NOTES DE TOPOGRAPHIE HISTORIQUE SUR CHAUVIGNY

 

Il s’agit d’une liste alphabétique de noms de terroirs, de rues, de portes, de maisons et autres éléments caractéristiques du paysage urbain et suburbain. Chaque article comporte des extraits significatifs de documents anciens.

Abréviations :

- Références d’ouvrages :

AHP : Archives Historiques du Poitou.

Auber : Abbé Auber, " Recherches archéologiques sur Saint-Pierre-les-Églises ", dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l’Ouest, année 1851, p. 263-416.

B.-F. : Beauchet-Filleau, Dictionnaire des familles du Poitou.

D’Arboval : H. D’Arboval, Angles-sur-Anglin et Chauvigny-sur-Vienne, II. Chauvigny-sur-Vienne, Tours, Péricat, 1924.

Inv som : Archives départementales, Inventaires sommaires.

PC : Le Pays Chauvinois, bulletin annuel de la Société de recherches… du pays chauvinois.

Tranchant : Charles Tranchant, Notice sur Chauvigny de Poitou et ses monuments, 2e édition, Paris, 1884, en particulier Annexe XI, p. 196-202.

- Références de dates (pour éviter les répétitions) :

1430 : "Compte de Mathelin Laurens, receveur pour le comte d’Harcourt", dans Beauchet-Filleau, Pièces inédites, rares ou curieuses concernant le Poitou et les Poitevins, Paris, 1870, p. 50-79.

1553 : déclaration des cens et rentes perpétuelles assis sur les immeubles de la ville et des faubourgs (Archives Départementales, G 8, registre 189).

1566 et 1583 : deux déclarations des biens du chapitre de Chauvigny (analysée dans le Pays Chauvinois, n° 19, 1980, p. 26-29).

1778-1780 : " extrait " du terrier de la baronnie de Chauvigny (Archives Départementales G 34).

Age (l’), important fief urbain, décrit avec précision dans le terrier de la baronnie composé entre 1778 et 1780. Il comprenait notamment la plus grande partie du quartier des Barrières et le " canton des Clouteries ", dans le faubourg est, qui s’étendait entre le chemin de la Fontaine, la ville haute et le sentier du Lusset, sur les pentes dominées par le château baronnial et le château d’Harcourt. Il se prolongeait même dans les " Petits Prés Mayaud ", de l’autre côté du chemin. A une de ses extrémités, au bas de la rue des Corderies, à droite en descendant, était le " puits de l’Age ", qui a été conservé, encastré dans le mur d’une maison. L’abbé Auber signale que les rentes dues au détenteur du fief étaient " presque toujours " " portables et rendables " au " puy (sic) de l’Age " (p. 339-340). Le terrier de la baronnie ajoute, d’après une déclaration de censitaire, que les assises du fief se tenaient près de ce puits.

Au XVIIIe siècle, le fief était tenu en indivision, par moitié, entre l’évêque baron et des particuliers. Il doit son nom à une famille de l’Age. En effet, en 1582, un Charles de l’Age, sieur de la Bertholière [paroisse de la Bussière], fait aveu à l’évêque du fief de la Salle Cordou, autrement fief de l’Age, situé à Chauvigny (voir mon étude sur Chauvigny en 1553). Cependant son histoire est à faire.

.Auberge ou hôtellerie de l’Écu de France, rue Faideau sud (n° 10, 12), à l’angle de la rue du Petit Pont, avec grange en face, rue Faideau nord

- 1553 : déclaration par Jean Dubois, " hôte de l’Écu de France ", " sieur de l’Écu de France ", d’une grande maison " où pend par enseigne l’Écu de France ", avec appartenances de jardin et grange situées au delà du ruisseau, au contact du cimetière de Saint-Léger, l’ensemble tenu à rente de Me René Berthelot, de Poitiers; plus un pressoir situé en face, de l’autre côté de la rue, tenu au cens de 12 deniers au seigneur de Verre et à la rente de 5 sous au seigneur d’Artiges;

- 1654 : Jacques Richard, " hoste de l’Écu ", baptise sa fille Françoise (D’Arboval);

- 1718 : Jean Doré, qui fait baptiser un fils, administre l’Écu (D’Arboval);

- 1722 : déclaration par Jean Doré et sa femme Marie Ledoux, au cens de 6 deniers à la baronnie;

- 2 juin 1778 : déclaration par Jean Doré, notaire et contrôleur, demeurant paroisse Saint-Léger, fils et héritier en partie des précédents, au même cens, d’une maison avec appartenances, où pend pour enseigne l’Écu de France, située en la grande rue, consistant en plusieurs chambres basses et hautes, greniers, cour, écurie, four, fournil, allée ou couloir et autres aisances, joignant par le devant à la grande rue, par le derrière au ruisseau, d’un côté à la maison du sieur Delamazière, procureur à Poitiers, d’autre à la maison de Jean Richard, boulanger, une petite rue ou ruette allant de la grande rue à l’église Saint-Léger entre deux, sur main droite ; plus un jardin contenant environ 1 journal 1/2, un petit colombier, une cour et une grange, situés de l’autre côté du ruisseau, joignant d’une part à ce ruisseau, d’autre à la place de Saint-Léger qui était anciennement le cimetière, d’autre à la ruette ci-dessus sur main droite, d’autre aux grange et cour de l’auberge des Trois Rois; entre le jardin, qui est du côté de la ruette, et les cour et grange qui sont du côté de celles des Trois Rois, est un couloir servant de passage pour aller de la maison de l’Écu sur la place de Saint-Léger, en passant sur un pont établi sur le ruisseau;

- 15 février 1780 : une grange et un jardin " de l’Écu de France ", venus de Jean Forget, sont désignés en confrontation, rue Faideau nord, en face de l’hôtellerie; ils ne sont pas déclarés car ils ne sont pas de la seigneurie du baron.

On distingue sur la façade l’écu royal à trois lys.

Auberge ou hôtellerie de l’Image Saint Jacques, rue de l’Ancien Pont sud, première maison en sortant du pont

- 1553 : déclaration d’une maison " où pend par enseigne l’Image Saint Jacques ", tenant au pont et à la Vienne, avec vivier attenant, par Jeanne Mayaud, veuve Pierre Berthonneau, qui y réside, et Lucas Berthonneau, ensemble pour une moitié, et par Me Charles Dada à cause de sa femme Clémence Berthonneau, pour l’autre moitié, au cens de 9 deniers au baron.

Auberge ou hôtellerie de la Corne de Cerf, rue du Berry est, entre les deux bras du ruisseau, en partie à l'emplacement de la rue de Saint-Savin :

- 1553 : déclaration par Julien Maulay, " hôte de la Corne ", à cause de sa femme feue Jeanne Guinelle, d’une maison où " pend par enseigne la Corne de Cerf ", où il se tient, avec jardins, saulaie et vivier, rue du querreu Piet à l'Aumônerie, de toutes parts le long du ruisseau descendant du moulin de Millier au moulin de Saint-Just, au cens de 20 deniers et à la rente de 60 sous, 2 chapons et 1 poule au seigneur d’Artiges.

Comme l’assiette fait partie du fief d’Artiges, on ne trouve aucune indication dans le terrier de la baronnie.

Auberge ou hôtellerie de la Croix Blanche, rue du Berry ouest

- 1643 : déclaration par Jean Mayaud, sieur du Charrault, au cens de 2 sous 6 deniers à la baronnie; - 1663 : déclaration par Andrée Bouilly, veuve Isaac Mayaud, sieur du Charrault, au même cens; - Louis Demoussault, chevalier, sieur des Courtis, héritier des précédents; - 1er mai 1758 : Marie Jacquemain, veuve du précédent, vend à Jean et François Girault, frères, chacun pour une moitié, suivant acte passé par Brunet, notaire à Poitiers;

- 8 mai 1779 : déclaration au terrier de la baronnie par les acquéreurs ci-dessus, maîtres menuisiers, demeurant paroisse Saint-Léger, d’une maison à laquelle pend pour enseigne la Croix Blanche, rue de Saint-Léger, consistant en allée ou couloir, deux boutiques par le devant, plusieurs chambres basses, dessous ou cellier, grange, quatre chambres hautes, greniers par le dessus, deux cours dans l’une desquelles, près du ruisseau, est un cellier, chambre au dessus à laquelle on accède par un degré extérieur, le tout se tenant, joignant par le devant à la dite rue de Saint-Léger conduisant du pont de l’Aumônerie et des carroirs de la Corne et de Saint-James au carroir Piet sur main gauche, d’un côté à la maison du sieur Jean Girault venue d’Étienne Huet, par le derrière au ruisseau, d’autre côté au jardin de la maison du sieur Roy, huissier royal, au cens de 2 sous 6 deniers, dus conjointement et solidairement par les déclarants.

Auberge de la Fontaine, rue de la Paix ouest, maison sans numéro, contiguë à celle du chirurgien Le Donné, au nord

- 1723 : déclaration par Clément Nau, huissier royal, au cens de 2 deniers à la baronnie, avec un autre immeuble;

- 28 novembre 1778 : déclaration par Jean Provôt, bourgeois, demeurant paroisse Saint-Just, à cause d’Anne Nau, son épouse, fille et héritière du précédent, d’une maison, rue de Saint-Just, qui était anciennement l’auberge de la Fontaine, consistant en boutique, chambre basse par derrière, couloir, cellier, deux chambres hautes, grenier par le dessus, appentis, cour et jardin, joignant d’une part, par le devant, à la rue de Saint-Just, d’autre part, par le derrière, au ruisseau, d’un côté aux maison et appartenances de Pierre Berthonneau venues de Louis Delaroche et à la grange du sieur Boyer et d’autre côté aux maison et appartenances du sieur Le Donné, chirurgien, venues de Jean Cherbonnier, chirurgien, au cens de 2 deniers à la baronnie avec un autre immeuble.

Auberge de la Madeleine, rue Faideau sud (n° 46), en contact avec l’ancienne maison de Chessé, avec cave dépendante dans la venelle au nord

- 1723 : déclaration de la maison et de la cave par Jeanne Gardemaud, veuve François Marais, au cens de 12 deniers; - (blanc) Chauvin, épouse de (blanc) Robineau puis de François Pignonneau, sieur de Beaumarchais; - Jean-Baptiste Chauvin, maître chirurgien, neveu et héritier de la précédente;

- 13 juin 1778 : déclaration par le sieur Jean Joseph Chauvin, maître chirurgien, demeurant paroisse Saint-Léger, fils et héritier en partie du précédent, d’une maison située en la grande rue, qui était anciennement l’auberge de la Madeleine, consistant en deux chambres basses, une cuisine, quatre chambres hautes, trois greniers par dessus, cour avec puits, grange, écurie avec fenil au dessus, buanderie, cellier, jardin d’environ un journal, joignant d’un côté à un petit bâtiment anciennement en grange d’André Melot et le contournant de deux parts, les murs mitoyens entre, à une fosse commune entre le déclarant et Louis Girault, qui est entre la grange de Girault et l’écurie du déclarant, et au jardin du dit Girault, le mur mitoyen entre deux, d’autre aux maison, cour et jardin de Jacques de Chessé, le mur mitoyen entre deux, d’un bout, par le devant de la maison, à la grande rue, d’autre, par le derrière et bout du jardin, au ruisseau, de l’autre côté duquel est une chènevière au bout de laquelle est construite une grange lui appartenant qu'il tient roturièrement du prieuré de Saint-Just, et ajoutant avoir droit de passage dans la petite rue ou venelle qui est entre le petit bâtiment d’André Melot et celui de Hiérôme Courtois, pour aller et venir à son écurie qui a son ouverture au bout de cette venelle, et à la fosse commune entre Louis Girault et lui, au cens de 12 deniers pour cette maison et une cave au lieu nommé la Roche, sous le jardin de la veuve Grosbout et sous la même entrée que la cave des demoiselles Bruneau de la Chèze, sur main gauche et y joignant, tenue de la baronnie dans le même article.

Auberge ou hôtellerie des Trois Piliers, rue de l’Ancien Pont nord, à l’angle de la ruette qui a précédé l’avenue Jean-Jaurès :

- 1553 : déclaration par Jean Pierre, " hôte des Trois Piliers ", d’une maison avec appartenances, " où pendent par enseigne les Trois Piliers ", tenant au pavé de la grand rue des ponts au château, au cens de 3 deniers au sieur de Beaumarchais;

- 1648 : Sébastien Richard, " hoste des Trois Piliers ", est parrain de Jean Quillet (D’Arboval).

L’édifice, qui comportait des caves très anciennes, a servi de gendarmerie. Il a échappé à la destruction lors du percement de la voie du " tram " mais a disparu après la seconde guerre mondiale.

Auberge des Trois Rois, rue Faideau sud, près du carroir Trilloton

- 1553 : déclaration par Louise Porcheron, dame de la Stère et de Pressec, d’une maison habitée par Jacques Blouin et Antoine Nadet, qu’elle tient du prieuré du Teil-aux-Moines au devoir de 5 sous de cens et 20 sous de rente; elle a aussi une grange sise sur le chemin de l’église Saint-Léger au quartier des Châtelliers, qu’elle ne déclare pas mais qui est connue par confrontation;

- 5 mars 1715 : André Roy, " hoste des Trois Roys ", baptise sa fille Françoise (D’Arboval);

- 1778-1780 : la " maison et auberge des Trois Rois " est désignée en confrontation, comme appartenant aux enfants et héritiers de Louis Roy, venant de Magdelon Girard, sieur de Pressec, et mouvante du même prieuré; la grange mentionnée en confrontation en 1553 est dite, également en confrontations, " grange, cour et jardin de l'auberge des Trois Rois ", appartenant aux mêmes, venus du même et du fief du même prieuré.

- 1833 : sur le plan cadastral, l’auberge n’est pas mentionnée mais un hôtel appelé " les Trois Piliers " figure à l'emplacement des dépendances. Ce nouvel établissement, qui reprend un nom ancien, donne sur la place Saint-Léger qui a été établie à l’emplacement du cimetière et où se tiennent des foires et marchés depuis plusieurs décennies. La voie prévue au travers du quartier des Châtelliers va bientôt être ouverte.

Il semble que l’enseigne " les Trois Rois " ait été choisie par la famille Roy. Quant à Magdelon Girard, c’est un descendant de Louise Porcheron.

Auberge ou hôtellerie du Cheval Blanc, faubourg de l’Aumônerie, à l’angle de la rue Jean Arnault et de la route de Montmorillon, avec dépendances dans la rue du Bas-Bourg, près la porte de l’Aumônerie

En 1779, " l’ancienne tenue du Cheval Blanc " correspond à trois maisons contiguës situées en face de la porte de l'Aumônerie, entre la rue Jean Arnault et la route de Montmorillon, à deux maisons bâties à la place d’anciennes granges, rue du Bas-Bourg nord, et à un petit jardin en face, à la pointe formée par la rue du Bas-Bourg et la route de Saint-Martin.

