierie (Tranchant, Notice, p. 124). Voir René Crozet " Notes sur les activités de M. de Lauzon, subdélégué à Chauvigny, à la fin du XVIIIe siècle, dans Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 1er trimestre 1958, p. 354-358, avec planche représentant le " château de M. de Lauzon à Chauvigny ").

1775 : Henri Filleau, avocat du roi au présidial de Poitiers, acquiert les Groges par son mariage avec une demoiselle Mayaud (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 345, d'après Dictionnaire des familles du Poitou, tome II, p. 100).

1776 (16 juin) : ordonnance de l'intendant pour la réparation de l'église des Églises. La porte d'entrée est surmontée de l'inscription 1778 (Auber, ibid., p. 306, sans référence).

1777 (23 janvier) : visite de la chapelle Saint-Henri qui est en piteux état. La réparation coûte 1095 livres aux habitants de la paroisse et 634 livres aux décimateurs (Auber, ibid., p. 338).

1777 (10 octobre) : inhumation du sénéchal Pierre-Augustin Delauzon (René Crozet, Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 1er trimestre 1958, p. 355).

1778 (26 mai) : maison sise "place Saint-Léger qui anciennement était le cimetière de l'église" (ibid., p. 357, d'après Archives départementales, G 34).

1778 (16 juin) : acte localisant maison et jardin de Pierre-Augustin Delauzon, dans la grand rue (ibid.).

1779 : maître Benoît de Luzines, chantre du chapitre de Chauvigny, "déclara ne pouvoir signer à cause de ses grands âges et infirmités" (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 377).

1779 : installation du curé Camuzard à St-Just (Tranchant, Notice, p. 118).

1779 (21 septembre) : maison "joignant par le devant à la place et marché de Saint-Léger qui anciennement était le cimetière dudit lieu" (René Crozet, Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 1er trimestre 1958, p. 357, d'après Archives départementales, G 34).

1781 (20 novembre) : marché entre la fabrique de St-Léger et le sieur Minel, de la ville de Blois, pour la refonte d'une cloche cassée de l'église (Tranchant, Notice, p. 123 note 2).

1782 (20 octobre) : marché entre la fabrique de St-Léger et le sieur Minel pour la refonte de la "grosse cloche" de l'église (Tranchant, Notice, p. 123 note 2).

1787 (8 février) : aveu et reconnaissance par 24 personnes, en qualité de cotenanciers (parmi lesquels Jacques de Lauzon, qualifié bourgeois de Chauvigny), d'une rente noble, foncière et féodale de deux chapons et 25 sous de cens, portable et rendable à la seigneurie de la Talbâtière, à la saint Michel, envers Pierre Coulon, marchand à Chauvigny (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 350, d'après "titre conservé par M. Jacques de Lauzon, du Charraud-Bonniot").

1788 (22 avril) : le pont de Brétigny, sur la route royale venant de Poitiers, est rompu (Le Pays Chauvinois n° 20, 1981, p. 80; Sam Camus).

1788 : Chauvigny a un conseil communal de 11 membres (Tranchant, Notice, p. 34).

1789 (11 octobre) : lettre du docteur Piorry, résidant à Chauvigny depuis seize ans, signalant qu'il n'a jamais reçu aucune rétribution pour sa charge de médecin de l'hôpital (Le Pays Chauvinois n° 22, 1983, p. 165; Sam Camus).

1789 (7 novembre) : le calme est revenu à Chauvigny, "après quelques clameurs et attroupements de femmes", à la suite d'achat et d'enlèvement de blé (Le Pays Chauvinois n° 20, 1981, p. 80; Sam Camus).

1789 (29 décembre) : Chauvigny et les paroisses circonvoisines font une demande pour "obtenir l'établissement d'un district à Chauvigny" (Le Pays Chauvinois n° 20, 1981, p. 80; Sam Camus).

1790 (17 août) : la municipalité sauve la vie d'un marchand qu'une foule veut pendre mais lui inflige une amende de 50 livres, comme accapareur (Le Pays Chauvinois n° 4, 1965; Françoise Aubin).

1790 (9 septembre) : Charles Babaud, syndic, adresse une lettre aux maire et officiers municipaux "pour qu'il soit fourni un corps de garde convenable et commode pour que les habitants puissent y passer la nuit" (Le Pays Chauvinois n° 20, 1981, p. 80; Sam Camus).

1790 (26 novembre) : Charles Babaud, syndic, Silvain Lochon et Louis Audru adressent une lettre aux maires et officiers municipaux des trois communes, pour leur demander de faire cesser les pillages qui se multiplient, notamment par l'institution de "gardes messiers" (Le Pays Chauvinois n° 20, année 1981, p. 80; Sam Camus).

1791 (13 février) : Jérôme Doré, curé de Saint-Léger, prête serment de fidélité (Pol Jouteau, Chauvigny les Chauvinois, p. 120).

1791 (25 mai) : vente de l'abbaye de l'Etoile à Claude Etienne Deluzines (Le Pays Chauvinois n° 27, 1989, p. 49; Claude Garda).

1791 (24 août) : Charles Babaud, procureur de la commune de Chauvigny, signale par lettre aux officiers municipaux que les bateaux du port sont en très mauvais état, notamment que le plus grand, appelé la charrière, est hors de service (Le Pays Chauvinois n° 20, 1981, p. 80; Sam Camus).

1791 (23 octobre) : plusieurs bancs de l'église Saint-Léger sont brûlés sur la place (Le Pays Chauvinois n° 27, 1989, p. 26; Sam Camus).

1792 (24 mars) : le curé de St-Léger, Jérôme Doré, qui a d'abord prêté serment, se rétracte (Tranchant, Notice, p. 126).

1792 (30 mars) : l'évêque constitutionnel de la Vienne ayant décidé de supprimer le service paroissial à St-Léger, le curé de St-Just, Camuzard, accompagné de la municipalité, va chercher les vases sacrés à St-Léger et les transporte à St-Just (Tranchant, Notice, p. 127).

1792 (15 avril) : la procession annuelle de Quasimodo, qui partait traditionnellement de Saint-Léger pour aller à Plaisance, part de Saint-Just, mais, au retour, les anciens paroissiens de Saint-Léger exigent qu'elle se termine à Saint-Léger, selon la coutume, par une messe. Le curé de Saint-Just doit apporter le Saint-Sacrement en l'église désaffectée. Pendant la lecture de l'Évangile, une partie de l'assistance enfonce la porte de la sacristie pour s'assurer que les ornements sacerdotaux ont été remis en place (Le Pays Chauvinois, n° 4, 1965, p. 14; Françoise Aubin).

1792 (7 août) : le Conseil Général de la commune de Poitiers envoie à Chauvigny le procès verbal de sa réunion du 5 août, "pour que les citoyens prennent les armes et quittent leurs foyers pour aller compléter et renforcer nos armées" (Le Pays Chauvinois n° 20, 1981, p. 80; Sam Camus).

1793 (7 janvier) : adjudication des ruines du château baronnial, avec les jardins et le coteau qui en dépendent, pour 3 000 livres, à Jérôme Ledoux, notaire (texte publié par Tranchant, Notice, p. 172-173). Adjudication du moulin de Saint-Léger à Joseph Magnon, meunier du Moulin des Dames, pour 15 600 livres (Inventaire des sites hydrauliques de l'ancien arrondissement de Montmorillon, p. 36; Max Aubrun).

1793 (27 octobre) : arrêté du conseil général de la commune de Chauvigny, relatif au maximum des journées de travail ... (Le Pays Chauvinois, n° 20, 1981; Pierre Boulanger).

1795 (dimanche 17 juin) : le culte est rétabli dans l'église Saint-Léger (Le Pays Chauvinois n° 27, 1989, p. 29; Sam Camus).

1799 : l'angle sud-est du donjon du château baronnial s'écroule pendant une nuit d'hiver (Tranchant, Notice, p. 23).

XIXe siècle

1801 (31 août) : à une heure du matin, tempête. Le tonnerre tombe sur le clocher de Saint-Pierre qu'il découvre en partie, brise la charpente, détériore l'horloge, casse un pied de la chaire (Le Pays Chauvinois n° 19, 1980, p. 8; Pierre Boulanger).

1802 (après le Concordat de) : la paroisse des Églises est supprimée et son territoire partagé entre Saint-Just et Saint-Pierre de Chauvigny. Appartiennent alors à Saint-Just le faubourg de l'Aumônerie, la Maison Rouge, le Charraud, la Galisière, le Guet, avec quelques-uns des hameaux qui bordent la forêt de Mareuil (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 308).

1804 : réouverture de l'église Saint-Pierre (Tranchant, Notice, p. 98).

1805 (10 novembre) : ordonnance épiscopale qui fait de St-Léger l'église d'une paroisse réunissant celles de St-Léger et de St-Just (Tranchant, Notice, p. 118).