- 1553 : déclaration par Pierre Vidard, à cause de sa femme Guillemette Simonnet, d’une maison " où pend par enseigne le Cheval Blanc ", tenue du baron à cens et rente de 5 sous et 2 chapons et chargée d’une rente de 30 sous au chapitre; le couple y réside; déclaration par le même, à cause de sa femme, et par Me René Gilbon, d’une grange appelée autrefois la grange des Fournier, sans mention de cens;

- 1644 : déclaration par " les Duport ", Étienne Remigeaud, François Barault, Pierre Gardemaud et Jacques Dupinier; - 1665 : déclaration par Jean Duport, René Bessonnet, François Bouchaud et autres, pour " la tenue du Cheval Blanc " et granges dépendantes, au devoir de 2 chapons et 6 sous 4 deniers à la baronnie;

- 1779 : déclarations par les frères Louis et Joseph Bouchaud, Charles Gardemaud et Nicolas Rousseau

Première part, aux frères Bouchaud :

- François Bouchaud; - Michel Bouchaud, fils et héritier du précédent;

- 4 mai 1779 : déclaration par les frères Louis et Joseph Bouchaud, bourgeois, demeurant au faubourg de l'Aumônerie, enfants et héritiers en partie du précédent, de :

1. deux maisons contiguës, faisant partie de trois anciennement nommées la tenue du Cheval Blanc, situées au faubourg de l’Aumônerie, consistant savoir : - l’une, qui est par le devant et appartient à Louis, en chambre basse, petite entrée, ballet au dessus, chambre haute, le degré pour y monter étant sous ledit ballet, petit cabinet sous ce degré et grenier sur la chambre haute, avec un emplacement où est le puits commun de la tenue ; - l’autre, qui appartient à Joseph, en chambre basse, dessous, cellier, deux chambres hautes et grenier par le dessus, écurie et fenil par dessus, petit jardin par le derrière contenant à semer environ 1/2 mesure de chènevis ; l’ensemble joignant, par le devant de la première maison, au chemin conduisant du pont de l’Aumônerie à Montmorillon, sur main gauche, d’un côté à l’emplacement où est le puits commun et à la maison de Charles Gardemaud, perruquier, qui faisait partie de la dite tenue du Cheval Blanc... ;

2. une maison au faubourg de l’Aumônerie, qui anciennement faisait partie des granges de la tenue du Cheval Blanc, consistant en chambre basse, grenier par le dessus, cellier et grange à côté et par le derrière de la chambre, grenier aussi par le dessus, le tout se tenant, joignant par le devant au chemin ou rue conduisant du pont de l’Aumônerie au puits commun du Bas Faubourg, sur main droite, par le derrière au ruisseau, d’un côté à la maison de Nicolas Rousseau qui faisait aussi partie des dites granges..., maison appartenant à Louis,

3. un petit jardin clos de murs en pierres sèches, contenant environ 1/2 chaînée, en forme de triangle à la pointe duquel est une croix de pierre plantée par les Duport, auteurs des sieurs Bouchaud, le dit jardin situé faubourg de l'Aumônerie, devant la maison précédente, dont il est séparé par la rue conduisant du pont de l’Aumônerie à Saint-Martin-la-Rivière, joignant d’un bout à un emplacement nouvellement concédé par l’évêque à (blanc) Tranchant, charpentier, pour y bâtir, d’autre bout, par la pointe, à ladite croix des Duport, lequel jardin le déclarant, Louis Bouchaud, prétend faire partie des anciennes charrières et aisances des granges de la tenue du Cheval Blanc,

l’ensemble de l’ancienne tenue du Cheval Blanc au cens de 2 chapons, 6 sous et 4 deniers à la baronnie, dus conjointement et solidairement avec Charles Gardemaud et Nicolas Rousseau qui paient chacun 2 deniers pour leur part ci-dessous; Louis paie 1/4 de la partie due par les deux frères et Joseph les 3/4.

Deuxième part, à Charles Gardemaud :

- Pierre Gardemaud; - (blanc) Chaumier; - Florence Chaumier, fille du précédent, épouse de Charles Gardemaud;

- 7 mai 1779 : déclaration par Charles Gardemaud, maître perruquier, demeurant faubourg de l’Aumônerie, comme fils et héritier en partie des précédents, et comme arrentataire, pour partie, de Jacques Chaumier dit Lavergne, frère de la dite Florence Chaumier, suivant acte passé par du Châteigner, notaire à Poitiers, le 5 mai 1766, d’une maison située au faubourg de l’Aumônerie, une des trois maisons de l’ancienne tenue du Cheval Blanc, consistant en boutique, arrière-boutique, chambre basse, cellier, deux chambres hautes, deux antichambres, grenier par le dessus, joignant d’un côté au chemin du pont de l’Aumônerie au village nommé le Poirier qui est au bout de la grande chaussée des Barrières, sur main droite, par le devant à un plan sur lequel est un puits, plan et puits communs entre lui et les sieurs Louis et Joseph Bouchaud du surplus des maisons de la dite tenue du Cheval Blanc, d’autre côté à la maison du dit Joseph Bouchaud...,

au devoir de 2 deniers pour sa part de cens à la baronnie, plus une rente de 20 s due au chapitre de Saint-Pierre, dont ses prédécesseurs ont été chargés, par arrangement avec les autres teneurs de la tenue du Cheval Blanc qui, en conséquence, "sont tenus de le décharger et garantir du gros devoir de ladite tenue, qui est de 2 chapons, 6 sous 4 deniers", plus une rente de 15 livres à Jacques Chaumier pour raison de la dite maison et autres héritages contenus dans le bail à rente ci-dessus;

Troisième part, à Nicolas Rousseau :

- François Bouchaud (le même que pour la première part); - (blanc) Bouchaud, fille du précédent, épouse de (blanc) Chaumier, cabaretier; - Jacques Chaumier, fils des précédents, baille à rente à Nicolas Rousseau, marchand, suivant acte portant amortissement de la rente, passé par Bourbeau, notaire à Poitiers, le 19 janvier 1657;

- 12 avril 1779 : déclaration par Nicolas Rousseau, marchand, demeurant au faubourg de l’Aumônerie, acquéreur ci-dessus, d’une maison anciennement en grange, consistant en deux petites chambres basses, grenier par le dessus, avec grange à côté nouvellement construite, dont l’emplacement était ci-devant en jardin, joignant d’un bout, où est la grange, au pont de l’Aumônerie, sur main droite en sortant de la ville, une petite passée pour aller au ruisseau entre, d’un côté, par le devant, à la basse rue du faubourg de l’Aumônerie conduisant du dit pont au puits du Bas Bourg et à Saint-Martin-la-Rivière, sur main droite, d’autre bout, où sont les chambres, à une chambre et grange ou cellier de Louis Bouchaud qui fait partie de l’ancienne tenue des granges du Cheval Blanc, et d’autre côté, par le derrière, au ruisseau descendant du pont de l’Aumônerie à la Vienne, sur main gauche en suivant son cours, au cens de 2 deniers à la baronnie, partie de 2 chapons 6 sous 4 deniers de cens pour l’ensemble de la " tenue du Cheval Blanc ".

Auberge du Chêne Vert, rue de Châtellerault est (n° 14, maison dite " des Templiers ") et rue Faideau nord

- 1705 : un sieur Richard, " hoste du Chêne Vert ", enterre une fille (D’Arboval);

- 1722 : déclaration par Guillaume de Cressac, marchand, à 6 deniers de cens;

- 1723 : déclaration par Jean Richard, boulanger, et sa femme Françoise Tribouillard, d’une maison contiguë, au nord;

- 3 avril 1728 : Catherine Larcher, veuve et commune en biens de Guillaume de Cressac, marchand, vend à Pierre Tribouillard, marchand de fers, et Charlotte Vaugis, son épouse, suivant acte passé par Germonneau, notaire;

- 18 mai 1778 : déclaration pour 1/3 par les demoiselles Jeanne, Françoise et Marie Richard, filles majeures et héritières en partie du sieur Jean Richard, boulanger, et de Françoise Tribouillard, sa femme, demeurant paroisse Saint-Léger, et pour 2/3 par les frères Louis Tribouillard, notaire et procureur de la baronnie, demeurant paroisse Saint-Léger, et Michel Tribouillard, prêtre, chanoine de Saint-Pierre, enfants et héritiers de Pierre Tribouillard et Charlotte Vaugis, acquéreurs de Catherine Larcher en 1728, d’une maison, appartenances et dépendances, où anciennement pendait pour enseigne le Chêne Vert, ouvrant par deux porches ou grandes portes, l’un dans la rue de Châtellerault et l’autre dans la rue Faideau, actuellement divisée en deux parties :

- l’une appartenant aux demoiselles Richard, consistant en petit bâtiment composé d’un dessous avec cellier et buanderie, deux chambres hautes couvertes de tuiles, grange ou cellier et jardin d’un journal par derrière, joignant d'une part au porche, cour et puits de la partie de la maison appartenant aux sieurs Tribouillard, d’autre à une maison et appartenances des dites demoiselles,

- l’autre appartenant aux sieurs Tribouillard, consistant en plusieurs chambres basses et hautes à faire feu, grenier au dessus, caves au dessous, cellier, écurie, commodités, greniers à mettre le foin, les deux porches, cour avec petit jardin en forme de plate-bande et puits et autres aisances;

au cens de 6 deniers à la baronnie, dus conjointement et solidairement, savoir les demoiselles Richard 2 deniers et les sieurs Tribouillard 4 deniers, et à la rente de 33 livres sur la portion appartenant aux demoiselles Richard, due aux sieurs Belleau, avocat au Blanc, et Rondeau, demeurant à Poitiers, à cause de (blanc) Certau sa femme.

La répartition des parts montre que Françoise Tribouillard est sœur de Louis et Michel. D’autre part, le nom " le Chêne Vert " figure à cet emplacement sur le plan cadastral de 1833. Voir Maison dite des Templiers.

Auberge du Dauphin, probablement rue du Port, au sud

- 1648 : Sébastien Richard, demeurant au Dauphin, épouse Isabelle, fille d’une dame Cornu, " hôtesse de Solrie " ou " Sobrie " (D’Arboval);

- 1718 : Jacques Coulon est dit " hôte du Dauphin " (ibid.);

- 1778-1780 : Jacques Coulon est dit " hôte du Dauphin ", " marchand aubergiste du Dauphin "; il est veuf de Catherine Herpin et a des enfants sous sa tutelle; son auberge n’est pas localisable parce que hors de la seigneurie de l’évêque. Cependant c’est probablement l’auberge du même nom qui figure sur le plan cadastral de 1833, dans la rue du Port, au sud, à hauteur de l’ancienne hôtellerie des Trois Piliers.

Il est évident que le Dauphin de 1648 et 1718 n’est pas forcément celui de 1778-1780.

Auberge du Lion d’Or, rue de la Paix ouest (n° 11), et rue Vassalour sud pour les dépendances

- 1647 : déclaration par Eustache Roy, chirurgien, pour l’auberge du Lion d’Or, au cens de 6 deniers;

Ensuite l’auberge est divisée en deux parties;

Première partie :

- 14 janvier 1779 : déclaration par Radegonde Amillet, veuve Joseph Bidaud, demeurant paroisse Saint-Just, comme mère et tutrice de leurs enfants, d’une maison, rue de Saint-Just, consistant en boutique, deux chambres hautes, grenier par le dessus, petite cour, grange et écurie en cette cour, joignant par le devant à la rue de Saint-Just, par le derrière à la maison du sieur Ledoux qui, anciennement, composait avec la présente l’auberge du Lion d’Or, au cens de 2 deniers à la baronnie, conformément à la déclaration de l’auberge du Lion d’Or rendue par Eustache Roy en 1647, qui portait plus gros devoir parce qu’elle comprenait la maison ci-dessous.

Deuxième partie :

- Fulgent Texereau;

- Madeleine Texereau, fille et héritière du précédent, épouse de Pierre Doré;

- 8 février 1779 : déclaration par Jérôme Sylvain Ledoux, notaire et procureur de la baronnie, demeurant paroisse Saint-Just, à cause de Marie Doré, son épouse, fille des précédents, de la moitié d’une maison, rue de Saint-Just, l'autre moitié appartenant à Radegonde Amillet, veuve Joseph Bidaud, le total étant anciennement l’auberge du Lion d’Or, consistant la dite moitié en boutique sur la rue, appentis au bout, chambre basse, petit cabinet à côté, qui sont tous les deux sur main gauche en entrant, lequel dit appentis composant deux autres petits cabinets et une cuisine, le tout se tenant sur main droite du corridor commun, chambre haute, grenier par dessus, petite cour, espèce de jardin faisant la moitié de l’ancienne cour de l’auberge et en celle-ci galerie, grange, cellier, et deux petites écuries avec petit bâtiment sur le bord du ruisseau, construit sur l’ancien mur de ville, ayant son ouverture dans la rue de Vassalour, consistant en un dessous et un grenier par le dessus, le total de la dite maison et dépendances de l'auberge du Lion d’Or joignant d’un bout, par le devant, à la rue de Saint-Just, d’un côté à la rue de Vassalour conduisant de la rue de Saint-Just aux anciens murs de ville et au ruisseau, sur main gauche, en laquelle rue la dite maison a sa sortie par une porte bâtarde simple, d’autre bout au dit ruisseau, le dit ancien mur de ville entre deux, dans lequel il y a une porte pour aller dans les chènevières de la tenue de Paradis, vis-à-vis de laquelle l’avouant a un petit renfermé d’environ 1 boisselée, qu’il prétend relever du prieuré de Saint-Just, au cens 4 de deniers à la baronnie, partie de 6 deniers pour l’ensemble de l’ancienne auberge, sans que la division du dit devoir puisse préjudicier à la solidité du tout.

Auberge du Petit Paris, rue Faideau sud (n° 38), un peu avant la venelle qui mène aux caves de la Roche, avec cave dépendante dans cette venelle

- 1645 : déclaration par Pierre Renoncet à cause de sa femme Marie Drouillard, au cens de 2 deniers;

- 1722 : déclaration par Antoine Bruneau, sieur de la Chèze, au même cens;

- 20 juin 1778 : déclaration par demoiselle Anne-Marie Bruneau, veuve Jacques Hiver Sandemoy de la Grenadière, avocat au Dorat, demeurant paroisse Saint-Léger, fille et héritière en partie du précédent et faisant tant pour elle que pour les deux autres demoiselles, ses sœurs et cohéritières, dont l’une est veuve du sieur (blanc) Cherbonnier, chirurgien, d’une maison qui anciennement était l’auberge du Petit Paris, située en la grande rue, consistant en deux chambres basses, deux chambres hautes, greniers par dessus, cuisine, cellier, cour, écurie et fenil par dessus, joignant d’un bout, par le devant, à ladite grande rue, d’autre, par le derrière, à son jardin mouvant du prieuré de Saint-Just, le ruisseau entre deux, au cens de 2 deniers pour cette maison et une cave appelée la Roche, dans le bas des coteaux du même nom, sous le jardin de Pierre Suire, avec un petit espace devant l’entrée, qui était anciennement en jardin, tenant à la cave de la maison du sieur Chauvin, chirurgien (ancienne auberge de la Madeleine ci-dessous), qui est sous la même entrée et couloir, à gauche en entrant, par le devant de ladite entrée et couloir à la venelle menant aux caves, sur main droite, tenue de la baronnie dans le même article que la maison.

Auberge du Soleil, au bas de la rue des Trois Rois nord (n° 1), maison dite " du roi Jean " ou " de Louis xiv ".

- 1553 : déclaration par Me Nicolas Drouilhard d’une maison où il se tient, avec jardin attenant, au cens de 1 denier au baron;

- 1722 : déclaration par Renée Limouzineau, veuve François Barault, au cens de 1 denier;

- Marie-Elisabeth Barault, fille et héritière des précédents, épouse de Charles de Chessé, chevalier, seigneur des Maisons Blanches;

- 16 juillet 1778 : déclaration par Jean de Chessé, écuyer, chevalier, ancien capitaine d’infanterie, demeurant paroisse Saint-Léger, fils et héritier en partie des précédents, d’une maison qui anciennement était l’auberge du Soleil, en la grande rue, consistant en entrée avec puits sur main droite, plusieurs dessous, cave, pressoir, plusieurs chambres, cabinets et cuisine au rez-de-chaussée du côté de la rue, au dessus des dits dessous et pressoir, plusieurs chambres et cabinets au dessus du rez-de-chaussée, plusieurs greniers et galetas sur les dernières chambres et cabinets, cour, galerie double en celle-ci, écurie anciennement en grange avec fenil par dessus, cave qui a son ouverture en l’écurie et qui est sous un des jardins en terrasses ci-après, porche servant d’entrée pour la cour qui est entre la maison et l’écurie, sur lequel est une espèce de fenil en forme de galerie haute, plusieurs jardins en terrasses et coteaux, le tout se tenant et contenant environ 3 boisselées, joignant aux jardins du village des Pruniers, une petite rue ou venelle montant de ladite grande rue aux dits jardins entre, sur main gauche, d’un bout, par le devant de la maison, à la grande rue conduisant du grand château au carroir Piet sur main droite, près et au dessus de ce carroir, et d’autre, par le derrière et coteaux, aux jardins en terrasses et coteaux de M. Pignonneau des Brières, les vestiges d’un ancien mur entre, qui est au dit Pignonneau pour soutenir ses terres, au cens de 1 denier à la baronnie.

Au sujet de l’hébergement de Louis XIV dans cette maison, en 1651, Narcisse Piorry mentionne : " Le roi ne voulut point loger au château, il fut descendre chez Me Baraud ". Où a-t-il pris cette indication? Tout ce qu’on peut en retenir est que les Barault avaient la maison quand écrivait l’auteur de la note dont il s’est inspiré. On ne peut affirmer qu’ils étaient propriétaires en 1651.