1806 (21 mars) : lors d'une crue de la Vienne, plusieurs personnes se noient en la traversant à hauteur du Moulin des Dames (Le Pays Chauvinois n° 25, 1987, p. 364-365; Sam Camus; et n° 30, 1992, p. 37; Christian Barbier).

1808 (16 septembre) : décret autorisant la fabrique de St-Pierre à vendre aux enchères les bâtiments de l'église St-Martial, estimés à 800 francs, et à employer le prix aux réparations de St-Pierre (Tranchant, Notice, p. 114).

1809 : les inhumations cessent dans le cimetière de Saint-Pierre (Tranchant, Notice, p. 95). Elles cessent également dans celui de Saint-Martial; les inhumations sont transférées au cimetière de Notre-Dame de Grâce, pour les deux paroisses (Le Pays Chauvinois, n° 29, 1991, p. 56; Christian Barbier). Travaux dans l'église Saint-Pierre (ibid.).

1809 (été) : une douzaine d'hommes mettent à profit la période d'étiage pour poursuivre la démolition du pont (Le Pays Chauvinois, n° 30, 1992, p. 38; Christian Barbier).

1816 (28 janvier) : pour éclairer le passage de la Vienne au bac, le Conseil Municipal sollicite l'octroi d'un réverbère à quatre mèches, sur chaque rive, du 15 octobre au 15 mars, "tant pour servir de fanal pendant les nuits sombres et les brouillards de ces mois que pour empêcher le dérivage des barques et faciliter l'embarquement et le débarquement des hommes, animaux et objets qui arrivent à Chauvigny ou en partent". L'administration concernée refuse... deux ans après (Le Pays Chauvinois n° 5, 1966, p. 12; Jacques Toulat).

1817 (7 avril) : le Conseil Municipal se préoccupe de trouver un local pour une maison de ville, comprenant deux ou trois pièces pour la mairie et un logement de concierge, en remplacement de la maison où la mairie est installée depuis 22 ans, qu'il destine au logement du curé de Saint-Léger; "celle des deux églises où le service divin ne serait pas célébré y conviendrait parfaitement". (Le Pays Chauvinois, n° 9, 1970, p. 20; Jacques Toulat). A ce moment, c'est Saint-Léger qui sert d'église pour les deux paroisses, mais son état est tel qu'on craint "des accidents graves".

1817 (22 août) : le Conseil Municipal constate : "Il faut qu'il soit procédé autant promptement que possible au rétablissement des couvertures de la ci-devant église Saint-Just" (Le Pays Chauvinois, n° 9, 1970, p. 21; Jacques Toulat). On envisage en effet d'y rétablir le culte, vu l'état de dégradation de Saint-Léger.

1818 : réparations importantes à l'église Saint-Just (Le Pays Chauvinois, n° 9, 1970, p. 21; Jacques Toulat). Ouverture de la petite porte du croisillon sud de l'église Saint-Pierre (Ibid., n° 29, 1991, p. 56; Christian Barbier).

1819 (10 février) : le Conseil Municipal demande que les vicaires généraux ou l'évêque ordonnent la translation du service divin en Saint-Just, malgré l'obstruction du curé de Saint-Léger, Chauvin (Le Pays Chauvinois, n° 9, 1970, p. 21-22; Jacques Toulat).

1820 (14 mai) : les choses n'ont guère avancé, car dans les six mois précédents, le sous-préfet, le préfet et l'évêque ont été remplacés; le Conseil Municipal constate la carence des autorités civiles et, aussi, les "entraves", voire les "machinations", du curé Chauvin (Le Pays Chauvinois, n° 9, 1970, p. 21-22; Jacques Toulat).

1822 (30 janvier) : ordonnance épiscopale prescrivant la translation du service religieux de St-Léger à St-Just, vu l'état de dégradation de l'église et le voeu des habitants; St-Just est placée "sous l'invocation de la Très Sainte Vierge et sous la dénomination de Notre-Dame" (article 2) (Tranchant, Notice, p. 118 et 127).

1822 (22 mai) : la fabrique des Églises est rétablie par ordonnance de Jean-Baptiste de Bouillé, évêque; Couhé est nommé curé (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 308).

1822 : le cimetière de Saint-Henri, où sont enterrés les habitants de la paroisse Saint-Léger, est interdit (Le Pays Chauvinois, n° 29, 1991, p. 56; Christian Barbier).

1823 : le maire Germonneau du Charraud fait élargir le lit du ruisseau de l'hôpital et les rues de St-Just et des Barrières (Narcisse Piorry, Chronique de Chauvigny). Début d'une importante campagne de restauration de l'église Saint-Pierre (Le Pays Chauvinois, n° 29, 1991, p. 56; Christian Barbier).

1823 (3 septembre) : ordonnance royale autorisant la fabrique de Notre-Dame à concéder l'église St-Léger à la commune pour y établir une mairie et une halle (Tranchant, Notice, p. 127).

1824 (16 mai) : le conseil municipal vote la construction de la mairie et de la halle (Tranchant, Notice, p. 154 note 1).

1824 : importants travaux à l'église Saint-Pierre (Tranchant, Notice, p. 99). Fouille d'un tombeau du collatéral de droite (Le Pays Chauvinois n° 29, 1991, p. 55; Christian Barbier).

1826 (6 janvier) : la route envisagée de Poitiers à Avallon devant traverser l'emplacement réservé aux foires et marchés, le Conseil Municipal envisage de créer un autre marché qui "servirait à contenir les cochons et les moutons", à la jonction des rues du Moulin-Saint-Just, du Berry, des Trois-Rois et Faideau; selon la tradition, cet endroit aurait été la seule place publique "où se tenait le marché aux provisions des habitants de la ville basse... et même le lieu des exécutions publiques" (Le Pays Chauvinois, n° 5, 1966, p. 12-13; Jacques Toulat).

1826 (8 décembre) : translation du reliquaire du chef de saint Martial en l'église Saint-Pierre (Le Pays Chauvinois n° 27, 1898; Ch. Barbier).

1831 (2 décembre) : le maire demande au Conseil Municipal de "délibérer sur la demande à adresser au gouvernement de la construction d'un pont en fil de fer sur la Vienne, au passage de cette ville, et sur la quotité du péage à y établir" (Le Pays Chauvinois, n° 5, 1966, p. 13; Jacques Toulat).

1832 (25 novembre) : ordonnance royale portant concession d'un pont à péage (Tranchant, Notice, p. 155 note 2).

1833 (25 novembre) : le pont suspendu est livré à la circulation (Tranchant, Notice, p. 155 note 2); 23 novembre, d'après Jacques Toulat (Le Pays Chauvinois, n° 5, 1966, p. 13).

1833 (15 décembre) : lettre du maire au ministre : "Dans cet état de choses et vu l'exaspération toujours croissante, il convient de prévenir des scènes de désordre qui ne tarderont pas à se reproduire" (Le Pays Chauvinois, n° 5, 1966, p. 13; Jacques Toulat). Les habitants étaient mécontents d'avoir à payer le péage, pourtant réduit de moitié pour eux.

1834 : percement de la route de Saint-Savin (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 331 et 344).

1834 : P. R. Faulcon, de Chauvigny, donne à la Société des Antiquaires de l'Ouest deux colonnes milliaires qui formaient les jambages d'une porte, à l'entrée d'une vigne, près du cimetière des Églises (Tranchant, Notice, p. 167).

1835 (vers) : Jean Bozier, qui dirige une "manufacture" de "faïence blanche et poterie" au Maras, s'installe à Chauvigny, sur le ruisseau "le Montauban". C'est l'origine de la manufacture de porcelaine (Le Pays Chauvinois, n° 14, 1975, p. 23; Jacques Toulat).

1836 : achèvement du tronçon Chauvigny-Saint-Savin de la route nationale n° 151 (Le Pays Chauvinois n° 4, 1965, p. 7; Pierre Sailhan).

1836 : construction du ponceau sur la vichoune des Églises (qu'il appelle torrent). A côté est la Croix Ribereau (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 330). Appelée Croix Mayaud (ibid., p. 339).

1836 : Marc-Antoine Piorry (frère de Narcisse), médecin à Chauvigny, donne une colonne milliaire à la Société des Antiquaires de l'Ouest (Tranchant, Notice, p. 167).

1837 : bénédiction d'une cloche de Saint-Pierre, appelée Elisabeth Victoire; parrain Armand Henri Germonneau du Charraud, marraine Elisabeth Victoire Gastebois, veuve René Pierre Germonneau du Charraud (Le Pays Chauvinois n° 30, 1992, p. 44-45; Christian Barbier).

1838 (13 et 15 novembre) : le juge de paix François Pineau acquiert les ruines du château baronnial (Le Pays Chauvinois, n° 36, 1998, note 10 p. 165 ; Christian Barbier).

1839 : percement de la route de Montmorillon; nombreux ossements mis au jour (Auber, " Recherches... sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, année 1851, p. 337).