Audience (l’), ancienne salle du tribunal de la baronnie, au sud de l’église Saint-Pierre, autrefois séparée de celle-ci par le cimetière; a servi de grange ; - grande rue tendant de l’Audience de Chauvigny au chastel, 1504 (Tranchant, p. 198). Dans le terrier, la minuscule place située devant l’entrée est pompeusement dite "place du Palais".

Aumônerie (l’), maison de charité destinée à loger les passants pauvres, avec chapelle, installée à la sortie méridionale de la ville, cédée à l’évêché de Poitiers par Guy de Montléon, vers le fin du XIIIe siècle (AHP X, p. 361). Elle a donné son nom à une porte de ville, à un faubourg et à un cimetière dans ce faubourg; d’autre part, elle a servi de point de repère pour désigner des rues.

L’établissement : - maison, près l’aumônerie, 1553 - maison avec jardin, près la chapelle de l’Aumônerie, 1553 - rue tendant du quaireux de la Corne de Cerf à l’aumônerie de Chauvigny, 1578 (Tranchant, p. 200) - rue tendant de l’aumônerie au querroy Piet, 1578 (ibid., p. 200).

La porte : voir Porte de l’Aumônerie.

Le faubourg : - maison au faubourg de l’Aumônerie, tenant d’une part au chemin public tendant du cimetière de ladite aumônerie au grand étang des Barrières, 1537 (Tranchant, p. 199) - chènevière, es faubourgs de l’Aumônerie, 1553 - maison et appartenances, es faubourgs de l’Aumônerie, 1553.

Une décision du conseil municipal de Saint-Pierre-les-Églises en date du 13 mai 1866 a transféré l'assemblée annuelle des Églises " sur la place du faubourg de l'Aumônerie ". Il semble bien que le mot faubourg n’ait été employé que par les gens de plume. Toujours est-il que ce faubourg est aujourd’hui constamment appelé " le bourg ".

Le cimetière - Il s’étendait entre la route de Saint-Martin, la rue de la Noraie et le chemin de Chauvigny aux Églises par Chantegreliou (aujourd’hui route de Montmorillon). Il comportait une chapelle dite de Saint-Henri. Quoique très ancien, à en juger d’après des observations faites au XIXe siècle, on en ignore l’origine. A la fin du XVIIIe siècle, il a servi de cimetière paroissial pour Saint-Léger. Interdit en 1822 (Christian Barbier, PC n° 29, 1991, p. 56).

- maison avec jardin, es faubourgs, tenant au cimetière de l’Aumônerie et aux terres de la Maison Rouge, 1553 - maison, grange, jardins, chènevières, avec leurs appartenances de charrières, entrées, issues et libertés, le tout tenant ensemble, es faubourgs de l’Aumônerie, paroisse de Saint-Pierre des Églises, tenant au cimetière de l’Aumônerie et aux vignes de la Varenne, 1553 - maison, grange et jardin, es faubourgs de l’Aumônerie, près le puits du dit lieu, tenant au cimetière de l’Aumônerie, le chemin entre deux, 1553 - jardin, es faubourgs de l’Aumônerie, tenant au cimetière de l’Aumônerie, 1553.

Le puits mentionné ci-dessus se trouvait dans la rue du Bas-Bourg, près du passage qui unit cette rue à celle de Saint-Martin-la-Rivière : - puits commun du Bas Faubourg, 1778-1780.

Avenue du Moulin des Dames : - chemin de la ville au moulin aux Dames, rue du querreu Saunereau au moulin aux Dames, 1553 - chemin de Chauvigny à Châtellerault, près la porte de Châtellerault, 1553.

Avenue Jean-Jaurès, voie percée récemment pour le passage du chemin de fer départemental Châtellerault-Bouresse par Chauvigny, à travers les Champs Marsay et le quartier des Châtelliers. L’exploitation du trajet Châtellerault-Chauvigny a été inaugurée le 21 mars 1914. La station était établie à l’extrémité de l’actuelle avenue ; elle était dite officiellement " de Saint-Martial " mais on l’appelait localement " de la porte de Châtellerault ". La continuation jusqu’à Bouresse a été réalisée après la guerre et inaugurée le 8 avril 1922 (PC n° 21, 1982, p. 117; Pierre Sailhan). Peu avant le percement, D'Arboval signalait qu'une maison du XVe siècle, dans la rue de l'Ancien Pont, allait être démolie pour permettre le passage (p. 27-28). Jusqu'à la suppression des rails, la voie a été dite communément "rue du Tram" ou "sus l'tram".

Barrières (les), quartier de la ville basse, au-dessous du grand château, délimité par trois portes : porte Coppin au nord, sur le chemin de la Fontaine, porte de l’Étang au sud, sur la chaussée de l’étang, et une porte à l’ouest, dans l'actuelle rue des Barrières, près du moulin bas, appelée " porte neuve " en 1553. L’étang ou grand étang des Barrières est la retenue d’eau qui alimentait les moulins; le sommet du barrage avait été aménagé en voie étroite, qui rejoignait au Poirier le grand chemin de Chauvigny à Saint-Savin.

- grand étang des Barrières, 1322 (Tranchant p. 196) - domus sita in Barrariis, sub castellum domini episcopi, "maison située en Barrières, sous le château du seigneur évêque", 1370 (ibid.) - ledit évesque [de Poitiers] eslira, instituera et destituera capitainne en Danjon et Barrières de Chauvigné, 1387 (AHP X, p. 190) - maison aux Barrières 1512 (Tranchant, p. 198) - petit logis assis es Barrières de Chauvigny, 1515 (ibid.).

Le nom de ce quartier n’a pas reçu d’explication satisfaisante. Tranchant a supposé qu’il s’agissait de barrières de péage, à la sortie de la ville, sur le chemin de Saint-Savin. Or les citations ci-dessus prouvent que le nom est très antérieur au passage du chemin de Saint-Savin par les Barrières. Le texte de 1387 montre en tout cas que le lieu était fortifié.

Berlanderie, Bellanderie (la), terroir du faubourg est, au dessous du château d’Harcourt, sur le chemin de la Fontaine, confondu souvent avec la Clouterie : - maison et jardin, à la Bellanderie, autrement dit la Clouterie, sur le chemin de la porte Coppin au Pressou, 1553 - maison et jardin à la Clouterie, au lieu appelé la Berlanderie, sur le grand chemin de la porte Brunet à la porte Coppin, sur le chemin de la porte Coppin au moulin de la Fontaine, 1553 - verger en la Berlanderie, 1553. Le nom dérive du nom de personne Berland.

Boiceau (le), terroir, hors ville, à la porte de Châtellerault : - chemin de la grand boucherie au Boiceau, 1553 - maison, hors la porte de la rue de Châtellerault, près le Boiceau, 1553, - jardin près le lieu du Boiceau, sur le chemin du portal de la rue de Châtellerault au moulin aux Dames, 1553. La porte de Châtellerault était aussi dite porte du Boiceau. Boiceau est un nom de personne.

Boucherie (la), Grand Boucherie (la), boucherie avec abattoir, en ville haute, près du puits du Petit Marché : - sentence de l'official de Poitiers au sujet d'une rente due aux chanoines sur un banc de boucherie, 1264; c'est le plus ancien titre des archives du chapitre de Chauvigny (Tranchant, Notice, p. 106).; - maison située au Vieil Marché, près la grande boucherie, 1538 (Tranchant, p. 199) - maison et bancs à boucherie, tenant d’une part au chemin ou rue tendant de la Porte Oger à la Porte Arnault, d’autre à la rue par laquelle on descend de la boucherie au querroy Saulnereau, 1545 (ibid., p. 199) - banc et boucherie où l’on a accoutumé tuer les boeufs, appelé l’Abbaye, tenant d’une part à la rue par laquelle on va de la porte Oger à la porte Arnault, d’autre à la place du Petit Marché de la haute ville, d’autre à la rue par laquelle on va de la grande boucherie à la place du Grand Marché, 1545 (ibid., p. 199) - banc appelé l’Abbaye, "où l’on souloit tuer les boeufs", en la haute ville, près la grand boucherie et la place du Petit Vieux Marché, 1553 - Grands Bancs de la haute ville, 1553.

Boulevard des Châteaux : voie réalisée au XIXe siècle : - août 1835 : avisé d’un projet de route de Poitiers à Tournon par Chauvigny, le conseil municipal émet l’avis que la voie traverse la ville haute, pour remplacer la rue de la Grande École, " la seule voie que puissent avoir les voitures et charrettes pour communiquer de la ville basse à la ville haute " (PC n° 2, 1963, p. 8) ; - 11 avril 1880 : le conseil municipal adopte le plan " de la partie du chemin vicinal ordinaire, réseau subventionné n° 8, de la porte de Châtellerault à Saint-Martial " (Ibid., p. 14) ; - 18 février 1883 : le conseil municipal adopte tous les détails des conventions établies pour permettre le passage de la voie (Ibid., p. 16) ; - 1886 : achèvement des travaux (Images du Pays Chauvinois, p. 82) ; - 22 janvier 1890 : écroulement d’un mur sur la propriété d’un particulier (PC n° 2, 1963, p. 16) ; - 3 août 1891 : le conseil municipal accepte un compromis pour le règlement d’un différend avec ce propriétaire (Ibid., p. 16 ; Jacques Toulat).

Bourg Neuf, hors les murs, à la porte de Châtellerault, désigné en 1553 : - verger on Bourg Neuf, devant la maison des Chaigneau, tenant au Champ Marsay, 1553.

Bourseliandre, Boursillande..., terroir du faubourg est, sous la tour de Flins : - chènevière en partie en vigne, en Boursillande, tenant au jardin de la tour de Flins, une muraille entre deux, 1553 - verger et chènevière, "où anciennement souloit avoir un charrault et grange", en Bourselande, 1553 - chènevières, on terrouer de Bourselande, 1553 - jardin, alias verger, en Boursillande, sur le grand chemin de la porte Brunet à la Fontaine, 1553 - le fief et lieu de Boursilandre (1566), Boursiglande (1583), en la paroisse de St-Pierre de Chauvigny, tenant d’une part au chemin de la Porte Brunet à la Fontaine Talbat et à la croix Gardemau, et retournant de la dite croix vers la clouterie, le long de la venelle, jusqu’à l’uisset Chapron, 1566 et 1583 (déclaration des biens du chapitre de Chauvigny).

Nom d’origine inconnue.

Carroir de l’Auvergnasse, non identifié : - carruz de l’Auvergnasse, 1397 (Tranchant, p. 196). Peut-être nom de personne L’Auvergnas, au féminin. En 1309, un " Johan L’Auvergnaz, de Chauvigné ", fait une déclaration à l'évêque pour un fief dont les éléments se situent essentiellement aux environs du Breuil (AHP X, p. 285-286).

Carroir de la Corne de Cerf, carrefour dit récemment "des Quat’ Coins", mais qui n’en comportait que deux avant le percement de la rue de Saint-Savin. Souvent désigné comme point de repère, pour les rues du Berry, de la Paix et du Marché : - rue tendant du quaireux de la Corne de Cerf à l’Aumônerie de Chauvigny, 1578 (Tranchant, p. 200). "La Corne de Cerf" était une hôtellerie à l’emplacement du début de la rue de Saint-Savin, entre les deux bras du ruisseau. Voir Auberge ou hôtellerie de la Corne de Cerf.

Carroir de Saint-James, rues du Berry et des Barrières : - maison située rue de Saint-Léger, joignant par le devant à la dite rue conduisant du carroir Piet à celui de Saint-James, 1778-1780 - rue de Saint-Léger conduisant du carroir Piet à ceux de Saint-James et de la Corne, 1778-1780 - rue conduisant du pont de l’Aumônerie et des carroirs de la Corne et de Saint-James au carroir Piet, 1778-1780 - maison scise carrouère de Saint-James, 1783 (D'Arboval, p. 28). Ce carroir est ainsi désigné parce qu’il se situe à l’angle nord-ouest de la " maison de Saint-James ". Voir Maison des Allemands ou de Saint-James.

Carroir des Barrières, croisement de la rue des Barrières et de la chaussée de l’étang : - maison es Barrières, au querreu des Barrières, tenant à l’étang du seigneur baron, 1553.

Carroir des Charrons, rue de Bretagne : - querroy des Charrons, tenant d’une part au chemin tendant de la chapelle de Notre-Dame de Grâces à la porte Brunet, 1557 (Tranchant, p. 200). Ainsi désigné parce qu’une maison voisine appartenait à une famille Charron : - maisons, jardins et chènevières, alias maison et jardin, à Marie Ballin, veuve Me James Bonnestat, François Dubois et Me Mathurin Doré, autrefois aux Charron et Meignen, rue des Vergers des faubourgs de cette ville, 1553.

Carroir des Receveux, rues Faideau et du Moulin Saint-Léger : - rue tendant du querroy les Recepveux au moulin de Saint-Léger, 1628 (Tranchant, p. 200, qui signale une " maison des gabelles " tout près de ce carrefour, p. 201).

Carroir Miot, non identifié : - rue du querrui Miot, 1553. Porte un nom de personne. Un Jean Miot est désigné en 1309 (AHP X, p. 260, 263, 265).

Carroir Piet, en bas de la rue des Trois Rois. Souvent désigné comme repère topographique, parce qu’il se situe sur le chemin du pont au grand château et sur la voie transversale de Poitiers à Saint-Savin : - querroy Piet 1465 (Tranchant., p. 197), 1504 (ibid., p. 198), 1538 (ibid., p. 199) - grande rue du querroy Piet aux ponts, 1555 (ibid., p. 200) - rue tendant de l’Aumônerie au querroy Piet, 1578 (ibid., p. 200) - rue tendant du querroy Piet au moulin de Saint-Just, 1589 (ibid., p. 200) - grande rue tendant du carroir Piet au carroir Trilloton, 1673 (ibid., p. 201) ; - maison au carroir Piet (1778-1780).

Une famille Piet y possédait un immeuble qui supportait la charge d’une chapelle fondée en l’église Saint-Léger, dite de Notre-Dame la Piette. En 1430, est désignée la " maison Jehanne Piete ". En 1553, le chapelain de Notre-Dame la Piette parle de " maison de Notre-Dame la Piette ". Voir Maison de Notre-Dame la Piette.

Carroir Saunereau, croisement des rues de Châtellerault et de la Grande École : - rue du querroy Saunerau, XVe siècle (Tranchant, p. 198) - chemin tendant du querroy Saulnereau au moulin des Dames, 1522 (ibid., p. 199) - rue par laquelle on descend de la boucherie au querroy Saulnereau, 1545 (ibid., p. 199) - rue de la grand boucherie au querrui Saunereau, 1553 - chemin des Grands Bancs au querrouer Saunereau, 1553 - chemin du querrui Saunereau à la haute ville, 1553. Saunereau est un nom de personne.

Ce carrefour est aussi dit du Boiceau : - rue de la porte Chevreau au querrui du Boiceau, 1553. Voir Boiceau.

Carroir Trilloton, rues Faideau et de la porte de Châtellerault, avant le prolongement de la rue de Châtellerault en direction du sud pour rejoindre la place qui a remplacé le cimetière de Saint-Léger : - maison à Léger Trilloton, maréchal, où il se tient; en basse ville, 1553 - maison avec verger, en basse ville, devant la place du querrui Trilloton, 1553 - grande rue tendant du quairuis Trilloton aux ponts de Chauvigny, 1582 (Tranchant, p. 200) - grande rue tendant du querroy Trilloton au pont, 1621 (ibid., p. 200) - grande rue tendant du carroir Piet au carroir Trilloton, 1673 (ibid., p. 201) ; - maison au carroir Trilloton, consistant en boutique, quatre chambres hautes et trois dessous en forme de celliers, joignant par le devant à la rue allant du carroir Piet au dit carroir Trilloton à main droite, 1778-1780.

La première citation montre qu’on est en présence d’un nom de personne.

Champ Balavoine (le), terroir du faubourg sud, entre le Montauban et le chemin du Pavillon : - lieu appelé le Champ Balavoine, contenant environ quatre bétuzées de terre, en faubourg, sur le chemin de l’Aumônerie, tenant au ruisseau descendant de la Fontaine au moulin à tan, au jardin du prieuré, le ruisseau entre deux; joignant à un vivier qui tient au prieuré, 1553 - une chènevière au Champ Balavoine, 1553 - chènevière joignant le Champ Balavoine, 1553 - jardin joignant le Champ Balavoine, 1553.