1839 (18 mai) : Le Conseil Municipal, toujours préoccupé par la restriction de l'emplacement "affecté à la tenue des foires et marchés", charge le maire Hilairet de s'aboucher avec un M. Doré pour acquérir son clos, au sud du Montauban, d'une superficie de plus de 4 hectares (Le Pays Chauvinois, n° 8, 1969, p. 6; Jacques Toulat).

1843 (25 septembre) : acte de vente du château baronnial à l'État, pour la somme de 3125 francs, par François Pineau, propriétaire, demeurant à la Villedieu, et Marie-Hortense-Elisabeth Couasnon, son épouse, acquéreurs en novembre 1838 (texte publié par Tranchant, Notice, p.173-174).

1844 : projet de réparation de l'église Notre-Dame par Joly le Terme (Tranchant, Notice p. 118).

1844 (20 février) : arrêté préfectoral décidant que la route de Tournon (actuelle route de la Puye) "suivrait, en arrivant à Chauvigny, la direction par le coteau Est du château, tel que le Conseil Municipal, dans sa délibération du 22 janvier 1844, l'a réclamé, comme étant pour la Commune le moins désavantageux des deux tracés adoptés par M. le Préfet". L'autre tracé passait par la vichoune de la Barre (Le pays Chauvinois, n° 2, 1963, p. 14; Jacques Toulat).

1845 (11 mai) : le Conseil Municipal reprend la question d'un nouveau champ de foire; il autorise le maire à acquérir une parcelle du clos Doré, à l'est, de 73 ares 65 (Le Pays Chauvinois, n° 8, 1969, p. 6; Jacques Toulat). Pas de suite.

1848 (mars) : le curé du Bost découvre la peinture à fresque de l'église Notre-Dame (Tranchant, Notice, p. 115).

1849 (24 juin) : l'assemblée de la ville haute est troublée par une bagarre politique (Pol Jouteau, Chauvigny les Chauvinois, p. 126-127).

1849-1850 : campagne de restauration de l'église Saint-Pierre (Tranchant, Notice, p. 99).

1850 : le curé Couhé découvre les peintures murales de Saint-Pierre-les-Églises (Le Pays Chauvinois n° 26, 1988, sans pagination; Yves Jean Riou).

1852 : Pierre Faulcon devient propriétaire du moulin Saint-Léger (Inventaire des sites hydrauliques..., p. 36; Max Aubrun).

1855 (16 août) : pour le nouveau champ de foire, le Conseil Municipal se prononce désormais pour une parcelle sise à l'ouest du clos Doré, en bordure de la Vienne, avec l'espoir que celle-ci deviendra navigable (Le Pays Chauvinois, n° 8, 1969, p. 6; Jacques Toulat).

1856 (1er février) : règlement de police générale pour la ville (Pol Jouteau, Chauvigny les Chauvinois, p. 128).

1859 (15 mai) : le maire propose au Conseil l'acquisition d'une parcelle d'un hectare au milieu du clos Doré, pour un champ de foire aux boeufs (Le Pays Chauvinois, n° 8, 1969, p. 9; Jacques Toulat).

1860 (18 mai) : adoption par l'administration municipale du projet définitif de réparation de l'église Notre-Dame (Tranchant, Notice, p. 119).

1860 (12 novembre) : le Conseil adopte un projet de plantation de deux rangs d'arbres autour du nouveau champ de foire aux boeufs (Le Pays Chauvinois, n° 8, année 1969, p. 11-12; Jacques Toulat). Rappelons que la première délibération concernant les foires et marchés date de 1826 .

1861 (22 mars) : rapport du Conseil Municipal, adressé aux membres d'une commission chargée d'une enquête sur un projet de chemin de fer de Poitiers à Limoges, tendant à démontrer que, sur la section Poitiers-Montmorillon, un passage par Chauvigny serait préférable au trajet projeté par Lussac-les-Châteaux (Le Pays Chauvinois, n° 9, année 1970, p. 8-9 ; Jacques Toulat). Sans effet.

1862 : un buste de C. M. Tranchant, inspecteur général de l'Université, est placé à la mairie (Tranchant, Notice, p. 155, note 1).

1865 (15 août) : le maire expose au Conseil que la loi du 12 juillet précédent permet d'espérer que Chauvigny pourrait être prochainement relié à la ligne de fer de Poitiers à Limoges par une voie ferrée (Le Pays Chauvinois, n° 9, année 1970, p. 11 ; Jacques Toulat).

1866 (14 août) : le Conseil Municipal approuve un projet de construction d'un chemin de fer de Châtellerault à Chauvigny, avec gare entre le moulin des Dames et la ville (Le Pays Chauvinois n° 21, 1982, p. 115; Pierre Sailhan). Pas de suite.

1868 (12 décembre) : le pont en pierre à cinq arches est livré à la circulation (Tranchant, Notice, p. 156).

1870 (6 septembre) : manifestation réclamant la démission des maires des trois communes (Pol Jouteau, Chauvigny les Chauvinois, p. 130-131).

1872 (5 et 6 janvier) : Madame Robin, fille de René Faulcon, cède le moulin de Saint-Léger à Marc Roy et Silvine Boutet, sa femme (Inventaire des sites hydrauliques..., p. 36; Max Aubrun).

1872 (mai) : cavalcade symbolique : le char de la République délivre de ses chaînes celui de la France (Pol Jouteau, Chauvigny les Chauvinois, p. 132).

1872 (12 mai) : le Conseil Municipal nomme une commission pour rechercher l'emplacement le plus avantageux pour déplacer le marché aux porcs qui se tient au chevet de l'église Notre-Dame (Le Pays Chauvinois, n° 8, année 1969, p. 13; Jacques Toulat).

1872 (23 août) : le Conseil Général de la Vienne vote le classement "immédiat et définitif" en chemin de fer d'intérêt local de trois lignes, dont celle de Châteauroux à Poitiers par Saint-Savin, Chauvigny et Saint-Julien, et leur attribue une subvention de 5355 francs par kilomètre (Le Pays Chauvinois, n° 21, année 1982, p. 110; Pierre Sailhan).

1872 (7 novembre) : le maire expose au Conseil que le chemin de fer de Châteauroux à Poitiers par Saint-Savin, Paizay, Chauvigny et Saint-Julien, a été "classé par le Conseil Général de la Vienne parmi ceux qui ont été déclarés d'intérêt général"; le Conseil vote une subvention (Le Pays Chauvinois, n° 9, année 1970, p. 11; Jacques Toulat).

1875 (19 août) : le même conseil vote une somme de 150 francs pour les frais d'une réjouissance publique à l'occasion de la prochaine ouverture du nouveau champ de foire (Le Pays Chauvinois, n° 8, année 1969, p. 13; Jacques Toulat). Il s'agit d'une parcelle située à l'ouest de celle qui a été acquise en 1859-1860; le champ de foire a alors atteint sa superficie actuelle.

1876 (19 juillet) : le Conseil Municipal vote un impôt additionnel de 10 centimes par franc sur les quatre contributions directes, pendant une période de 10 ans, à titre de subvention au chemin de fer de Poitiers au Blanc (Le Pays Chauvinois n° 21, 1982, p. 110; P. Sailhan).

1876 (26 août) : une somme de 4 603 francs est déposée sur le bureau du Conseil Général, produit d'une souscription faite à Chauvigny pour la ligne de chemin de fer (Le Pays Chauvinois n° 21, 1982, p. 110; P. Sailhan).

1878 (2 mai) : réunion du Conseil Municipal, pour indiquer l'importance prévisible du trafic sur la voie ferrée en projet de Châteauroux à Poitiers (Le Pays Chauvinois, n° 9, année 1970, p. 12; Jacques Toulat).

1878 (12 octobre) : ouverture d'une école par les jésuites (Pol Jouteau, Chauvigny les Chauvinois, p. 131-132).

1879 (2 novembre) : bénédiction d'une cloche de Saint-Pierre; parrain Charles Tranchant, ancien conseiller d'État, marraine Louise Félicité du Bost (Le Pays Chauvinois, n° 30, 1992, p. 45; Christian Barbier).

1880 (2 janvier) : le Conseil Municipal se réunit au sujet de l'emplacement de la gare et de la voie d'accès à partir de la ville; il propose de distraire environ 33 ares de la commune de Jardres pour que la gare soit dans la commune de Chauvigny (Le Pays Chauvinois, n° 9, année 1970, p. 12-13; Jacques Toulat).

1880 (11 avril) : le Conseil Municipal adopte le "plan de la partie du chemin vicinal ordinaire, réseau subventionné n° 8, de la porte de Châtellerault à Saint-Martial" (Le Pays Chauvinois, n° 2, 1963, p. 14; Jacques Toulat). Il s'agit du boulevard des Châteaux.

1881 : fermeture de l'école des jésuites ouverte en 1878 (Pol Jouteau, Chauvigny les Chauvinois, p. 132).