Il correspond à peu près au clos Doré du XIXe siècle. Doit son nom à une famille Balavoine ou Batlavoine : en 1430, Bertrand Batlavoine tient à ferme un péage à Chauvigny.

Champs Marsay (les), terroir hors ville, entre l’avenue du Moulin des Dames et la Vienne : - es faubourgs de la rue de Châtellerault, près le Champ Marsay, 1553 - es faubourgs de la porte de la rue de Châtellerault, on Champ Marsay, tenant par le haut au chemin de la dite porte au moulin aux Dames, en face du puits et de l’huilerie des Chaigneau, le chemin entre deux, 1553 - verger; on Bourg Neuf, devant la maison des Chaigneau, tenant au Champ Marsay, 1553 - maison avec jardin, es faubourgs de la rue de Châtellerault, près le Champ Marsay, 1553.

Nom de personne Marsay. En 1414, un écuyer très âgé, qui ne porte plus les armes, nommé Jean de Marsay, est hôtelier à Chauvigny (Jean Toulat, " Un drame chauvinois au XVe siècle ", dans PC, n° 1, p. 12-13).

Chapelle de Graillé, voir Graillé.

Chapelle de la Madeleine, chapelle de l’aumônerie : - chapelle de la Madeleine, aumônerie et appartenances, tenues par Antoine Blai, écolier, étudiant en l’Université de Poitiers, chapelain; devant 10 sous au baron, à Noël ou à la saint Savin, plus 60 sous à muance de seigneur. Le chapelain doit dire trois messes par semaine dans la dite chapelle de la Madeleine, qui est " sujette à loger les pauvres passants ", 1553. musée

Chapelle de Notre-Dame, rue de l’ancien pont, bénie le 31 avril 1651 (D’Arboval, p. 23). D’après Pol Jouteau, qui est né dans cette rue, les derniers vestiges de la chapelle ont disparu lors du percement de l’avenue Jean-Jaurès, pour permettre le passage du " tram " (Chauvigny les Chauvinois, p. 33).

Chapelle de Notre-Dame de Grâce, Saint-Martial, faubourg nord, à l’emplacement de l’actuel cimetière de la ville haute : - chappelle de Nostre Dame de Graces, 1464 - près Notre Dame de Grâce, faubourg de Notre Dame de Grâce, 1553 - maison et jardin près Notre Dame de Grâce, 1553 - appentis près Notre Dame de Grâce, 1553 - grange et jardin près la chapelle de Notre Dame de Grâce, tenant à la grange du chapitre, une venelle entre deux, 1553 - chemin de Notre Dame de Grâce à la porte Brunet, 1637 (Tranchant, p. 200) ; - chemin ou rue de Bretaigne, conduisant de la dite porte Brunet à l’endroit où était la chapelle de Notre-Dame de Grâce, 1778-1780.

Origine inconnue. Elle était donc disparue lors de la confection du terrier, entre 1778 et 1780.. En 1809, le cimetière de la chapelle est devenu cimetière de la commune de Saint-Martial et de la paroisse Saint-Pierre de Chauvigny (Christian Barbier, PC n° 29, 1991, p. 56).

Chapelle de Saint-Henri, avec cimetière, Saint-Pierre-les-Églises, faubourg sud, sur la route de Saint-Martin, à gauche en quittant Chauvigny.

Pas de mention ancienne connue. Une visite du 23 janvier 1777 est signalée par Auber (p. 338). Le cimetière est désigné dans le terrier de la baronnie, 1778-1780. Il est interdit en 1822 (Christian Barbier, PC n° 29, 1991, p. 56). Depuis, la chapelle, plus ou moins remaniée, a été affectée à plusieurs usages; elle a servi de grange puis a été aménagée en maison d'habitation en 1969 ou 1970 (PC n° 9, décembre 1970, p. 28).

Chapelle de Saint-Michel, chapelle du château baronnial. En 1553, le chapelain est Mathurin Bouchet, prêtre, qui, en cette qualité, dispose d’une maison dite maison de la chapelle Saint-Michel du grand château, sujette à un cens de 6 deniers au baron, à la saint Jean-Baptiste.

Visible en partie.

Château baronnial, principal château, dressé à la pointe de l’éperon de la ville haute, avec chapelle Saint-Michel. On ignore en quelles circonstances a été édifiée la forteresse, dans le domaine de l’évêché de Poitiers, mais on connaît, dans la région, plusieurs châteaux érigés sur des terres d’église, lors de la multiplication des édifices militaires. Largement pourvue en biens fonciers, l’Église a dû accepter la construction de " tours ", comme on disait alors, sur ses terres aptes à la défense. Cependant on aimerait connaître les conventions passées entre évêques et abbés d’une part, comtes de Poitiers de l’autre, au sujet des frais d’édification et de la garde de ces forteresses.

- in loco qui dicitur Dugeiaco, et est infra castello Calviniaco tres miliarios, "au lieu appelé... , à trois milles du château de Chauvigny" [992-1014] (AHP XLIX, 1936, p. 130) ; - rue descendant du Petit Marché au grand château, 1553 - chapelle Saint-Michel du grand château, 1553 - on Donjon, près le château, 1553 - maison près le pont-levis du château, 1553

- décembre 1687 : le donjon "n’a presque plus que les murailles" et quelques poutres (Tranchant, p. 21) ; - 7 octobre 1708 : arrêt du parlement de Paris, qui décharge l’évêque des dépenses à faire pour l’entretien du château, en référence à un procès-verbal de visite des 2 et 3 avril précédents qui constatait que les constructions étaient " absolument ruinées, mesme de temps immémorial ", et ne pouvaient " estre refaites ni réparées qu’avec des sommes immenses, mesme que le peu de logement qui y restait était en très mauvais estat et presque en ruine " (ibid., p. 21-22).

- 7 janvier 1793 : " Les masures du cy-devant château de Chauvigny, jardins, et le coteau en dépendant ", vendus comme bien national, sont adjugés, pour 3 000 livres, à Jérôme Ledoux, notaire, demeurant à Chauvigny (ibid., p. 172-173).

- hiver 1799 : écroulement de l’angle sud-est du donjon (ibid., p. 22).

- 15 novembre 1838 : la famille Mège vend le château et ses dépendances à François Pineau et sa femme, pour 2 400 francs, par acte passé devant Armand Hilairet, notaire à Chauvigny. Par rapport à la vente de 1793, les dépendances sont alors réduites d’une parcelle sise en bordure du chemin de la Fontaine, n° 531 et 532, section B, du plan cadastral (ibid., p. 23-24, note).

- 7 juillet 1843 : ordonnance royale prescrivant l’achat des ruines, sur les fonds du service des Monuments Historiques (ibid., p. 23).

- 25 septembre 1843 : François Pineau, propriétaire, demeurant à la Villedieu, et son épouse, Marie-Hortense-Elisabeth Couasnon, vendent " au gouvernement ", pour la somme de 3 125 francs, " les ruines de l'ancien château de Chauvigny ", qu’ils ont acquises en novembre 1838 (ibid., p. 173-174). La garde en est ensuite confiée à la Société des Antiquaires de l’Ouest, qui a oeuvré pour le rachat.

- 23 avril 1851 : Armand Hilairet et sa femme vendent à Jean Barrois les parcelles 531 et 532 ci-dessus, amputées de " la partie qui en a été distraite pour la confection de la route de la Puye ", d’une superficie d’environ cinq ares (ibid., p. 24, note). Voir Rue de la Puye.

Château d’Harcourt, situé tout près du château des évêques, sur le chemin d’accès à ce dernier, en venant du nord : - castellanus de Haricuria, "châtelain d’Harcourt", 1320 - chastea de Arecourt, 1353 - chastel de Herecourt, 1366 - manerium de Ayricuria, "manoir d’Harcourt", 1370 - chastel de Harecourt assis a Chauvigné, 1373 - rue descendant de l’église Saint-Pierre au grand château, devant les "doues" [douves] du château d'Harcourt, 1553 - maison on Donjon du château, devant le château d’Harcourt, 1553.

- 5 décembre 1687 : un procès-verbal de visite constate que, hormis la partie qui sert de prison, l’édifice est abandonné, "en mazure, sans charpente ny couverture, y ayant néantmoins des murs qui sont presque de la hauteur qu’ils estoient ensiennement, et le tout nous paroist péry d’un temps immémorial" (Tranchant, p. 58 note 1 et 59 note 2).

A la Révolution, le château devient bien national, mais il n’est pas vendu car on continue à l’utiliser comme prison.. C’est ainsi qu’en 1821 et 1823 le département y effectue des travaux, de sorte qu’il est le mieux conservé.

Selon toute probabilité, le fief a pour origine une concession d’une partie du domaine épiscopal à un vicomte de Châtellerault, par l’évêque Isembert II, qui était demi-frère du vicomte Acfred.III (avant 1086). Cependant, le premier seigneur connu est Geoffroy de Lusignan qui, en qualité de mari de Jeanne de Châtellerault, fait hommage à l'évêque en 1263. Le fief est venu aux mains de la famille normande d’Harcourt par le mariage de Jean II, sire d'Harcourt, avec la même Jeanne de Châtellerault, vers 1280. Il a été vendu, le 27 mars 1447, par Jean VII, comte d’Harcourt, à Charles d’Anjou, comte du Maine, qui l’a cédé le 21 mai suivant, par échange, à l’évêque de Poitiers Guillaume de Charpaigne.

En qualité de seigneur de ce château, le vicomte de Châtellerault était un des quatre barons du Poitou qui portaient l'évêque, lors de son intronisation, dans la cathédrale.

Château de Flins, manoir urbain fortifié des seigneurs de Flins (commune de Bonnes) : - la tour de Felins en Chauvigny, 1543 - maison et jardin, rue de la porte Brunet, tenant à la tour de Flins, 1553 - le logis du lieu de Flins, 1553 - maison de la dame de Flins, 1553 - petit jardin près le lieu appelé l’Usset, es faubourgs de cette ville, tenant au jardin de la tour de Flins, 1553 - Fellins, 1694.

Château de Gouzon, au nord de l’église Saint-Pierre, en position dominante dans l’ensemble fortifié, commandant un des accès de l’enceinte intérieure appelée le Donjon.

Le fief dit de Gouzon a été tenu par les Sennebaud, descendants de Sendebaud, frère de l’évêque Isembert II, qui sont identifiables à partir des environs de 1150. L’hypothèse qui nous paraît la plus vraisemblable est une concession d’une partie du domaine épiscopal à Isembert, fils de Sendebaud, après son échec à l’épiscopat. Toujours est-il que, au début de l’épiscopat de Pierre II, les trois fils survivants d’Isembert et d’Agnès, nommés Ramnulfe, Isembert et Pierre, apparaissent comme tenant, le premier les biens de son père dans la région d’Angles, le second un fief à Chauvigny, le troisième l’héritage de sa mère à Montmorillon. C’est ce fief de Chauvigny qui est à l’origine du fief dit de Gouzon.

Le dernier des Sennebaud, Aimeri, transmet le château à sa fille cadette, femme d’un Jean de Beaumont d’origine inconnue. Ensuite, le château passe dans le patrimoine d’une famille du Bourbonnais, les Gouzon, par le mariage d'une Blanche de Beaumont. C’est ainsi que le château est dit de Gouzon dès le milieu du XIVe siècle.

- domina [dame] de Gozon, 1295 [il s’agit de Blanche de Beaumont, veuve de Guy de Gouzon] - castrum de Gosonio situm apud Calvigniacum, " château de Goson à Chauvigny ", 1357 - maison et logis, à Me Jean Charles, notaire royal, dans le " baile " du château de Gouzon, 1553 - place appelée la Doue, alias petite maison qui souloit être en jardin, es murailles et doues du château de Gouzon, 1553 - maison en haute ville, on Grand Marché, tenant aux murailles du château de Gouzon, 1553 - la grande tour du chasteau de Gouzon, 1567.

L’évêque Fort d’Aux a acquis le fief de Guy de Gouzon, chevalier, en échange de la terre de la Châtre (commune de Journet).

Château de Montléon, en haut de la rue des Rampes, au sud de l’église, commandant l’autre entrée du Donjon : - tour de Monleon jadis appellée la tour Oger, vers 1375 - chasteau de Montleon, 1503 - maison on Donjon du château, tenant au château de Montléon, 1553.

Il a été le siège d’un fief mal connu car entré de bonne heure dans le domaine épiscopal. Ce fief a été constitué au bénéfice d’une famille Oger. Le 23 septembre 1201, Jean sans Terre donne à l’évêque de Poitiers l’ordre de livrer au sénéchal de Poitou " la tour " de Laon Oger, à Chauvigny (A. Richard, Histoire des comtes de Poitou, tome second, p. 391 et note 1). La " tour " et le fief passent ensuite, par alliance, à la famille de Montléon. Le 18 janvier 1295, Guy de Montléon vend son fief à l’évêque Gauthier de Bruges : castrum nostrum de Calviniaco... situm juxta ecclesiam Sancti Petri de Calviniaco, ad partem australem... cum fundo et solo ejusdem conjuncto et adjacenti ac pertinenciis suis universis consistentibus apud Calviniacum, " notre château de Chauvigny... sis près de l’église Saint-Pierre de Chauvigny, au sud... avec le fonds et le sol attenant et toutes ses appartenances à Chauvigny " (Tranchant, p. 181-183).

En 1778-1780, lors de la rédaction du terrier de la baronnie, les restes du château font partie de propriétés privées. Le nom de Montléon est absent du terrier et les notaires chargés d’établir ce dernier ont le plus grand mal à s’y reconnaître dans les limites de propriété quand ils recherchent les mutations anciennes.

Châtelliers (les), quartier de la ville basse : - domus sita en Chasteler, " maison sise en Chasteler ", 1314 - en Chataler, 1316 - domus de Chastellier, de Chateller, 1320 - vicus [rue ou bourg] de Chateler, 1364 - maison assise au bourg des Chasteliers, 1506 - au lieu appelé les Châtelliers, 1553 - en Châtelliers, es Châtelliers, 1553 - maison et verger appelé les Châtelliers, assis sur le fleuve de Vienne, 1553 - au lieu des Châtelliers, tenant au fleuve de Vienne, 1553 - maison et jardin, aux Châtelliers de Bellin, rue des Châtelliers, paroisse Saint-Léger, tenant au fleuve de Vienne, 1553 ; - petit jardin clos de murs, d’environ 1/2 journal, au lieu appelé les Châtelliers, 1778-1780...

Dans le Haut Moyen Âge, ce terme désignait souvent des ruines considérées, à tort ou à raison, comme des vestiges de forteresses. Nous ignorons pourquoi il a été appliqué ici.

Clos Doré (le), propriété, entre le Montauban et le chemin du Pavillon, acquise par morceaux par la commune de Chauvigny, au XIXe siècle, pour y aménager un champ de foire et y édifier une école (PC n° 8, 1969, p. 6 et suivantes, avec plan ; Jacques Toulat).

Clouteries (les), terroir, sur le chemin de la Fontaine, où on rencontre une clouterie en 1553 : - maison et jardin à la Clouterie de la ville, devant une rente foncière de 1200 clous à latte, moitié à mettre en bois neuf, moitié en bois vieux, à René Pignonneau, 1553 - maison et jardin à la Clouterie de la ville, 1553 - maison et verger, alias jardin, à la Clouterie, sur le chemin de la porte Coppin au moulin de la Fontaine, 1553 - maison et jardin à la Clouterie de la ville, 1553 - maison à la Clouterie, à la Berlanderie, 1553 (le terroir se confond alors avec celui de la Berlanderie) - lieu nommé la Clouterie, lieu des Clouteries, lieu nommé le Lusset, autrement la Clouterie, lieu de la Clouterie, autrement le Lusset, 1778-1780 (à cette époque, il n’y a plus de maisons en ce lieu).

Cocagne (la), terroir, Saint-Martial, faubourg nord : - rue de Trichestel, autrement de la Quoquaigne, sur le chemin de la porte Brunet à l’Ormeau aux Chantres, XVe siècle (Tranchant p. 197) - verger sis près de la Coquaigne, tenant d’un côté à la voie publique tendant de la porte Brunet à la fosse de Maupertuis, 1516 (ibid., p. 198) - au terroir de la Cocagne, trois boisselées de terre ou environ, tenant d’une part au chemin de la Porte Brunet à la fosse de Maupertuis, d’autre au chemin de la dite fosse à la chapelle de Notre Dame de Grâces et du dit chemin de la fosse de Maupertuis à Notre Dame de Grâces à un chemin par lequel on va en Venagent, 1566 et 1583.

Nom d’origine inconnue.

Cour (la) : - lieu appelé la Cour, près le grand château, paroisse Saint-Pierre, 1553. Aucune explication.

Croix des Duport (la), disparue, Saint-Pierre-les-Églises, à l’extrémité est de la bande construite entre la rue du Bas-Bourg et la route de Saint-Martin : - petit jardin clos de murs à pierres sèches, contenant environ 1/2 chaînée, en forme de triangle à la pointe duquel est une croix de pierre plantée par les Duport, 1778-1780.

Donjon (le), aujourd’hui tour du château de Gouzon; autrefois quartier fortifié de la ville haute, qui comprenait les châteaux de Montléon, d’Harcourt et baronnial : - place ou pleure assise en Donjon de Chauvigné, 1368 (Tranchant, p. 196) - la porte du Donjon appelée la porte de Gouzon, XVe siècle (ibid., p. 198) - maison sise au Donjon du château de Chauvigny, tenant au château de Maulléon, XVIe siècle (ibid., p. 200) - haute ville, on Donjon du château, paroisse Saint-Pierre, 1553 - maison es doues du Donjon de Chauvigny, 1553 - grange et cave au Donjon, paroisse de Saint-Pierre, tenant d’une part au colombier de feue dame Adrienne Héthelin, d’autre à la grange de l’Étoile, et par le devant à la ruette du Charretiou, 1637 (ibid., p. 200-201).

Pour le commandement militaire, voir Barrières.

Echelles (les Petites), sentier plus ou moins aménagé en escalier, qui unit la ville haute au quartier des Barrières : - sentier descendant du pont-levis à la chapellenie des Églises, 1504 (Tranchant, p. 198) - sentier comme l’on descend de la haute ville au four d’Harcourt, 1659 (ibid., p. 201).

Les escaliers étaient nommés "échelles de pierre".

Epinoux (l’), ancien fief à Chauvigny, relevant de la baronnie : - l’Espinoux, 1379 - fief de la Courgée autrement l'Espinoux, 1601.

Ce fief n’a pas été localisé avec certitude. Rédet a rapproché son nom de celui de la " porte de l’Espineux " [porte Brunet], qui est désignée en 1381, mais sans preuve.

Four d’Harcourt, four banal, situé à l’endroit où la rue des Barrières dessine un angle droit, au-dessous de la rue des Corderies : - petit jardin, joignant au four à ban du seigneur baron appelé le four d'Harcour et les murailles de la rue de la Ribauderie, 1553 ; - sentier comme l’on descend de la haute ville au four d’Harcourt, 1659 (Tranchant, p. 201) ; - une petite fausse rue qui est au bout du four d’Harcourt (1778-1780) ; - four d’Harcourt qui est le four à ban de la baronnie (1778-1780). Il s’agit évidemment d’un four de la seigneurie d’Harcourt qui a été acquise par l'évêché avant les mentions ci-dessus.

Four de la Salle, rue du Berry ouest : - four de la Salle, dans la grand rue du querreu Piet à l’Aumônerie, 1553 ; - four et fournil nommé le four de la Salle, actuellement à François Giraudeau, fournier, anciennement à Louis Vergneau à cause de Marie Baron sa femme, 1778-1780.

Four des Barrières, four banal : - maison avec jardin attenant, es Barrières, près le four de l’évêque, tenant au four à ban des Barrières, 1553 - maison es Barrières, tenant au four des Barrières, au four de Monsieur, 1553 - four de Monsieur de Poitiers appelé le four des Barrières, 1553.

Four du Grand Marché : - maison avec four appelé le four du Grand Marché, en haute ville, 1553.

Four du Petit Marché : - four appelé le four des Bancs, le four du Petit Marché, le four à ban, alias la maison du four à ban, en haute ville, au Petit Marché, 1553.

Fuye (la), terroir, au sud du Montauban; nom aujourd’hui disparu : - jardin près de la ville, à la Fuye, tenant au fleuve de Vienne, une saulaie entre deux, 1553 - chènevière près la Fuye, tenant à la saulaie de Guillemine Pain, 1553.

Graillé, terroir, Saint-Martial, faubourg nord de Chauvigny : - maison aux faubourgs appelés la porte Regnault, au lieu appelé Graillé, près le chemin de Chauvigny à Notre-Dame de Grâce, paroisse Saint-Martial, 1553 - maison es faubourgs, au lieu appelé Graillé, venelle par laquelle on va de cette ville à Notre-Dame de Grâce, paroisse Saint-Martial, 1553 - jardin, alias verger et grange attenants, es faubourgs de Chauvigny, rue des Vergers, tenant au verger de Graillé, 1553 - une maison sise en Graillé, qui est d’une chapelle fondée en l’église Saint-Pierre à l’autel de Marie-Madeleine, 1566 et 1583 - petit morceau de terre, qu’on prétend faire partie de la closure de Graillé, ainsi qu’il apparaît par les vestiges des anciens fossés ou douves du dit lieu, 1778-1780.

Ce lieu a dû appartenir à une famille dite " de Graillé ". Vers 1310 est désignée une " maison du seigneur Pierre de Graillé, sise devant le verger qui fut autrefois du seigneur Jean du Coudré, prêtre " (AHP X, p. 306). D’Arboval cite une " chapelle de Graillé, dans la haute ville, dépendant, croit-on, d’une maladrerie " (p. 23). Il s’agit peut-être de la chapelle de l’église Saint-Pierre, à l’autel de Marie-Madeleine, qui aurait été fondée par un " de Graillé ". Ce nom semble oublié aujourd’hui.

Grande École, Saint-Martial, dans la rue de la Grande École : - maison appelée la Grande École, avec six journaux de vigne attenants et jardin, à Olivier Degennes, sur le chemin des Grands Bancs au querrouer Saunereau, de la porte Chevreau au portal de la rue de Châtellerault, tenant aux terres de la métairie du sieur de Beaumarchais, 1553 - grand chemin comme on descend du Petit Marché à la Grande École, 1623 (Tranchant, p. 200) - jardin situé au lieu appelé la Grande École, joignant d’une part à la rue qui conduit du Petit Marché à la porte de Châtellerault appelée la Grande École, d’autre à la ruette qui conduit de la métairie des Puis à ladite Grande École, 1694 (ibid., p. 201).

Aucune documentation sérieuse n’a été trouvée concernant l’existence d’une école en ce lieu. Ce qui est certain, c'est qu’en 1553 c’était une maison particulière, avec dépendances dans le coteau.

Grange de l’Étoile, près du château de Montléon : - grange et cave au Donjon, paroisse de Saint-Pierre, tenant d'une part au colombier de feue dame Adrienne Héthelin, d’autre à la grange de l’Étoile, et par le devant à la ruette du Charretiou, 1637 (Tranchant, p. 200-201). Appartenait à l’abbaye de l’Étoile.

Huilerie (l’), terroir, avenue du Moulin-des-Dames, nord, près la porte de Châtellerault : - jardins et chènevières à la veuve Jean Chaigneau et Louis Chaigneau, huilier, chemin de Chauvigny à Châtellerault, devant leurs maisons, 1553 - petit jardin près la porte du Boiceau, au lieu appelé l’Huilerie, es faubourgs de cette ville, 1553 - jardin ou chènevière, es faubourgs de la porte de la rue de Châtellerault, on Champ Marsay, tenant par le haut au chemin de la dite porte au moulin aux Dames, en face du puits et de l’huilerie des Chaigneau, le chemin entre deux, 1553 - verger, on Bourg Neuf, devant la maison des Chaigneau, tenant au Champ Marsay, 1553.

Impasse de la Paix, récemment encore impasse Saint-Just, dans la rue de la Paix; anciennement venelle du Tuchon, conduisant au ruisseau de l’Hôpital : - jardin, en la venelle Tuchon, 1553 - grange en la venelle du Tuchon, avec fenil par dessus, jardin par derrière d’environ une demie boisselée, joignant d’un bout, par le devant de la grange, à la dite fausse rue ou venelle du Tuchon, sur main gauche..., d’autre bout, par le derrière, au ruisseau descendant du pont de l’Aumônerie à la fosse de Montauban et ensuite à la Vienne, sur main droite, sur lequel le dit jardin a une sortie, et d’autre côté aux grange et jardin du sieur Ledoux, notaire, au lieu de Doré, aussi notaire, entre lesquels jardins passait anciennement la dite fausse rue du Tuchon qui conduisait au dit ruisseau, laquelle le sieur Ledoux a fait condamner près de la porte de sa cour par un appentis qu’il a fait construire entre sa grange et sa dite cour depuis quelques années, 31 décembre 1778 (déclaration de Louise Vaugis).

Le nom de venelle du Tuchon est inexpliqué.

Impasse des Barrières : - chemin par lequel l’on va au puits de l’Age, 1553.

Impasse du Grand-Logis, rue Faideau sud : - venelle qui va de la grand rue du pont au ruisseau, ruette tendant de la grand rue au ruisseau du moulin de Saint-Léger, 1553.

Impasse Porte-Chevreau, autrefois " venelle de Miton ", réunissant la rue Porte-Chevreau à celle de la Grande École, en contournant les terres de la métairie des Puys : - petit jardin avec petite cave, en la venelle de Miton, tenant de toutes parts à la métairie de René Pignonneau, 1553 - jardin, alias verger appelé Beauregard, chemin du Petit Peu à la rue de Châtellerault, rue du Marché au Boiceau, tenant à la venelle de Miton, 1553 - venelle tenant au chemin de la porte Renault à Notre-Dame de Grâce, 1553 - ruette qui conduit de la métairie des Puis à la Grande École, 1694 (Tranchant, p. 201)..

Impasse Saint-Pierre, rue Saint-Pierre, anciennement ruette reliant la rue Saint-Pierre à la rue des Rampes : - maison on Donjon, dans la ruette pour aller es maisons qui furent à Me Gabriel du Pressouer, 1553 - ruette du Charretiou, 1637 (Tranchant, p. 200-201) ; - l’ancienne petite rue ou venelle conduisant du cimetière de Saint-Pierre à la rue du Petit Marché au château… la dite petite fausse rue conduisant de la rue de l’église Saint-Pierre au château (1778-1780).

Jardin appelé Angoumois, rue du Marché nord : - grand jardin appelé Angommois, sur le chemin de la Corne de Cerf à l’église Saint-Just, 1553.

Jardin appelé le Petit Perot, rue du Moulin Saint-Just : - jardin appelé le Petit Perot, tenant à la maison du moulin de Saint-Just, 1553.

Jardin appelé le Surchoux : - maison et jardin appelé le Surchoux, rue de Châtellerault, 1553.

Jardin de Belin, aux Châtelliers : - jardin appelé le " jardrin de Belin ", tenant à la rivière de Vienne, 1553.

Jardin des Gilliers, rue Faideau sud : - jardin des Gilliers, aux frères Jacques et Pierre Mayaud, situé derrière la maison et grange de leur cousin Pierre Mayaud, 1553. Les Gilliers sont les seigneurs d’Artiges.

Jardin des Servouze : - jardin dit des Servouze, tenant au cimetière de Saint-Just et au ruisseau du moulin de Saint-Just au moulin de Saint-Léger, 1553.

Jardin du Vivier, rue du Moulin Saint-Léger : - jardin du Vivier, aux frères Jacques et Pierre Mayaud, tenant au chemin par lequel l’on va de la grand rue à Saint-Léger et au ruisseau descendant de la fontaine Tallebast à la rivière de Vienne, 1553

Lusset (le), sentier escarpé entre le château de Gouzon et le chemin de la Fontaine : - près l’usset, sur le chemin par lequel on descend du Grand Marché au Pressou, 1553 - près le lieu appelé l’Uisset, sentier descendant du Marché de cette ville au Pressou, 1553 - voie par laquelle on descend du petit usset au Pressou, 1553 - maison et jardin attenant, près l’usset, près la porte à l’usset, paroisse Saint-Pierre, 1553 - le sentier de Lusset, sentier ou ruisseau du Lusset, 1778-1780.

Altération de " l’Husset ", c’est-à-dire " la petite porte " de ville qui interdisait l’accès à la ville haute par ce sentier, qui est appelé Huisset Chapron en 1566 et 1583 (voir Bourseliandre).

Maison appelée Bouinet : - maison et jardin appelés Bouinet, grand rue du château aux ponts, par le dessous : rue de la Ribauderie, 1553. Nom de personne : dans le même document, on rencontre Me Jean Bouinet et François Boinet, écuyer, seigneur de Fressinay.

Maison appelée la Cour : - maison avec jardin, appelée la Cour, tenant aux murailles du Donjon, près le pont-levis, 1553.

Maison appelée la Menotterie : - maison appelée la Menotterie, es Barrières, rue publique de l’étang des Barrières à la porte Coppin, 1553. Nom inexpliqué.

Maison appelée la Seigneurie : - maison appelée la Seigneurie, es Barrières, 1553. Inexpliqué.

Maison appelée la tour de Sauvion, en haut de la rue des Rampes, à gauche en montant

- une maison appelée la tour de Sauvion, au lieu nommé le Donjon, joignant par le haut et devant au portal de Sauvion, autrement Augier, les fondis sur celui-ci en faisant partie, de deux parts aux maisons du sieur Pignonneau des Brières et d’autre à la maison de Philippe Deshouillières, la casemate du dit Donjon entre deux, qui fait partie de ladite tour, y ayant été réunie de temps immémorial; consistant en plusieurs chambres basses et hautes, greniers, cave, cellier, cour, jardins en plusieurs terrasses et coteaux en forme de lisière, joignant d’un côté, par le haut, à la maison et jardin du dit Deshouillières ainsi qu’à la rue de la Grande École dans laquelle ils ont une sortie, d’un bout, en forme de pointe, au jardin de la maison de la veuve Grosbout nommée la Bachellerie, d’autre côté, par le bas, à plusieurs jardins et d’autre bout à une des maisons de Louis Pignonneau, seigneur des Brières; en tout 1 boisselée 1/2 (8 février 1779 (déclaration de Jérôme Sylvain Ledoux, notaire et procureur de la baronnie, demeurant paroisse Saint-Just, à cause de demoiselle Marie Doré son épouse).

Sauvion est un nom de personne. Le 30 novembre 1415 est désigné un James Sovion, notaire et juré des cours spirituelle et temporelle de Chauvigny (Archives Historiques du Poitou X, p. 218-219).

Maison appelée la Voûte : - maison appelée la Voûte, avec verger, grand rue du querreu Piet aux ponts, tenant par le derrière à la venelle de la rue de Châtellerault au fleuve de Vienne, 1553.

Maison de Bavouhet, rue Saint-Pierre, attenante à la Chantrerie : - maison nommée la maison de Bavouhet, située au lieu appelé le Donjon, consistant en porche à l’entrée, buanderie, écurie à gauche en entrant, chambre basse sur la rue, à droite en entrant, fenil sur le tout, cour, trois chambres basses à feu au fond de cette cour, avec chacune leur grenier, un cellier sous l’une d’elles, deux celliers et un cuvier avec son pressoir au-dessous de ces chambres, plus, au dessous de la maison et à l’orient de celle-ci, un jardin en trois terrasses soutenues par des murs, contenant environ un tiers de boisselée, le tout se tenant, joignant d’un côté à la maison et au jardin de la chantrerie du chapitre de St-Pierre, d’autre à la maison et au jardin de Jérôme Sylvain Ledoux, notaire et procureur, par le derrière, vers l'orient, où est le jardin, aux jardins de la chevecerie du dit Saint-Pierre, 11 mai 1779 (déclaration de Henri Fradin, notaire et procureur de la baronnie et huissier royal, demeurant paroisse Saint-Pierre). Nom inexpliqué.

Maison de Jean Fort, non localisée : - maison appelée la maison de Jean Fort, aux frères Jacques et Pierre Mayaud, où se tient Jacques, avec jardin, en basse ville, 1553. Nous ignorons de quel Jean Fort il s’agit.

Maison de l’Échelle, rue des Trois Rois, partie est : - maison appelée la maison de l’Échelle, rue par laquelle on va du château au grand étang, 1553. Voir Échelles (les Petites).