1881 (13 novembre) : le Conseil Municipal désigne une commission chargée de rechercher un emplacement pour l'édification "de ce qu'on appelle un groupe scolaire" (Le Pays Chauvinois, n° 8, année 1969, p. 14; Jacques Toulat).

1881 (2 décembre) : un projet d'exécution de la gare est dressé, qui est rectifié le 12 janvier suivant (Le Pays Chauvinois n° 21, 1982, p. 111; P. Sailhan).

1882 : construction du pont de chemin de fer (Le Pays Chauvinois, n° 4, année 1965, p. 12; Pierre Sailhan).

1882 (30 septembre) : Charles Tranchant acquiert "des héritiers Thévenet, environ un tiers du donjon" de Montléon (Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 4e trimestre 1894, p. 524).

1883 (27 mai) : grande calvalcade réalisée "au profit des pauvres, à l'occasion de l'inauguration du chemin de fer"; hélas ! la fête se déroule sans train : en effet, tout est prêt pour l'ouverture du trafic, mais il n'y a pas encore de chef de gare (Le Pays Chauvinois n° 21, 1982, p. 150; Pierre Roger). Voir aussi, sous un autre angle, Pol Jouteau, Chauvigny les Chauvinois, p. 132-133.

1883 (18 juin) : ouverture de la première section de la ligne de chemin de fer de Poitiers au Blanc, jusqu'à Chauvigny (Le Pays Chauvinois n° 21, 1982, p. 111; P. Sailhan).

1883 (4 octobre) : le Conseil Municipal accepte un accord entre M. Doré et le maire pour l'acquisition de la parcelle du clos Doré située en bordure de la Vienne, afin d'y construire le groupe scolaire (Le Pays Chauvinois, n° 8, année 1969, p. 14; Jacques Toulat).

1884 : Auguste Roy succède à son père Marc comme meunier du moulin de Saint-Léger (Inventaire des sites hydrauliques..., p. 36; Max Aubrun).

1888 (28 mai) : arrêté du maire Marcel Penot, interdisant les processions sur la voie publique qui étaient cause de désordres provoqués par des opposants (Pol Jouteau, Chauvigny les Chauvinois, p. 134-136; reproduction d'une lettre du maire au curé de Notre-Dame en réponse à une lettre du curé lue en chaire).

1889 (17 octobre) : signature d'un marché entre la commune et M. Caillé, industriel, pour l'installation d'un réseau d'électricité (Le Pays Chauvinois n° 24, 1986, p. 355; P. Sailhan).

1889 : fondation d'un hebdomadaire, "le Petit Chauvinois", disparu en 1895 (Pol Jouteau, Chauvigny les Chauvinois, p. 138).

1892 : interdiction des processions dans la commune de Saint-Martial, par le maire Célestin Jouteau (Pol Jouteau, Chauvigny les Chauvinois, p. 136).

1892 : lancement d'un journal, "le Républicain Chauvinois", qui n'a eu que quelques numéros (Pol Jouteau, ibid., p. 138).

1894 (20 août) : l'abbé Guérin, curé de Saint-Jean-l'Evangéliste de Châtellerault, et sa soeur Melle Désirée Guérin, vendent le château de Gouzon à l'État, en conservant l'usufruit, sauf pour "une tour extérieure". Acte approuvé par le ministre de l'Instruction et des Beaux Arts le 12 septembre (Ch. Tranchant, dans Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 4e trimestre 1894, p. 523-524). Dans cet article, Tranchant signale que Flins est occupé par une auberge.

1895 : nouvelle publication, "le Républicain de Chauvigny", qui subit le même sort que " le Républicain Chauvinois " (Pol Jouteau, Chauvigny les Chauvinois, p. 138).

1898 : Pol Jouteau lance "la Petite Sociale" (Pol Jouteau, ibid., p. 138).

1898 (12 novembre) : tentative de déraillement du train de Poitiers au Blanc, à Chauvigny, au moyen d'un bloc de pierre (Le Pays Chauvinois n° 21, 1982, p. 143; Pierre Sailhan).

XXe siècle

1901 : création d'une "maison du peuple", rue du Berry (Pol Jouteau, Chauvigny les Chauvinois, p. 129; mais en 1902 à la p. 144).

1907 (février) : lancement d'un hebdomadaire, le "Réveil Chauvinois", par Pol Jouteau; disparu pendant la guerre et repris en 1920 (Pol Jouteau, ibid., p. 139-140).

1907 (1er mai) : une "bourse du travail", maison des syndicats, est ouverte dans un local contigu à l'école maternelle, rue de Châtellerault (Pol Jouteau, ibid., p. 130).