Maison de l’Étoile : - maison appelée la maison de l’Étoile, 1553. A cette date, le couvent de Notre-Dame de l'Étoile possède deux maisons entre l'église Saint-Pierre et l'impasse Saint-Pierre, dont celle-ci, qui est tenue du baron à cens et rente féodale.

Maison de la Billauderie : - maison appelée la Bellauderie, alias la Bilhauderie, haute ville, rue descendant du Petit Marché au grand château, près la grand boucherie, 1553. Dérivé probable du nom de personne Billaud.

Maison de la chapelle de Chabannes : - maison et jardin de la chapelle de Chabannes, tenus par messire Bertrand Rideau, prêtre, chanoine de Saint-Pierre, rue ou venelle de la porte Brunet à l’église Saint-Martial, 1553.

Maison de la Charretterie : - maison appelée la Charretterie, alias maison ou charretterie de Monsieur de Poitiers, 1553. Remise pour les charrettes de l’évêque.

Maison de la Chevecerie, non identifiée : - maison près l’église Saint-Pierre, près la maison de la chevecerie de Saint-Pierre, 1553.

Maison de la Pellauderie, rue Saint-Pierre ouest, au nord de la rue des Puys : - petite maison appelée la Pellauderie, à Me Pierre Bonnestat, procureur, autrefois à feu Bertrand Boilesve, devant 15 sous, à la saint Michel, à messire Bertrand Rideau, chapelain d’une chapelle Notre-Dame en l’église Saint-Martial, 1553. Inexpliqué.

Maison de la Raguillerie : - maison appelée la Raguillerie, avec jardin attenant, sur le chemin de la haute ville à l'uisset, 1553. Nom inexpliqué.

Maison de Montfaucon : - maison ou fondis appelé Montfaucon, on Donjon, rue de la grand boucherie au château, 1553.

Le 23 novembre 1308, Hugues de Montfaucon, prêtre, châtelain de Chauvigny pour l’évêque Arnaud, place en la main de l’évêque le château et la châtellenie de Lusignan (AHP X, p. 141). Le 6 juillet 1309, en qualité de châtelain, il reçoit un dénombrement de Hamon de Chauvigny (ibid., p. 257). Le 3 août suivant, désigné comme procureur par l’évêque, il paie des terres acquises par ce dernier dans son fief, par retrait (ibid., p. 153-154).

Maison de Notre-Dame la Piette, au carroir Piet : - maison appelée la maison de Notre-Dame la Piette, avec jardins, partagée entre Julien Maulay, hôte de la Corne de Cerf, Denis Dupuys, cordier, et Clémence Chaillou, veuve Pierre de Saugé; rue du querreu Piet aux ponts, rue et querreu Piet (sic), venelle qui la sépare de la maison où se tient Michel Barballon, sergent royal; devant un cens de 20 deniers au baron (déclaré par Julien Maulay et Denis Dupuys ensemble, le premier comme administrateur des biens des enfants qu’il a eus de feue Jeanne Guinelle sa femme, héritière de François Guineau), plus une rente de 120 sous à François Masson le Jeune, chapelain de la chapelle Notre-Dame la Piette en l’église Saint-Léger, par moitié à l’Annonciation ou Notre-Dame de mars et à l'Assomption ou Notre-Dame de mi-août (répartis entre Julien Maulay et Denis Dupuys qui doivent ensemble 60 sous, et Clémence Chaillou qui doit également 60 sous), plus une rente de 4 sous à messire Cyprien Rabault, vicaire fermier de la cure de Saint-Léger, sur la partie de la maison qui est aux héritiers de François Guineau, 1553. Piette est le nom de famille Piet, au féminin.

Maison de Roche Corbon, en ville haute : - maison et appartenances, alias maisons et jardins, appelés de Roche Corbon, tenant au cimetière de Saint-Martial, 1553. Origine inconnue.

Maison des Allemands ou de Saint-James, entre la rue du Berry, la rue des Barrières et le ruisseau

- grand maison appelée la maison des Allemands, avec appartenances de jardins, verger, chènevière, grange, aux hoirs feu Me François Porcheron, sieur de Saint-James; paroisse Saint-Léger; près le four d’Harcourt, tenant au chemin de la maison du curé des Églises de Chauvigny au carrefour et à la rue qui va à l’Aumônerie et au pont, tenant d’autre part au ruisseau descendant des moulins des Barrières aux moulins de Saint-Just et de Saint-Léger, 1553.

- Marie de la Ménardière est baptisée à la maison de Saint-James, 1668 (D'Arboval, p. 29).

- maison et appartenances, nommée la maison de Saint-James, située en la rue du four d’Harcourt, consistant en boutique, cour à l’entrée, salle, cuisine, décharge à côté, cuvier, grange, plusieurs hautes chambres, greniers par dessus, jardin par derrière de une boisselée, mesure de la baronnie, situé paroisse Saint-Léger et partie paroisse Saint-Pierre, avec une buanderie sur le bord du ruisseau, le tout se tenant, joignant d’un bout, par le devant, à la rue du four à ban d’Harcourt, conduisant du carroir de Saint-James au carroir de la Corne, en allant en la rue de Saint-Just et au pont de l’Aumônerie, sur main gauche, la dite maison faisant l’angle ou coin des dites deux rues sur le carroir de Saint-James, et, du même dernier côté, à un petit jardin à (blanc) Quillet, huissier de la baronnie, et au ruisseau descendant des moulins des Barrières au moulin de Saint-Just sur main droite, et d’autre bout, par le derrière du jardin, au bas moulin des Barrières, un passage pour aller au dit ruisseau entre, sur main droite, et, d'autre côté du dit jardin, à la basse rue des Barrières, conduisant du four à ban d’Harcourt à la porte Coppin, sur main droite, 1778-1780 (déclaration de Jean-Baptiste Bourit, marchand, demeurant au village de Chaumont, dans la paroisse de Saint-Georges d’Archigny).

- Jean Radé, garde-chasse de l'intendant de Blossac, vend à Pierre Doré, chanoine à Chauvigny, la cinquième partie d'un bien comprenant "une maison scise carrouère de Saint-James, vulgairement appelée des Allemands, paroisse Saint-Léger", 1783 (D'Arboval, p. 28).

Aucune explication pour " maison des Allemands ". Par contre, il est évident que l’appellation " maison de Saint-James " est due au fait que l’immeuble a été possédé par les Porcheron, dits " de Saint-James ". Voir Carroir de Saint-James.

Maison des Meillereoux, en Barrières : - maison appelée la maison des Mellereoux (sic), avec jardin, à Louis Girault et Marguerite Millier, sa femme, qui y résident; es Barrières, es murailles de la porte Coppin, tenant au " trier " [terrier] du château, paroisse Saint-Pierre, 1553. Meillereoux dérive du nom de personne Millier.

Maison des Templiers, rue de Châtellerault ; voir Auberge du Chêne Vert.

L’attribution aux Templiers est due à une erreur d’interprétation. Dans la " chronique de Chauvigny ", Narcisse Piorry signale, d’après une enquête effectuée auprès des " anciens ", que cette maison est considérée alors comme le " vieux temple " protestant. En 1869, dans sa " Géographie populaire du département de la Vienne ", de Longuemar parle d'une maison " dite le temple des protestants " (p. 184). Peu après, Charles Tranchant interprète " ancienne maison du temple " par " ancienne maison du Temple " et y voit une maison des Templiers. Il recherche alors le procès-verbal de remise des biens des Templiers aux Hospitaliers, qu'il publie en 1883 dans le bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest (p. 452-465). Chauvigny ne figure pas dans ce document mais il pense que le document est incomplet et maintient son interprétation qui a malheureusement été retenue..

L'édifice a failli disparaître lors de l'établissement de la voie du tramway, un projet de passage par la rue de Châtellerault envisageant sa destruction. Le projet a heureusement été abandonné, par suite d'oppositions, notamment de la Société des Antiquaires de l'Ouest, dans un vœu en date du 11 mars 1911 (P. Sailhan, P.C. n° 21, décembre 1982, tome III, p. 117).

Maison du Soleil, dite aussi du roi Jean, voir Auberge du Soleil.

Maison nommée le Petit Logis : - 21 mai 1779 (déclaration par Marie Bécognée, veuve Jean Deshouillières, demeurant paroisse Saint-Pierre, faisant comme mère et tutrice de ses enfants).

Maison nommée la Grande Maison, rue Saint-Pierre est, attenante au château d’Harcourt :

- maison avec jardin et petite maison, le tout se tenant, à noble homme Me Aimé Lucas, licencié es droits, juge de la baronnie, en haute ville, on Donjon, paroisse St-Pierre, rue du grand château à l’église Saint-Pierre, tenant aux "doues" du château d’Harcourt, 1553.

- une maison nommée la Grande Maison, sise près le petit château qui sert actuellement de prison, consistant en chambres basses et hautes, grenier, salle, salon, cellier, cave, dessous en espèce de grange, avec des jardins en terrasses dans le coteau, actuellement en prés, et en outre les anciennes douves ou fossés du dit petit château, qui sont actuellement comblées et mises au niveau de la rue, le tout se tenant et contenant environ trois boisselées, joignant d’une part, par le haut, qui est d’un bout, à la rue, les douves du côté de cette rue atteignant la porte d'entrée du dit petit château, d’un côté au mur de celui-ci en le contournant de deux parts, et, au dessous du dit petit château, aux coteaux anciennement en jardins et actuellement en terre labourable qui sont du domaine de la baronnie, un buisson entre deux qui est de son jardin, au bas duquel est une porte régnant sur le chemin de Saint-Savin, d’autre bout, par le bas, au dit chemin conduisant de la porte Coppin des Barrières à Saint-Savin, sur main gauche, et d’autre côté à la terre en forme de terrasse, plantée en vigne et râteaux, de Jacques Ardillaux, entrepreneur, au jardin en terrasse du chevecier de Saint-Pierre et aux jardin et maison d’Henri Fradin, huissier royal, 8 février 1779 (déclaration par Jérôme Sylvain Ledoux, notaire et procureur de la baronnie, demeurant paroisse Saint-Just).

Maisons nommées les Barrières, en Barrières, près du moulin bas : - deux maisons " appelées les Barrières ", l'une appelée la Salle et l’autre appelée la Grand Maison, 1553.

Maisons nommées les Gerbaudières : - deux maisons contiguës appelées les Gerbaudières, avec appartenances, rue de Châtellerault, tenant à la " doue " par où l’on va au fleuve de Vienne, 1553.

Maisons nommées Loubressay, près l’église Saint-Pierre : - maisons anciennes appelées Loubressay, 1553. Nous ignorons l’origine du nom.

Marché (Grand), place en ville haute, avec puits aujourd’hui comblé : - rue tendant du Grand Marché aux bancs de la porte Rougon, 1518 (Tranchant, p. 198) - grande rue conduisant du Grand Marché à la porte Chevreau, 1552 (ibid., p. 199) - maison on Grand Marché, tenant aux " doues " du château de Gouzon, 1553 - maison en haute ville, on Grand Marché, tenant aux murailles du château de Gouzon, 1553 - une maison avec son four, on Marciou, 1553 - petite maison en haute ville, au Grand Marché, 1553 - maison à Me Jean Charles, notaire royal, où il se tient, en haute ville, devant la place du Grand Marché, 1553 - maison en haute ville, en la place du Grand Marché, devant le puits, 1553 ; - maison située près le Grand Marché (1778-1780).

Marché (Petit), en ville haute : - maison située au Vieil Marché, près la grande boucherie, en la paroisse de Saint-Martial, 1538 (Tranchant, p. 199) - place du Petit Marché de la haute ville, 1545 (ibid., p. 199) - grand chemin comme on descend du Petit Marché à la Grande École, 1623 (ibid., p. 200) - chemin qui va de la Porte Neuve au Petit Marché, 1628 (ibid., p. 200) - rue qui conduit du Petit Marché à la porte de Châtellerault, 1694 (ibid., p. 201) ; - corps de bâtiments composé de deux maisons nommées les Petits Châtelets, sur le Petit Marché, formant une île "contourée" par le dit Petit Marché et la rue venant du Grand Marché au Petit (1778-1780).

Moulin à tan, sur le Talbat

- moulin à tan, à Gilles Ferron, sur le chemin de l’hôtel où pendent par enseigne les Trois Piliers à l’église Saint-Léger, devant cens et rente foncière de quatre livres au baron, par moitié à Noël et à la saint Jean-Baptiste, 1553

- rue tendant de l’hôtellerie des Trois Piliers à l’église Saint-Léger, près et devant le moulin à tan, 1553 - ruisseau descendant du moulin de Saint-Léger au moulin à tan, 1553 - ruisseau descendant du moulin à tan à la Vienne, 1642 (Tranchant, p. 201)

- moulin à tan actuellement ruiné et n’ayant plus que des murs côtiers et mauvaise couverture, avec une petite langue ou pointe de jardin au bout de derrière contenant environ 1/16 de journal, sur le ruisseau de la fontaine de Talbat descendant du moulin de Saint-Léger à la Vienne, 1778-1780 (déclaration par Joseph Sicard, foulonnier, demeurant au moulin de Talbat, paroisse de Saint-Pierre des Églises, faisant pour son père André Sicard).

Moulin à tan, sur le Montauban

- étang appelé l’étang de Saint-Just où autrefois fut un moulin à tan, tenant à la levée des murailles du cimetière de Saint-Léger, à la levée du jardin du prieuré de Saint-Just, le ruisseau entre deux, et au Champ Balavoine, 1553.

Moulin de Millier, moulin bas du quartier des Barrières : - molendinum de Miler, 1370 - moulin de Milier, vers 1400 - de Miller, 1425 - eau descendant du moulin de Milher au moulin Saint Just, 1443 (Tranchant, p. 197) - eau descendant du moulin de Milher au moulin Saint Léger, 1448 (ibid.) - petite maison, es Barrières, tenant au moulin Millier, 1553 - ruette descendant au moulin de Milier, 1558 (ibid., p. 200) - ruisseau descendant du moulin Rochereau au moulin Milier, 1655 (ibid., p. 201) ; - bas moulin des Barrières (1778-1780).

Nom de personne. En 1553, ce nom est encore représenté à Chauvigny : une maison appelée la maison des Mellereoux, avec jardin, en Barrières, est déclarée par Louis Girault et Marguerite Millier, sa femme, qui y résident.

Moulin de Rochereau, moulin haut des Barrières : - molendinum de Rochereo de Calvigniaco, "moulin de Rochereau de Chauvigny", vers 1300 - moulin de Rochereou assis es Barrières de Chauvigny, 1536 - maison, es Barrières, tenant au moulin de Rochereul, une allée entre deux, et à l’étang de l’évêque, 1553 - ruisseau descendant du moulin de Rochereou au moulin Millier, 1553 - moulin de Rochereau, assis aux Barrières de Chauvigny, 1589 (Tranchant, p. 200) - haut moulin des Barrières, 1678 (ibid., p. 201) ; - petit jardin clos de murs, contenant environ 1/8 de boisselée, avec place à fumier y joignant d’environ 1/12 de boisselée, joignant d’une part à la rue, d’autre au haut moulin des Barrières, une petite venelle entre deux, "et faisant le tour ou coin ou angle pour aller sur la chaussée du moulin", d’autre à la maison et appartenances de Jacques Pinot, meunier, et d’autre au ruisseau descendant du dit haut moulin (1778-1780). Nom inexpliqué.

Moulin de Saint-Just : - grand jardin des Mesnagier, sur le chemin du moulin de Saint-Just à l’église Saint-Just, tenant à la maison et au jardin du moulin de Saint-Just, 1553 - grand jardin tenant au cimetière de Saint-Just et au moulin de Saint-Just, 1553 - étable près le moulin de Saint-Just, 1553 - rue tendant du querroy Piet au moulin de Saint-Just, 1589 (Tranchant, p. 200).

Ainsi désigné car il était du domaine du prieuré de Saint-Just.

Moulin de Saint-Léger : - tannerie, près le moulin de Saint-Léger, 1553 - jardin tenant à l’étang du moulin de Saint-Léger, 1553 - ruisseau du moulin de Saint-Just au moulin de Saint-Léger, 1553 - rue tendant du querroy les Recepveux au moulin de Saint-Léger, 1628 (Tranchant, p. 200) - rue comme on va de la grande rue au moulin Saint-Léger, 1629 (ibid., p. 200). Situé à proximité de l’église Saint-Léger.