1908 (14, 15 et 16 août) : grande fête populaire à l'occasion d'un concours de musique auquel participent onze sociétés musicales, plus les Bigotphoneux de Châtellerault, au nombre de cinquante (Le Pays Chauvinois, n° 23, 1984, p. 282-284; Pierre Roger).

1911 (11 mars) : la Société des Antiquaires de l'Ouest émet un voeu en faveur de la préservation de la maison dite des Templiers, qui est menacée de démolition par un projet de passage du "tram" par la rue de Châtellerault (Le Pays Chauvinois n° 21, 1982, p. 117; Pierre Sailhan).

1912 : décision de construire un mur de soutènement, le long de la Vienne, entre le pont et le Pavillon, pour y aménager une promenade plantée de tilleuls (Le Pays Chauvinois, n° 8, 1969, p. 14; Jacques Toulat).

1912 : inauguration du camp d'aviation sur le plateau de Gâte-Râpe (Pol Jouteau, Chauvigny les Chauvinois, p. 144).

1914 (21 mars) : ouverture de l'exploitation du tramway Châtellerault-Chauvigny; la ligne s'arrête à la station dite de Saint-Martial, appelée localement "de la porte de Châtellerault" (Le Pays Chauvinois n° 21, 1982, p. 117; Pierre Sailhan).

1920 : création d'une coopérative municipale de boulangerie, rue Saint-Léger, pour faire face à une crise née de la taxation du prix du pain (Pol Jouteau, Chauvigny les Chauvinois, p. 146).

1920 (28 octobre) : fondation d'un Syndicat d'Initiative (Pol Jouteau, ibid., p. 146).

1922 (8 avril) : inauguration de la ligne de tramway Chauvigny-Bouresse (Le Pays Chauvinois n° 21, 1982, p. 117; Pierre Sailhan).

1924 : Auguste Roy succède à son père, du même nom, comme meunier du moulin Saint-Léger (Inventaire des sites hydrauliques..., p. 36; Max Aubrun).

1925 : installation d'un roulement à billes pour les cloches de Saint-Pierre (Le Pays Chauvinois n° 30, 1992, p. 45; Christian Barbier).

1926 (6 avril) : le président du Conseil, Édouard Herriot, passe à Chauvigny où il prononce un discours et signe le registre municipal (Pol Jouteau, Chauvigny les Chauvinois, p. 146).

1931 (5 et 6 juillet) : réjouissances publiques pour l'inauguration du service des eaux et le cinquantenaire de l'école laïque (Pol Jouteau, ibid., p. 146).

1931 (septembre) : première braderie de Chauvigny (Pol Jouteau, ibid., p. 146).

1934 : le tramway est supprimé; Chauvigny conserve une large voie ouverte dans le quartier des Châtelliers, appelée alors "sus le tram" et baptisée ensuite avenue Jean Jaurès (Le Pays Chauvinois n° 21, 1982, p. 148; Pierre Sailhan).

1944 (25 août) : destruction du pont sur la Vienne (Le Pays Chauvinois, n° 4, 1965, p. 11; Pierre Sailhan).

1948 : Jacques Roy succède à son père Auguste comme meunier du moulin de Saint-Léger (Inventaires des sites hydrauliques..., p. 36; Max Aubrun).

1948 (3 avril) : inauguration du nouveau pont sur la Vienne (Le Pays Chauvinois, n° 4, 1965, p. 12; Pierre Sailhan).

1952 : incorporation du réseau local d'électricité à celui de l'Électricité de France (Le Pays Chauvinois n° 24, 1986, p. 355; P. Sailhan).

1966 : mise en activité, au Plantis, d'une usine de 5 000 m2, pour le stockage de la production de l'usine de porcelaine de la rue Vassalour, la préparation des commandes, la décoration, le conditionnement et l'expédition (Le Pays Chauvinois, n° 14, 1975, p. 26; Jacques Toulat).

1970 : adjonction à la précédente d'une usine autonome de fabrication de tasses et de soucoupes (ibid., p. 27; Jacques Toulat).

1972 : arrêt de l'activité de la minoterie du moulin Saint-Léger (Inventaire des sites hydrauliques..., p. 39; Max Aubrun).

1987 (15 octobre) : travaux de réaménagement de la place Notre-Dame qui mettent au jour des sépultures médiévales au pied de l'église (Le Pays Chauvinois n° 26, 1988, p. 53; Isabelle Bertrand).

Non publié.