Moutardier (le), terroir au bord de la Vienne, près du pont : - rue tendant de la rue de Châtellerault au port du Moutardier, 1553 - maison et jardin à Simon Laurens et ses parsonniers, au Moutardier, près la rivière de Vienne, 1553 - près le Moutardier, près le port du Moutardier, devant le puits des Laurens, 1553 - au Moutardier, près la "doue" de la ville, 1553. Nom inexpliqué.

Noraie (la), terroir, Saint-Pierre-les-Églises. Lieu planté de noyers.

Nougeraie (la), terroir du faubourg de la porte de Châtellerault, qui se confond en partie avec le Champ Marsay : - chènevières on Champ Marsay, en la Nougeraie, tenant par un bout à la Vienne, 1553 - chènevière à la Nougeraie, 1553. Même valeur que " noraie ".

Paradis, terroir, Chauvigny, faubourg sud, à l’ouest du " ruisseau de l’Hôpital " et au sud de la rue Vassalour : - en Paradis, au lieu de Paradis, on terrouer de Paradis, rue ou venelle du puits Bichon, paroisse Saint-Just, 1553 - jardin appelé Paradis, es faubourgs de l’Aumônerie, 1553 - chènevières actuellement en prés, nommées Paradis; les chènevières de la tenue de Paradis, 1778-1780. Probablement "excellent terroir".

Pavillon (le), lieu-dit, Chauvigny, au bord de la Vienne, sous le jardin public : - rue ou sentier conduisant du faubourg de l’Aumônerie à la Vienne à l’endroit nommé le Pavillon, 1778-1780. Aucune explication.

Petit Bon : - lieu appelé Petit Bon, 1553 (sans autre précision). Probablement surnom de personne.

Petit Peu : - maison au Petit Peu, au Petit Puy par lequel on monte à la grand boucherie, 1553. Peu est la forme locale de puy " hauteur ".

Pinson : - petit jardin, alias chènevière, on Pinson, 1553. Nom de personne.

Poirier (le) : - maison, jardin et appartenances appelés le Poirié, sur le chemin de Chauvigny à Saint-Savin, au-dessous de la Talbâtière, 1553 ; - chemin du pont de l’Aumônerie au village nommé le Poirier qui est au bout de la grande chaussée des Barrières (1778-1780). Ne peut être expliqué, en l’absence de formes assez anciennes.

Pont, sur la Vienne; autrefois le mot était souvent au pluriel

- areas prope pontem in castro Cauviniaco, "des terrains près du pont, dans le château de Chauvigny", vers 1080 (AHP III, p. 141) - maison avec jardin, tenant aux ponts de la ville, 1553 - appentis avec jardin, tenant au fleuve de Vienne, au bout des ponts, 1553 - pré et jardin tenant aux ponts, 1553 - pré et pièce de terre attenante, delà les ponts, 1553 - chènevière au bout des ponts, chemin des ponts à la Maladerie, 1553 - chènevière "en laquelle souloit avoir un grand ormeau"; lez les ponts, chemin des ponts à la Maladerie, ruette des ponts cheux les Laurens, 1553 - grande rue du querroy Piet aux ponts, 1555 (Tranchant, p. 200) - grande rue tendant du quairuis Trilloton aux ponts de Chauvigny, 1582 (ibid., p. 200) - grande rue tendant du querroy Trilloton au pont, 1621 (ibid., p. 200)

Porte Brunet, à la sortie de la ville haute, sur le chemin d’Archigny :

- la porte Brunet ou porte de l’Espineux, 1381 (Tranchant, p. 196) - la porte aux Barbeaux autrement la porte Brunet, XVe siècle (ibid., p. 198) - voie publique tendant de la porte Brunet à la fosse de Maupertuis, 1516 (ibid., p. 198) - chemin tendant de la porte Brunet à la Fontaine Tallebast, 1545 (ibid., p. 199) - maison et jardin près la porte Brunet, 1553 - maison ou grange, avec verger attenant, près la porte Brunet, 1553 - jardin à messire Jacques Fournier, chevecier de Saint-Pierre, hors la porte Brunet, 1553 - chemin tendant de la chapelle de Notre-Dame de Grâces à la porte Brunet, 1557 (ibid., p. 200) - ruette comme on va de Saint-Martial à la porte Brunet, 1626 (ibid., p. 200) - rue de la Porte Brunet, en la haute ville, 1628 (ibid., p. 200) - chemin de Notre-Dame de Grâce à la porte Brunet, 1637 (ibid., p. 200) - grande rue de la porte Brunet, de la haute ville, 1637 (ibid., p. 200) - rue de la Porte Brunet, 1657 (ibid., p. 201) - rue de la porte Brunet au Marché, 1694 (ibid., p. 201) ; - rue allant de l’église Saint-Pierre à la porte Brunet (1778-1780).

Brunet et Barbeau sont des noms de familles.

Porte Chevreau, dans la rue du même nom :

- rue tendant de la boucherie à la porte Chevreau, 1491 (Tranchant, p. 197) - rue tendant de la porte Oger à la porte Arnault, 1545 (Tranchant, p. 199) - rue par laquelle on va de la porte Oger à la porte Arnault, 1545 (ibid., p. 199) - grande rue conduisant du Grand Marché à la porte Chevreau, 1552 (ibid., p. 199) - murailles de la Porte Renault, 1566 et 1583 (PC n° 19, 1980, p. 28) - la porte Regnault, 1583 (Tranchant., p. 200) ; - rue conduisant du Petit Marché à la porte Chevreau (1778-1780).

Cette porte a eu deux dénominations concurrentes : Chevreau et Renault, qui sont des noms de personnes. La forme Arnault est due à une mauvaise interprétation : " porte à R(e)nault " a été interprété "porte Arnault ".

Porte Coppin, en limite du quartier des Barrières, sur le chemin de la Fontaine; le dernier pilier a été détruit récemment

- rue du grand étang des Barrières à la porte Copin, 1322 (Tranchant p. 196) - chemin tendant de la porte de l'étang à la porte Coppin, 1520 (ibid., p. 198) - es murailles de la porte Coppin, 1553 - maison avec jardin, tenant à la " doue " de la porte Coppin, 1553 - jardin et chènevière, es Barrières, rue de la porte Coppin aux moulins des Barrières, près la porte Coppin, 1553 - maison es Barrières, tenant aux murailles de la porte Coppin, 1553 - porte Copin, 1566 et 1583 (PC n° 19, 1980, p. 26) - maison aux Barrières, tenant d’une part à la rue conduisant du haut moulin des Barrières à la porte Coppin, d’autre au pressoir du château de Chauvigny, 1678 (Tranchant, p. 201)…

Coppin est un nom de personne.

Porte de Châtellerault, à l’extrémité nord de la rue du même nom, appelée aussi anciennement porte du Boiceau : - voie ou sentier tendant du porteau de la rue de Châtellerault au terroir de l’Esbaupin, 1545 (Tranchant, p. 199) - près la porte du Boiceau, au lieu appelé l’Huilerie, es faubourgs de cette ville, 1553 - rue qui conduit du Petit Marché à la porte de Châtellerault, 1694 (ibid., p. 201) - rue qui conduit du Petit Marché à la porte de Châtellerault, 1695 (ibid., p. 201).

La porte, dont les piliers sont représentés sur le plan cadastral de 1833, a été détruite au XIXe siècle. Elle a cependant survécu dans la mémoire collective : dans mon enfance, quand on entendait le sifflement du tramway entrant à Chauvigny, on disait : " Le tram est à la porte de Châtellerault " (en fait à quelque distance).

Porte de Gouzon, près de la tour du même nom : - porte du donjon appelée la porte de Gouzon, XVe siècle (Tranchant, p. 198). Le mot donjon désigne ici l’enceinte intérieure de la forteresse.

Porte de l’Age, indéterminée : - maison dans la ville, près la porte de l’Age, 1553.

Porte de l’Aumônerie, en ville basse, au sud, sur la voie transversale : - maison près de la porte de l’Aumônerie, 1538 (Tranchant, p. 199) - maison en la muraille de la porte de l’Aumônerie, 1553 - fondis, rue de l’Aumônerie, joignant la porte de l’Aumônerie, 1553.

Porte de l’Étang, sur la chaussée de l’étang : - chemin tendant de la porte de l’étang à la porte Coppin, 1520 (Tranchant, p. 198). Cette porte figure sur le plan cadastral de 1833.

Porte de l’Orfraye, anciennement porte aux Chanoines, rue des Trois Rois, partie est : - chemin tendant du chemin descendant du chastel de monseigneur l’évesque au querroy Piet a la porte aux chanoines, 1465 (Tranchant, p. 197) - rue par laquelle on va du grand estang a la porte aux chanoines, 1479 (ibid.).

Pol Jouteau parle de " Nic à la Forgeaie ". L’attribution aux chanoines n’a pas été expliquée.

Porte des Barrières ou porte Neuve : - maison en ville, joignant à la porte des Barrières et au moulin Millier, une venelle entre deux, 1553 - maison, rue publique de l’étang des Barrières à la porte neuve, 1553 - maison et fondis attenant, es Barrières, rue de l’étang à la porte neuve, rue par laquelle on va d’un moulin à l’autre des Barrières, 1553 - maison es Barrières, joignant la porte neuve du lieu des Barrières, 1553 - maison es Barrières, rue de l’étang à la porte neuve, 1553 - maison et jardin aux Barrières, chemin de la porte neuve à la porte Coppin, 1553.

Jusqu’à maintenant, cette porte n’a été repérée que dans le registre de déclarations des cens et rentes perpétuelles de 1553.

Porte des Piliers ou des Tours, conservée, rue des Trois Rois.

Porte des Rampes, en haut de la rue des Rampes, anciennement porte Oger : - rue ou chemin qui tend de la porte Oger au grand chastel, XVe siècle (Tranchant, p. 198) - maison et bancs à boucherie tenant d’une part au chemin ou rue tendant de la porte Oger à la porte Arnault, 1545 (ibid., p. 199) - chemin public du portal Oger au portal Neuf, 1553 ; - maison appelée la tour de Sauvion, au lieu nommé le Donjon, joignant par le haut et devant au portal de Sauvion, autrement Augier (8 février 1779). Pour Sauvion, voir Maison appelée la tour de Sauvion.

Porte Rougon : - rue tendant du Grand Marché aux bancs de la porte Rougon, 1518 (Tranchant, p. 198). Seule mention connue.

Prés Mayaud (les), Chauvigny, terroir, sur le chemin de la Fontaine, à droite : - les Prés Mayaud, chènevières qui actuellement sont en prés nommés les Petits Prés Mayaud, 1778-1780. Même nom de personne que pour la Croix Mayaud (voir " Noms de lieux de Chauvigny et des environs ").

Pruniers (les), terroir entre la rue des Trois Rois et la douve du Donjon, désigné à plusieurs reprises en 1553, comme faisant partie du fief de Migné (commune de Jardres) : - maison avec jardin derrière, aux Pruniers, rue montant du querreu Piet au château, 1553 - maison et jardin au lieu appelé les Pruniers, en la paroisse Saint-Pierre, 1553 - maison et jardin au lieu appelé le Prunier, tenant aux murailles et " doues " de la ville, 1553 - deux maisons avec jardins devant, au lieu des Pruniers, rue descendant du château au querreu Piet et voie des Servouze au Petit Puy, 1553 - maison au lieu des Pruniers, rue ou voie publique par laquelle on monte de la maison des Servouze au Petit Puy, 1553.

Origine incertaine. Peut être aussi bien un nom de personne que l’appellatif auquel on pense d’abord.

Puits de la Goupille : voir rue de Châtellerault.

Puits des Chaigneaux, Saint-Martial, près la porte de Châtellerault : - maison avec jardin attenant, près le puits des Chaigneau et le chemin de Chauvigny à Châtellerault, 1553.

Puits des Laurens, au Moutardier : - puits des Laurens, au Moutardier, où se paient les cens dus à Me Claude Guérin pour le fief de Verre, 1553. Voir Moutardier.

Puys (les), terroir, appelé le Petit Peu en 1553, situé entre la rue Porte Chevreau, la partie haute de la rue de la Grande École et la " venelle de Miton ", qui est aujourd’hui une impasse de la rue Porte Chevreau : - maison, haute ville, rue de Chauvigny à la porte Regnault, près la porte Chevreau, près le Petit Peu, 1553 - pièce de terre appelée Goder, alias Gredet, plantée partie en vigne, partie en safran, près le Petit Peu; par le dessus : chemin public du portal Oger au portal Neuf, 1553 - jardin, alias verger, appelé Beauregard, chemin du Petit Peu à la rue de Châtellerault, rue du Marché au Boiceau, tenant à la venelle de Miton, 1553 - maison avec jardin, au lieu appelé le Petit Peu, joignant le Petit Puy, 1553.

En ce lieu était une " maison ", avec métairie, qui appartenait à René Pignonneau, sieur de Beaumarchais, en 1553

- jardin hors la ville de Chauvigny et es faubourgs d’icelle et de Notre-Dame de Grâce, devant la maison de Beaumarchais [de René Pignonneau, sieur de Beaumarchais], 1553 - petit jardin avec petite cave, en la venelle de Miton, tenant de toutes parts à la métairie de René Pignonneau, 1553 - maison aux faubourgs Saint-Martial, tenant à la maison et métairie de René Pignonneau, 1553 - maison appelée la Grande École, avec six journaux de vigne attenants et jardin, chemin des Grands Bancs au querrouer Saunereau, tenant aux terres de la métairie du sieur de Beaumarchais [René Pignonneau], 1553 - chemin tendant au village de la métairie, 1553.

Au XVIIIe siècle, la " maison " apparaît comme le siège d’un petit fief appelé le fief des Puys.

- maison de Louis Audru, avec grange derrière ; le propriétaire la prétend mouvante du fief des Puys (terrier, 1778-1780).

Voir Impasse Porte-Chevreau. On a attribué un " manoir des Puys " aux Templiers, sans aucune preuve.

Rivaux (les), quartier au bord de la Vienne, à l’extrémité de la rue du Port, (plan cadastral de Chauvigny de 1833). Nom d’habitants, qui a remplacé " le Moutardier ". Voir ce nom.

Rue de Bretagne, Saint-Martial : - grange appelée le Charraut, avec verger, es faubourgs, hors la porte Brunet, dans la rue des Vergers, 1553 - es faubourgs de Chauvigny, dans la rue des Vergers, 1553 - maison et jardin es faubourgs de la porte Brunet, chemin de la porte Brunet à Notre-Dame de Grâce, 1553 - rue de Bretaigne, paroisse de Saint-Martial, 1637 (Tranchant, p. 200) - faubourg de Bertaigne, 1659 (ibid., p. 201) - lieu nommé Bretaigne, hors et près la porte Brunet, 1778-1780 ; - chemin ou rue de Bretaigne, conduisant de la dite porte Brunet à l'endroit où était la chapelle de Notre-Dame de Grâce, 1778-1780.

Nous n’avons aucune idée sur l’origine de ce nom, qui a remplacé les Vergers et qui semble apparaître tardivement.

Rue de Châtellerault : - rue de Châtellerault, 1545 (Tranchant, p. 199) - grand rue appelée la rue de Châtellerault, 1553 - jardin, rue de Châtellerault, 1553 - chènevière, rue de Châtellerault, 1553 - maison, rue de Châtellerault, paroisse Saint-Léger, 1553 - jardin, grand rue de Châtellerault, 1553 - maison, four, " fourniou " et jardin, tenant ensemble, à Charles Herpin alias Hespin, fournier, qui y demeure, grand rue appelée la rue de Châtellerault, 1553 - chemin de la rue du pont au moulin des Dames, 1553 - rue Saint-François, XIXe siècle (Tranchant).

Cette rue, qui réunissait la porte de Châtellerault à la grand rue, a été prolongée pour rejoindre la place, à une date que nous ignorons.

La venelle située près de la " maison des Templiers " est ainsi désignée en 1553 et 1778-1780 :

- rue du Clou, près la rue de Châtellerault, venelle par laquelle on va de la rue de Châtellerault au puits étant devant la maison des Cornoueille, 1553 ;

- rue ou venelle du Clos conduisant à un puits commun anciennement nommé le puits de la Goupille et à la porte d'entrée (en porte bâtarde) du jardin du sieur Delauzon qui l’a condamnée en partie, 1778-1780; - rue ou venelle du Clos actuellement condamnée par le jardin du sieur Delauzon et faisant partie de celui-ci, 1778-1780. Le sieur Delauzon est le sénéchal de la baronnie.

Rue de la Fontaine :

- en ville : - rue de l’Age, près du marais de l’étang, XVe siècle (Tranchant, p. 198) - petite maison en Barrières, grand rue du moulin des Barrières à la Clouterie, 1553 - maison es Barrières, rue publique des Barrières à la Clouterie, chemin des Barrières à la forêt de Mareuille, près la porte Coppin, 1553 - maison es Barrières, rue du grand étang des Barrières à la porte Coppin, grand chemin de la ville à la fontaine Tallebast, 1553 - maisons et jardin; au lieu des Barrières, rue des Barrières à la porte Coppin, tenant au fenil de l’évêque et à l’étang de l’évêque, 1553

- hors ville : - rue de la Berlanderie, sous le chastel de Harcourt, XVe siècle (ibid., p. 198) - chemin des Barrières à la forêt de Mareuille, 1553 - maison et jardin à la Bellanderie, autrement dit la Clouterie, sur le chemin de la porte Coppin au Pressou, 1553

.Rue de la Grande École : - jardin es faubourgs, rue de la porte Chevreau au querrui du Boiceau et près de ce querrui, 1553 - chemin du querrui Saunereau à la haute ville, 1553 - chemin des Grands Bancs au querrouer Saunereau, 1553 - rue qui conduit du Petit Marché à la porte de Châtellerault, appelée la Grande École, 1694 (Tranchant, p. 201) ; - rue de la Grande École (1778-1780).

Doit son nom à la " Grande École ", sise sur son parcours. Jusqu’au XIXe siècle seule voie d’accès à la ville haute à partir de la porte de Châtellerault. Dans la " Chronique de Chauvigny ", Narcisse Piorry signale des aménagements réalisés au début du XIXe siècle : " C’était autrefois un chemin très rapide, dur, étroit, interrompu par les saillies des chaines du pavé qui était tout usé mais il fut rétabli par M. Germoneau du Charaud qui le fit combler dans toute son étendue, à la hauteur de six pieds, et établit par ce moyen une voie large et spacieuse pour communiquer de la ville basse à la haute. C’est M. Ardillaux qui fit le plan de cet ouvrage qui présentait plus de difficultés qu’on ne peut l'imaginer " (p. 125).

Rue de la Paix : - vicus de Trilia, " rue de la Treille ", 1370 (Tranchant, p. 196) - rue de la Treille, 1439 (ibid.) - rue de la Corne de Cerf à l’Aumônerie, 1553 - maison, paroisse Saint-Just, rue de la Treille, 1553 - maison, paroisse Saint-Just, rue de la Treille, près l’Aumônerie, 1553 - rue de l’Aumônerie, près la porte de l’Aumônerie, 1553 - fondis, rue de l’Aumônerie, joignant la porte de l’Aumônerie, tenant aux murailles de la ville, 1553 - maison, paroisse Saint-Just, rue de la Treille, à l’Aumônerie, 1553 - grand rue de l’Aumônerie, 1553 - jardin, à l'Aumônerie, en la rue de la Treille, 1553 - maison, rue Saint-Just, 1553 - rue appelée la Treuille, 1553 - paroisse Saint-Just, rue de la Treille, près l’Aumônerie, 1553 - rue de Saint-Just, 1675 (Tranchant, p. 201) ; - rue de Saint-Just (1778-1780, seule désignation dans le terrier).

Elle a été dite rue de Saint-Just (prononcé Saint-Ju) parce que c’était la principale rue de la paroisse Saint-Just. Débaptisée entre les deux guerres. Cependant l’impasse Saint-Just a conservé le nom du saint jusqu’à ce que, récemment, elle soit dénommée impasse de la Paix.

Rue de la Porte Brunet (et rue Saint-Pierre) : - rue de Trichestel, autrement de la Quoquaigne, sur le chemin qui tend de la porte Brunet à l’Ormeau aux Chantres, 15e siècle (Tranchant, p. 197) - rue de la porte Brunet, rue publique de la porte Brunet au Grand Marché, 1553 - grand rue de la porte Brunet à Archigny, 1553 - rue de la Porte Brunet, en la haute ville, 1628 (ibid., p. 200) - grande rue de la porte Brunet, de la haute ville, 1637 (ibid., p. 200) - rue de la Porte Brunet, 1657 (ibid., p. 201). Voir Porte Brunet.

Rue de la Porte Chevreau : - rue tendant de la boucherie de Chauvigny à la chapelle de Notre-Dame des Grâces, 1491 (Tranchant, p. 197) - rue tendant de la boucherie à la porte Chevreau, 1491 (ibid, p. 197) - rue des grands bancs à Notre-Dame de Grâce, 1553 - maison, haute ville, rue de Chauvigny à la porte Regnault, 1553 - pressoir appelé pressoir du Petit Banc, avec cour, sur le chemin du Petit Marché à Notre-Dame de Grâce, 1553 ; - rue conduisant du Petit Marché à la porte Chevreau (1778-1780) ; - rue conduisant du Grand Marché au Petit et à la porte Chevreau (1778-1780).

Rue de la Puye, percée au XIXe siècle : - 19 août 1835 : le conseil municipal est informé d’un projet relatif à l'établissement d’une route de Poitiers à Tournon,, par Chauvigny, Sainte-Radegonde, la Puye, Maillé et Angles (PC, n° 2, 1963, p. 8) ; - 28 juillet 1840 : arrêté préfectoral fixant l’arrivée de la route de Tournon à la porte Coppin, en empruntant la Vichoune de la Barre et l’ancien chemin de Saint-Savin (ibid., p. 9 et 10) ; - 20 février 1844 : arrêté préfectoral fixant le trajet de la même route dans la traversée de Chauvigny : elle suivra " en arrivant à Chauvigny, la direction par le coteau Est du château, tel que le Conseil Municipal, dans sa délibération du 22 janvier 1844, l’a réclamée, comme étant pour la Commune, le moins désavantageux des deux tracés adoptés par M. le Préfet " (Ibid., p. 14 ; Jacques Toulat). C’est cet arrêté qui a été appliqué.

Rue des Corderies : - rue de la Ribauderie, 1527 (Tranchant, p.198) - rue de la Ribauderie, 1535 (Inventaire G 8 liasse 18) - rue de la Ribauderie, paroisse de Saint-Pierre, 1546 (Tranchant, p. 199) - maison, rue de la Ribauderie, 1553 - fondis, rue de la Ribauderie, 1553 ; - rue de la Ribauderie (1778-1780). Aucune explication pour Ribauderie.

Rue des Châtelliers : - rue du bourg des Chastelliers, 1506 (Tranchant, p. 198) - rue des Châtelliers, 1553 - venelle ou chemin du cimetière de Saint-Léger au fleuve de Vienne, 1553 - rue de St-Léger à la rivière de Vienne, 1553 - rue ou chemin du cimetière de Saint-Léger au fleuve de Vienne, 1553. Voir Châtelliers.

Rue des Rampes : - rue descendant de la grande boucherie au grand chastel, 1552 (Tranchant, p. 200) - rue descendant du Petit Marché au grand château, 1553 - rue du château à la grand boucherie, 1553 - maison on Donjon, rue du château aux Grands Bancs, 1553 ; - rue conduisant du Petit Marché et du portal Sauvion, autrement Augier, à l’ancien grand château, 1778-1780 ; - rue conduisant de la haute ville au dit grand château 1778-1780 ; - rue conduisant de l’ancien grand château au portal Augier autrement Sauvion 1778-1780.

Rue des Puys : - rue conduisant du Grand Marché au Petit, 1778-1780.

Rue des Trois Rois, anciennement rue du Château

- partie ouest : - rue tendant du grand château au querreu Piet, 1553 - au lieu des Pruniers, rue descendant du château au querreu Piet, 1553 - maison, rue du querreu Piet au grand château, au-dessous du pont-levis, 1553

- partie est : - es Barrières, rue du lieu des Barrières au château, 1553 - chemin du lieu des Barrières à Saint-Pierre, 1553.

Elle a été appelée récemment rue des Trois Rois parce qu’un bas-relief sur la maison qui fait l’angle avec la rue du Moulin Saint-Just a été interprété comme représentant les rois mages. Cette appellation est discutable. Peu visible, le bas-relief ne risquait pas d’être remarqué par " l’homme de la rue " et, par conséquent, de servir de repère topographique. Elle conviendrait mieux à une rue ayant eu une auberge à l’enseigne des Trois Rois. Or il y a eu une auberge à cette enseigne à Chauvigny.

Rue du Bas-Bourg : - grange appelée autrefois la grange des Fournier, es faubourgs de l’Aumônerie, sur le chemin de la porte de l’Aumônerie à Saint-Martin-la-Rivière, devant l’hôtel du Cheval Blanc, 1553.

Rues du Berry et de la Paix : - rue du querreu Piet à l’Aumônerie, 1553 - maison en basse ville, paroisse St-Léger, grand rue de l’Aumônerie au querreu Piet, 1553 - maison en basse ville, paroisse St-Just, chemin de l'Aumônerie au querreu Piet, 1553 - maison, rue du querreu Piet à l’Aumônerie, près la Corne de Cerf, 1553.

Rue du Charaudou, conduisant du Poirier à la Maison Rouge. Ancien nom de terroir. Des "poteaux des Charaudeaux" sont mentionnés sur l’ancien plan cadastral. Le 9 juin 1661, Renée Lemeire, veuve Henri de la Barre, chevalier, seigneur de l’Age et de la Salle, procède à un échange de terres avec Fulgent Charaudeau, notaire à Angles, par contrat passé à Chauvigny (D’Arboval, p. 43, note 2). Il semble que le terroir ait été ainsi désigné parce que la famille Charaudeau y était possessionnée.

Rue du Laurier : - haute ville, rue du Laurier, 1553 - maison, haute ville, rue du Laurier, venelle du Laurier, 1553 - rue des Lauriers de la haute ville, paroisse de Saint-Martial, 1637 (Tranchant, p. 200) - grange avec fenil par dessus, anciennement en fondis, située rue du Laurier, joignant par le devant à la dite rue et faisant le fond ou cul-de-sac de celle-ci, qui allait autrefois du Petit Marché à l’église Saint-Martial mais a été condamnée lors de la construction de la grange, 1778-1780 (déclaration de Françoise Pichon, veuve Pierre Germonneau, bourgeois et seigneur du Charrault de Monts, demeurant paroisse Saint-Martial). Origine du nom inconnue.

Rue du Marché : - tannerie, maison et fondis, rue de l’église Saint-Just à l’église Saint-Léger, devant l’église Saint-Just, 1553 - jardin et grange, chemin de la Corne de Cerf à l’église Saint-Just, 1553 - jardin, rue de la Corne de Cerf à l’église Saint-Just, devant le puits du dit lieu de Saint-Just, 1553 - maison, rue du logis de la Corne de Cerf à Saint-Just, 1553.

Rue du Carroir Miot : - maison, rue du querrui Miot, 1553. Rue non identifiée.

Rue du Moulin-à-Tan : - venelle tendant de la grand rue au moulin à tan, 1553 ; - petite rue allant de la dite grande rue au placistre de Saint-Léger, qui passe devant le moulin à tan, 1778-1780.

Rue du Moulin SaintJust : - ruette du querrui Piet au moulin de Saint-Just, 1553.

Rue du Moulin Saint-Léger : - chemin de la grand rue au moulin de Saint-Léger, 1553 - chemin par lequel l’on va de la grand rue à Saint-Léger, 1553 - rue par laquelle on va de la grand rue à l’église Saint-Léger, 1553.

Rue du Pavillon : - jardin près de la ville, à la Fuye, tenant d’une part au fleuve de Vienne, la saulaie entre deux; d'autre part au pré de la Varenne, le chemin de l’Aumônerie au fleuve de Vienne entre deux, 1553 - lieu appelé le Champ Balavoine, en faubourg, sur le chemin de l’Aumônerie, 1553.

Rue du Port : - petite ruette appelée la ruette du Moutardier, 1553 - rue du Moutardier et rivière de Vienne, 1553 - grange " derrière " l’hôtellerie des Trois Piliers, rue du Moutardier, 1553 - jardin, rue du Moutardier, 1553 - rue tendant de la rue de Châtellerault au port du Moutardier, 1553 - rue tendant de la rue de Châtellerault à la rivière de Vienne, 1553 - rue du port appelée la rue du Moutardier, 1672 (Tranchant, p. 201).

Rues Faideau et de l’Ancien Pont : - rue du Bourg l’Évêque, XVe siècle (Tranchant, p. 198) - grand rue des ponts au château, 1553 - rue par laquelle on entre en la ville de Chauvigny par la porte des ponts 1553 - grand rue du logis de l’Écu de France aux ponts, 1553 - grand rue des ponts au château, 1553 - rue du château au pont, 1553 - grande rue du querroy Piet aux ponts, 1555 (Tranchant., p. 200) - grande rue, tendant du querruis Trilloton aux ponts, 1582 (ibid., p. 200) - grande rue, tendant du carroir Piet au carroir Triloton (sic), 1673 (ibid., p. 201) ; - maison sise rue de Saint-Léger, consistant en boutique, dessous, deux chambres hautes, greniers par dessus, joignant par le devant à la dite rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main droite, 1778-1780.

A l’angle des rues du Berry et des Barrières, la maison n° 10 de la rue du Berry comporte l’inscription GRANDE RUE DE ST LEGE. C’était la principale rue de la paroisse Saint-Léger. Comme la rue Saint-Just, la rue Saint-Léger a été victime d’un mouvement de déchristianisation d’entre les deux guerres.

Rue Jean Arnault : - chemin de l’Aumônerie au grand étang du baron, 1553 - maison avec jardin, on bourg de l'Aumônerie, près la porte de l’Aumônerie, sur le chemin de Chauvigny à Saint-Savin, tenant à la maison où pend par enseigne le Cheval Blanc, 1553 - petite maison avec jardin, es faubourgs de l’Aumônerie, sur le chemin de l'Aumônerie au grand étang, tenant à la maison où pend par enseigne le Cheval Blanc, 1553 ; - chemin du pont de l'Aumônerie au village nommé le Poirier, 1778-1780.

Dénomination d’après la seconde guerre mondiale. Auparavant " rue des Murs " ; on disait couramment " Sus les Murs ".

Rue Neuve du Bas-Bourg : - en Paradis, au lieu de Paradis, on terrouer de Paradis, rue ou venelle du puits Bichon, paroisse Saint-Just, 1553.

Rue Noire ou de Fricasse-Torchon : - maison à Jean Moreau, maréchal, où il demeure, es faubourgs, sur le chemin de l’Aumônerie à la Maison Rouge, tenant à la maison où pend par enseigne le Cheval Blanc, 1553.

Rue Pouzillard : - jardin, dans la rue ou venelle de Puyzillard, près le puits Sillard, 1553 - maison et jardin attenant, tenant d’une part à la grand rue du querreu Piet aux ponts de Vienne, de l’autre à la venelle ou route de la dite grand rue au puits Zillard, à main droite, 1553 - venelle descendant de la maison de Me Pierre Delafousse au puits Zillard, 1553 - jardin ou verger, dans la venelle descendant de la haute ville au puits Zillard, près le puits Zillard, 1553 - petit jardin, près le puits Zillard, 1553.

Il est probable que Pouzillard résulte d’une altération de la prononciation Pouets Zillard. Si on ne connaissait pas les formes anciennes, on pourrait supposer que la rue porte un nom de personne.

Rue Saint-Pierre : - rue du grand château à l’église Saint-Pierre, 1553.

Rue Vassalour : - venelle du Vassalour, 1553 - venelle par laquelle l’on va de la maison de Nadaud au fleuve de Vienne, 1553 - petit jardin joignant la venelle du Vassalour, 1553 - petit jardin en la venelle du Vassalour, 1553 ; - rue de Vassalour, 1778-1780 ; - rue ou venelle de Vassalour, 1778-1780.

Nous ignorons ce qu’était ce Vassalour. Comme pour la rue Pouzillard, on pourrait croire qu’on est en présence d'un nom de personne.

Salle de Trute Blanche (la) : - grange appelée la Salle de Trute Blanche, en haute ville, 1553. Nom ironique, le mot salle désignant autrefois une construction seigneuriale.

Non publié.